Archive

Posts Tagged ‘Ung’

STÉPHANE KIPRE A LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE : « N’AYEZ PAS PEUR DE LIBÉRER LAURENT GBAGBO. »

novembre 4, 2013 1 commentaire

Stéphane Kipré, président de l’Union des Nouvelles Génération(UNG) était ce samedi 2 Novembre 2013 à paris pour procéder à la présentation de la délégation Europe de son parti dirigé par Arsène Touho. Silencieux depuis plusieurs mois,

il a profitéImage de la tribune offerte pour réaffirmer sa position sur l’actualité ivoirienne. Ci-dessous un extrait de son allocution dont l’intégralité peut être consulté en vidéo sur Youtube.

Chaque combat a son heure et chaque heure a son combattant. Et nous sommes a l’heure du président Laurent Gbagbo. Nous devons donc tous faire bloc derrière lui.
Nous avons aujourd’hui un combat, une vision. Et pour qu’il y ait un combat, il faut un homme qui a une vision. Ce n’est que lorsque le combat de Nelson Mandela a abouti que nous avons eu Thabo Mbeki ou Jacob Zuma.  Barack Obama n’existe que par ce qu’il y a eu le combat de martin Luther King.

 

Aujourd’hui nous sommes dans le combat de Laurent Gbagbo. Quand le combat de Laurent Gbagbo finira, chacun pourra se donner à son ambition. Et j’aimerais que vous sachiez que L’UNG n’a qu’une seule ligne: la libération  de la  Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo.

Pour moi, la politique est un marathon, pas une course de vitesse. On ne vient pas à la politique quand on est pressé et qu’on veut juste se faire un nom. Personne ne doit se cacher derrière Laurent Gbagbo pour essayer d’imposer son avenir, son devenir. Laurent Gbagbo ne doit pas être le prétexte des ambitions des uns et des autres. Si vous voulez inscrire votre nom dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, suivez sincèrement Laurent Gbagbo.

J’entends certains parler de 2015 et des élections alors que Laurent Gbagbo est en prison.

Le débat des élections de 2015 n’est pas d’actualité, ce n’est pas a l’ordre du jour.

M. Ouattara vous parle de 2015 pour éviter les vraies questions.

On parle de 2015 pour cacher les carences du pouvoir.

On nous parle de 2015 pour éviter la question de la cherté de la vie.

On nous parle de 2015 pour ne pas parler du panier de la ménagère ivoirienne devenu un sachet percé.

On nous parle de 2015 pour ne pas évoquer les promesses non tenues car intenables du pouvoir.

En effet ou sont passés les milliards promis aux ivoiriens, où sont passés les millions d’emplois promis en 5 ans, où sont les fameuses solutions aux maux ivoiriens ?

La solution est devenu dislocation de la cohésion sociale, elle est devenue désarticulation de l’économie ivoirienne, elle est devenue dissolution

Ne vous y trompez pas, l’actualité ce n’est pas 2015, l’actualité c’est la libération de Laurent Gbagbo.

On nous parle de réconciliation et cela est nécessaire. Mais qu’allons nous dire aux parents de Désiré Tagro pour qu’ils se réconcilient ? Qu’allons-nous dire aux parents de Bohoun Bouabre?
Comment se réconcilier avec Simone Gbagbo et Blé Goude en prison? Comment se réconcilier alors que plusieurs centaines d’ivoiriens dont Etienne N’guessan sont emprisonnés pour raisons politiques.

Comment se réconcilier avec plus des milliers d’ivoiriens sont en exil ?

C’est pour cela que L’Ung soutien la proposition du FPI de la nécessité de mettre en place les états généraux de la république. Il faut que les responsabilités soient situées. Il faut ces états généraux de la République pour connaitre les responsabilités de chacun et que les ivoiriens se retrouvent.
Poser le cas des prisonniers politiques n’est pas un préalable, c’est une condition nécessaire à la réconciliation. Cette réconciliation sincère que nous souhaitons tous.

 

 

 

Ils ont bombardé Laurent Gbagbo, ils l’ont déporté à la Haye, mais  ils se rendent comptent qu’ils ont besoin de lui pour la réconciliation. Ils se rendent compte qu’il est le vecteur indispensable pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. Vous avez agressé le médecin mais il est tenu par le serment d’Hippocrate et il pardonnera car la Côte d’Ivoire a besoin d’être soignée.

J’aimerai dire à la communauté internationale, à l’union européenne, à la France : « n’ayez pas peur de libérer Laurent Gbagbo ». Laurent Gbagbo n’a qu’un seul intérêt: Son pays  la Côte d’Ivoire,
La Côte d’Ivoire a besoin de retrouver sa cohésion sociale

Et la libération de Laurent Gbagbo est cet acte qui peut apaiser le cœur des ivoiriens.

Que dieu bénisse la cote d’ivoire.

Que dieu vous bénisse,

C’est dieu qui est fort

Alexis Zahoua (Délégué UNG France) : les ivoiriens appellent avec ardeur la libération du Président Gbagbo

septembre 6, 2013 Laisser un commentaire

Alexis Zahoua est le Délégué Général de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) en France et l’un des principaux organisateurs de la marche de demain 07 septembre en France pour exiger la libération du président Gbagbo. Dans cet entretien, il lève un coin de voile sur les motivations et les attentes de cette manifestation importante

Image

 

Le thème de la marche que votre délégation ainsi que le CRI panafricain organisent le samedi 7 septembre 2013, est le suivant: Laurent Gbagbo, vecteur indispensable à la Réconciliation en Côte-d’Ivoire… Pourquoi avez-vous choisi cette thématique? Quels en sont les objectifs?

Le choix de ce thème s’est imposé à nous. Depuis près de deux ans le gouvernement ivoirien parle de réconciliation avec la mise en place de la CDVR (commission dialogue, Vérité, réconciliation) qui est remplacée aujourd’hui par le PNCS (programme national de cohésion sociale). Force est de constater que la CDVR a échoué comme échouera le PNCS. Ce n’est pas un souhait mais nous savons que les conditions requises ne sont pas mises en place pour que ces différentes structures réussissent leur mission qui est de réconcilier les ivoiriens et de recréer de la cohésion sociale.

Une chose est de mettre en place des structures pour réconcilier les ivoiriens et une autre chose est de leur donner les moyens de réussir leur mission. Et le meilleur moyen que l’on puisse leur donner est la libération du Président Gbagbo. C’est en cela que nous disons que la libération du Président Laurent GBAGBO est un gage de réussite de cette réconciliation que les ivoiriens appellent avec ardeur.
Cette marche de rentrée politique a donc pour objectifs:

– Interpeller le gouvernement ivoirien sur le fait  que seul le Président
Laurent Gbagbo peut garantir la paix et la réconciliation réelle en Côte d’Ivoire
– Exiger la libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques
– Maintenir la mobilisation des ivoiriens jusqu’à la libération du Président Laurent Gbagbo

La liberté provisoire a été octroyée à douze prisonniers politiques pro-Gbagbo, considérez-vous que cela soit une amorce réelle à la Réconciliation tant attendue par le Peuple Ivoirien?

Je l’ai dit et je le répète que M. Alassane Dramane Ouattara fait des calculs politiciens en libérant 12 personnes sur 800. Mais il faut qu’il sache qu’il ne peut pas acheter la conscience des ivoiriens avec ces calculs électoralistes.
Cependant nous disons akwaba à nos camarades qui ont été libérés.
C’est une joie pour leurs familles,  leurs amis et pour toute la Côte d’Ivoire éprise de paix et de liberté. On ne peut que se réjouir quand des ivoiriens recouvrent leur liberté qu’ils n’auraient jamais dû perdre n’eut été cette forfaiture dont la Côte d’Ivoire a été victime.

« Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir parole. » disait Confucius
Ouattara ne peut pas accomplir sa promesse en ce qui concerne la réconciliation des ivoiriens parce qu’il a manqué à la justice. On ne peut pas parler de réconciliation alors que des milliers d’ivoiriens dits pro-Gbagbo sont en exil, d’autres sont en prison,  le Président Laurent Gbagbo à La Haye et son épouse à Odienné dans des conditions inhumaines. Les ivoiriens ne sont pas dupes. Nous demandons ici et maintenant à M. Ouattara de libérer tous les prisonniers politiques, qu’il permette aux nombreux exilés de rentrer au pays et qu’il œuvre nuit et jour pour que le Président Laurent Gbagbo soit libéré ; c’est le seul gage de réussite de la  réconciliation vraie en Côte d’Ivoire.

D’aucuns considèrent que les marches ont une utilité et un impact peu perceptibles en réalité… Quelle est votre lecture sur cette opinion?

Dans la période où nous sommes,  chacun fait la lecture des évènements selon sa conviction et son appartenance politique.
Vous savez le spectre des catastrophes non naturelles causées par les impérialistes s’agrandit de jour en jour en Afrique et personne ne s’en émeut ; ni les africains que nous sommes ; ni la communauté dite internationale.
Depuis le 19ème siècle de nombreux résistants africains, de vaillants guerriers sont morts les armes à la main pour la défense des leurs et de leurs terres. Certains ont été déportés tels que Samory Touré capturé par les français et déporté au Gabon où il mourût, le grand Béhanzin du royaume de Dahomey, capturé par les troupes françaises et déporté à la Martinique en 1894 après deux ans de combats acharnés contre l’envahisseur. Quelle a été la réaction des africains ? Silence.
Le siècle dernier, le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba a été fait assassiné par le roi des Belges pour avoir réclamé haut et fort l’indépendance du Zaïre ; encore plus près de nous le 15 Octobre 1987 Thomas Sankara a été fait assassiné par l’impérialisme occidental pour avoir voulu faire de son pays la terre des hommes intègres. Dans ces deux cas silence radio également de l’Afrique.
A la déportation du Président Laurent Gbagbo, les africains et les ivoiriens ont décidé de manifester pour faire connaitre la vérité. Car la vérité est l’une des principales victimes des événements que notre pays a connus.  Force est de reconnaître que les lignes ont bougé grâce à ces mobilisations de plus en plus relayées.

Le Président Stéphane Kipré (PSK) a dit récemment  et je cite : « Vos marches, votre indignation ont eu de l’écho dans les hauts lieux de la gouvernance mondiale, organisez- vous pour avoir de meilleurs résultats» fin de citation.

Le président Affi N’guessan, à sa sortie de prison nous a félicité en substance.
Aujourd’hui la crédibilité de la CPI (cour pénale internationale) est remise en cause ; cela est dû à nos différentes marches à La Haye, à Paris et dans les différentes capitales occidentales.
Dans cette histoire, la diaspora ivoirienne a servi d’éveilleur de conscience.

 À titre personnel, comment expliquer vous le fait que le nombre de marcheurs se réduit au fur et à mesure que la lutte avance ?

La fatalité ! Beaucoup d’entre nous n’y croyaient plus. Et je les comprends. Comme je le disais, la vérité est une des victimes principales de cette affaire et Il est très difficile de se battre contre le mensonge diffusé en masse par les médias.
Mais la vérité finit toujours par triompher du mensonge et c’est pourquoi depuis un moment nous avons un regain de mobilisation.
Il faut aussi dire que beaucoup ont pensé que c’était leur heure de gloire ; ce qui a engendré des problèmes de leadership. Ce type de comportement a découragé bon nombre de militants. Certains camarades font une mauvaise lecture de la situation que connait la côte d’Ivoire. Au début de la crise les ivoiriens ont été abusés ; certains ont fait parler leurs cœurs et leur sens de la solidarité en participant activement à des collectes en nature ou en monnaie sonnante et trébuchante sans savoir le résultat ni l’aboutissement effectifs de leurs dons.  Ce que nous reprochent aussi certains militants, ce sont les marches qui se suivent pratiquement tous les week-ends.
Cependant avec la libération du Président Affi N’Guessan et de Michel Gbagbo la mobilisation reprend des couleurs.

 Qu’attendez-vous du président Laurent Gbagbo, une fois libéré? Quel est selon vous, le scénario idéal des actes et faits concrets qu’ils poseraient pour débuter et consolider la Réconciliation véritable?

Le Président Gbagbo nous a appris la tolérance. Je pense que la sortie de prison du Président Laurent Gbagbo est déjà en soi un message pour tous les ivoiriens. Nous les pro-Gbagbo, nous ne sommes pas des va-t’en guerre.
Dès sa sortie de La Haye, il s’agira d’œuvrer à la libération de tous les prisonniers politiques, le retour de tous les exilés et enfin de lancer un appel aux ivoiriens pour aller à la réconciliation vraie. Je prends le pari avec qui de droit que les ivoiriens se réconcilieront de façon sincère ; parce que nous verrons alors que Ouattara a fait sa part de justice dans cette imposture qui frappe notre pays.

L’UNG est un parti politique tandis que le CRI panafricain est un groupe de pression, votre collaboration a-t-elle été enrichissante? Qu’est-ce que cela vous a apporté ou appris ?

Effectivement l’UNG est un parti politique et en tant que parti politique nous avons nos activités propres. Cependant nous sommes proches de tous les mouvements de pression et de tous les mouvements de lutte dans la diaspora. Nous n’excluons aucun mouvement, nous sommes disposés à travailler avec tous ceux qui ont la même vision que nous. Hasard du calendrier, le Cri- Panafricain de Willy Bla avait une manifestation à la même date, nous avons donc accordé nos violons pour qu’ensemble, surtout que nous avons le même objectif, nous organisions cette manifestation pour débuter notre rentrée politique. Les mouvements de lutte dans la diaspora, tout un chacun en a fait parti, à un moment ou à un autre au début de la crise. Ce sont des machines à mobiliser et à ratisser large. L’UNG s’associe à tout mouvement disposé à travailler avec le parti, surtout si nous nous accordons sur l’objectif à atteindre.

Grande marche à Paris le 7septembre 2013 pour exiger la libération du président Gbagbo

septembre 3, 2013 Laisser un commentaire

Laurent Gbagbo, vecteur indispensable de la Réconciliation en Côte-d’Ivoire.

De l’impossible réconciliation version Alassane Ouattara

Image

 

Plus de deux ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts en Côte d’Ivoire selon les chiffres officiels, le processus de réconciliation nationale dans le pays est dans l’impasse et les polémiques régulières à ce propos ne font qu’élargir davantage le fossé entre le pouvoir et son opposition significative portée par les partisans de Laurent Gbagbo.

Bien que devant la presse nationale et internationale, le régime Ouattara présente la réconciliation comme un chantier prioritaire, ses gages de bonne foi peinent à se concrétiser dans les faits laissant penser à un simple slogan destiné à séduire les bailleurs de fond et polir l’image d’un pouvoir réticent à protéger les libertés individuelles et collectives. Par conséquent, les deux entités mises en place par les tenants du pouvoir à savoir, la Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR) et le Programme National de Cohésion Sociale (PNCS), ont échoué à la réalisation de l’objectif qui était d’œuvrer à la réconciliation des ivoiriens.

Aussi paradoxale que cela puisse paraitre, le premier obstacle à la réconciliation en Côte d’Ivoire est d’abord sa conception par le gouvernement Ouattara qui multiplie les arrestations arbitraires, les extraditions et défend la justice des vainqueurs sans omettre le rattrapage ethnique. Tandis que plus de sept cent détenus militaires et politiques partisans du président Gbagbo croupissent dans les prisons du pays, aucune personne du camp Ouattara n’est inculpée en dépit du fait qu’une commission d’enquête mise en place par le pouvoir impute plus d’un millier de crimes aux Dozo et forces rebelles principalement à l’ouest du pays.

En effet, comment peut-on parler de réconciliation si l’on enregistre plus de 700 prisonniers politiques et des milliers d’exilés et de réfugiés? Comment peut-on parler de réconciliation au sein d’un climat d’insécurité persistant et d’un désarmement sur toute l’étendue du territoire qui est très loin d’être effectif? Comment parler de réconciliation alors que l’on procède à des arrestations arbitraires reposant abusivement sur le motif d’atteinte à la sûreté de l’Etat? Comment parler de réconciliation lorsque l’insécurité ambiante a un impact direct sur la situation économique délétère et morose du Pays?

Les Ivoiriens aspirent à une Réconciliation Vraie et sincère. Certes la récente liberté provisoire accordée à douze(12) prisonniers politiques pro-Gbagbo est un signe de décrispation à saluer mais il n’empêche que 750 personnes croupissent encore dans les geôles de Ouattara du fait de leurs opinions politiques et de leur appartenance ethnique. La libération de tous les prisonniers politiques et le retour d’exil de ceux qui ont dû fuir afin que l’on n’attente à leur vie sont des conditions à la réconciliation.

Mais, il n’y a qu’un acte ultime qui puisse conduire à une Côte d’Ivoire apaisée, réconciliée, fraternelle et solidaire : La libération du président Laurent Gbagbo. Sa libération et son extraction inconditionnelles de l’univers carcéral dans lequel il est plongé à La Haye (alors que l’on peine à trouver des preuves motivant sa détention) marqueront à coup sûr le commencement de la réconciliation véritable tant attendue par le peuple Ivoirien. Oui, Laurent Gbagbo est le vecteur indispensable de la Réconciliation en Côte d’Ivoire car la crise a bien opposé Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo alors il appartient aux deux d’instaurer un dialogue direct qui rassure leurs partisans respectifs et consolide le retour de l’entente du nord au sud et de l’est à l’ouest du pays.

À l’initiative commune de la délégation France de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) et du CRI panafricain, à Paris le samedi 7septembre 2013, est organisée une marche. Départ de la place Clichy à 13H30 pour une arrivée à la gare du nord.

Nous voulons par cette démarche, rappeler et réaffirmer avec véhémence que la condition sine qua none, le socle, le gage d’une réconciliation nationale vraie et d’une Paix véritable sont son excellence le Président Laurent Gbagbo. Les ivoiriens de la diaspora par cette marche patriotique viennent réitérer leur attachement au Dialogue, à la Paix et à la Réconciliation en actes et en faits concrets en Côte-D’ivoire. Il est temps de passer du slogan à l’effectivité!!! La Côte-d’Ivoire a un besoin ardent de toutes ses filles et de tous ses fils, surtout des plus illustres pour se restaurer et se reconstruire… Libérez le président Laurent Gbagbo, vecteur indispensable de la Réconciliation en Côte-d’Ivoire.

 

Source : service de communication Ung France

Catégories :Uncategorized Étiquettes : , , ,

Arsène Touho: ‘‘Gbagbo est notre unique interlocuteur face à Ouattara’’

août 17, 2013 1 commentaire

Ancien fésciste, auteur de ‘’Il faut sauver le soldat FESCI’’ et de ‘’Côte d’ivoire, leçons du 11 avril 2011’’, Arsène Touho est aujourd’hui le représentant du parti de Stéphane Kipré en Europe. Il a accepté de décrypter l’actualité politique récente de la Côte d’Ivoire. Entretien… 

Image

Arsène Touho, vous venez d’être nommé délégué Europe de l’Union des nouvelles générations de Stéphane Kipré dont vous étiez le conseiller, à quoi cela répond ?

J’aimerais d’abord remercier le président Stéphane Kipré pour la confiance qu’il vient de me renouveler en me portant à ces nouvelles responsabilités politiques. Au moment où, l’essentiel de l’action politique de l’opposition s’est déplacée au sein de la diaspora ivoirienne en Europe, c’est une lourde charge que je m’évertuerai à remplir ; et c’est également la marque que notre organisation politique compte bien être présente et active sur le continent européen. 

Le 05 août dernier, 12 détenus pro-Gbagbo étaient remis en liberté dont Michel Gbagbo. Certains partisans de Laurent Gbagbo n’auraient pas apprécié ses sorties médiatiques. Quel regard portez-vous sur ces sorties et sur les commentaires des mécontents ?

Je me réjouis d’abord de la libération de Michel Gbagbo. J’ai lu, entendu et vu ses sorties médiatiques ; quand Michel Gbagbo remercie Ouattara et le gouvernement, je le comprends aisément. C’est parce qu’il sait qu’il était un prisonnier politique, que son esprit a du mal à intégrer qu’il a été remis en liberté par la justice ivoirienne. C’est aussi un réflexe naturel ; quand un otage est libéré, c’est toujours vers son geôlier qu’il se tourne afin de lui dire merci pour lui avoir permis de recouvrer la liberté. C’est un comportement qui est propre à tous les otages du monde. Mais je reste persuadé que Michel Gbagbo comprendra que s’il est libre aujourd’hui, ce n’est pas parce que Ouattara l’aime particulièrement.

Mais certains trouvent que ces déclarations étaient hasardeuses et inopportunes ?

Je ne porterai pas de jugement de valeur sur un quelconque impact des déclarations de Michel Gbagbo. Pour l’instant, je retiens que c’étaient des propos d’un homme heureux de recouvrer la liberté. Ces déclarations ne sont donc pas, en mon sens, des convictions politiques.

Comment commentez-vous la remise en liberté provisoire d’une partie de la direction du FPI qui était détenue au nord du pays ?

C’est un immense plaisir de revoir des personnes qui avaient été injustement privées de leurs droits élémentaires, c’est-à-dire le droit à la liberté. Nous avons été ravis de voir des personnes dont les dernières images présentaient des gens complètement déshumanisés, animalisés, voir chosifiés par les soldats de Ouattara.

Pensez-vous comme beaucoup que le président Ouattara pourrait tirer un bénéfice sympathique auprès des populations après ces libérations ?

J’ai entendu et lu des déclarations de partisans de Ouattara réclamant des remerciements pour ces libérations. J’aimerais leur répondre que Ouattara a plus besoin d’aide que de remerciements. Il a besoin d’aide pour qu’il comprenne que dans une république, les hommes et les femmes de l’opposition ne sont pas des éléments de marchandage qu’on stocke dans un grenier pour les sortir à la veille de la fête de l’indépendance afin de les troquer contre un quelconque bénéfice de sympathie auprès des populations.

Ces libérations n’auront donc pour vous aucun impact sur les partisans de Laurent Gbagbo, surtout les organisations de résistance à l’autorité de Ouattara afin d’aller à la réconciliation ?

A mon sens, il est clair que cet acte aurait dû décrisper l’atmosphère politique actuelle, mais comme beaucoup d’ivoiriens, c’est au nom de quoi une partie de ceux qui sont détenus pour les mêmes raisons sont libérés pendant que d’autres sont gardés en détention ? Si ce n’est pour des buts électoralistes, je ne vois pas d’autres raisons qui pourraient motiver ces libérations. Sinon, il aurait fallu libérer tout le monde. Et en premier, le président Laurent Gbagbo qui est aux mains de la justice internationale. Car la CPI devrait comprendre que la libération du président Laurent Gbagbo enclencherait définitivement le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire.

Face à cette nouvelle donne qu’est la remise en liberté des membres de la direction du FPI, quelle pourrait être la posture des organisations et associations anti-Ouattara en France dont vous êtes membres ?

Je note déjà que les actions de mobilisation de la diaspora ont eu des échos et gênent réellement. C’est une bonne chose que le FPI qui conduit notre combat de la résistance retrouve sa direction au complet. Nous allons faire bloc derrière le président Pascal Affi Nguessan pour reprendre le combat où le président par intérim Miaka Ouretto l’a conduit. Et nous seront tous derrière Affi Nguessan pour le combat de la libération du président Laurent Gbagbo qui reste notre unique interlocuteur face à Ouattara.

 En dehors du FPI, il est né une structure fédérale qu’est le CDR-CI dont vous avez été élu secrétaire général, quelle sera votre posture et l’essentiel du contenu de votre discours?

J’aimerais rappeler que lors des états généraux de la résistance qui se sont tenus le 30 mars dernier à Paris, les Ivoiriens ont manifesté le désir de continuer le combat dans l’union. C’est ainsi qu’est né plus tard le Conseil de la diaspora pour la défense de la démocratie et la restauration des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Ce jour-là, j’ai entendu les interventions du secrétaire général du FPI depuis Abidjan, le porte-parole du président Laurent Gbagbo, la coordination du FPI en exil, d’Alain Cappeau et de Désiré Porquet. Cela m’a suffi pour comprendre que les Ivoiriens voulaient une organisation commune, et c’est ce consensus qui m’a poussé à adhérer pleinement à cette organisation fédératrice souhaitée par toutes les associations qui la composent.

En tant qu’ancien fesciste et auteur de l’ouvrage ‘’Il faut sauver le soldat FESCI’’, comment jugez-vous aujourd’hui l’implication de cette organisation syndicale estudiantine dans le paysage politique ivoirien?

Vous constaterez avec moi que le FESCI est complètement effacée, même du terrain syndical. Par voix de conséquence, elle est aussi effacée de la vie politique dans laquelle elle n’était pas censée être présente d’ailleurs. La FESCI est aujourd’hui ce que je craignais déjà lorsque je quittais le mouvement. Comme vous le disiez d’ailleurs, j’avais écrit un livre qui est paru aux éditions l’Harmattan, dans lequel je mettais en garde tous les camarades du danger qui guettait le mouvement. Et il est finalement devenu ce que je craignais, et est là où je craignais qu’il arrive. Je n’en dirai pas plus car l’heure n’est pas à la FESCI, mais à la Côte d’Ivoire. 

Retenons que vous avez également écrit ‘’Côte d’Ivoire, leçons du 11 avril 2011, et préfacé les ouvrages de deux jeunes auteurs ivoiriens dont Steve Beko. D’où vient cet engouement pour l’écriture ?

En acceptant de préfacer les livres de Steve Beko et Jovani Méledj, il s’agissait pour moi d’abord d’aider deux jeunes compatriotes à réaliser leurs rêves. Ensuite, il a été toujours question pour moi de réaliser ce rêve d’aider tout jeune à publier des idées pouvant faire avancer nos sociétés et améliorer les conditions de vie de l’homme. Pour l’instant, les cas de Steve Beko et Jovani Méledj font tâche d’huile, car il y a énormément de manuscrits dans les tuyaux. 

En votre qualité de délégué Europe de l’UNG de Stéphane Kipré, comment envisagez-vous les échéances de 2015 ?

Pour moi, il n’y a qu’un seul mot d’ordre ; la troisième vague de libération de nos camarades ne doit pas nous faire perdre de vue que le président Laurent Gbagbo demeure notre interlocuteur unique face à Ouattara. Tous les Ivoiriens savent que c’est à l’issue de la présidentielle de 2010 que nous sommes arrivés à cette crise en Côte d’Ivoire. Il revient donc à ces deux acteurs majeurs de la vie politique ivoirienne qui restent les interlocuteurs naturels de la réconciliation dans notre pays de se parler en hommes libres. Il faut que Laurent Gbagbo soit libéré de sorte que nous partions résolument à la réconciliation, et que toute la classe politique participe sereinement aux joutes électorales.

Dites-nous clairement, l’opposition proche de Laurent Gbagbo devrait-elle avoir un candidat face à Ouattara pour la présidentielle de 2015 ?

Je n’imagine pas un scénario dans lequel il y aurait un candidat autre que Laurent Gbagbo face à Ouattara. Il ne faut pas oublier qu’il peut être libéré dans les prochaines semaines si la chambre d’Appel de la CPI ne suit pas la décision de la Chambre préliminaire 1. De façon raisonnable, cette institution est en train de partir vers la déculpabilisation du président Laurent Gbagbo. Pour moi, il serait hasardeux d’envisager le choix d’un candidat de notre camp tant que nous n’avons pas encore connu l’issue de la procédure engagée contre le président Laurent Gbagbo à la CPI. Je suis convaincu qu’il sera libéré avant 2015. Pour l’instant donc, concentrons nos énergies pour le combat de sa libération et de celle qui sont détenus encore au nord du pays en raison de leur appartenance au camp Laurent Gbagbo.

Entretien réalisé par Jean-Paul Oro à Paris pour l’Intelligent d’Abidjan

DECLARATION DE L’UNION DES NOUVELLES GENERATIONS SUITE AUX PRETENDUES ELECTIONS MUNICIPALES ET REGIONALES

Image

Nonobstant les appels au dialogue et à la concertation en vu de garantir un scrutin inclusif avec toutes les forces politiques du pays, le régime Ouattara a convié les ivoiriens à une parodie d’élections municipales et régionales le dimanche 21 avril 2013.

L’opposition significative, malgré sa volonté affichée d’y pendre part a été exclue par le pouvoir qui a refusé entre autre, la recomposition de la commission électorale indépendante, le toilettage de la liste électorale, la libération de tous les prisonniers politiques, le dégel des avoirs et le retour des exilés. Le Front Populaire Ivoirien (FPI) et tous les partis politiques se réclamant du président Laurent Gbagbo à l’instar du nôtre n’a eu d’autres choix que d’appeler les ivoiriens à un boycott passif et républicain de ses simulacres d’élections dont le taux de participation avoisine difficilement les 15%.

Le faible taux de participation témoigne de ce que notre appel a été largement suivi par les ivoiriens qui sont restés chez eux ce jour pour commémorer la mort de la démocratie. C’est bien la preuve que ceux-ci sont de plus en plus nombreux à dénoncer le bâillonnement de l’opposition, la mauvaise gouvernance, le non respect des droits de l’homme, la justice des vainqueur et les nombreuses promesses de campagne non tenues.

L’UNG félicite les ivoiriens pour avoir répondu favorablement à l’appel au boycott de ces élections et les invite à se tenir loin des conflits éventuels qui découleraient de la proclamation des résultats de celles-ci.

Les tentatives de tricheries et les violences dans plusieurs localités telles que rapportées par la presse nationale et internationale, malgré l’absence de l’opposition ne peuvent que raviver le débat sur le réel vainqueur des élections présidentielles de 2010.

L’Union des Nouvelles Générations s’interroge en effet sur l’origine et les acteurs de ces actes dans un contexte d’élections entre alliés du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Pourquoi tant de violences et de destructions de biens publics et privés dans une élection ou les partisans du président Laurent Gbagbo, accusés d’être à la base de la crise post-électorale de 2010 sont absents ? En vérité, ces évènements montrent que les partisans de la violence politique sont dans le camp du régime en place

L’UNG réitère son invitation au régime Ouattara à tirer tous les conséquences de son impopularité grandissante afin d’instaurer un dialogue républicain franc et ouvert en vu d’asseoir les bases d’une nation démocratique et soucieuse de la pluralité politique.

 

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

 

C’est Dieu qui est fort !!!

Fait en exil le 22 avril 2013 

M. Serge Koffi

Conseiller et porte parole du Président de l’Union des Nouvelles Générations

Nouvel An, Déclaration de Stéphane Kipré, Président de l’Union des Nouvelles Générations

Image

           _________________________________________________________________

DECLARATION DU PRESIDENT DE L’UNION DES NOUVELLES GENERATIONS :

Ivoiriens, ivoiriennes, mes chers militants et militantes de l’Union des Nouvelles Générations, c’est avec la gorge nouée et le cœur étreint par la douleur du deuil que je vous fais cette adresse en ce début d’année 2013. Au moment même où j’écris ces lignes, j’apprends la disparition tragique de 61 ivoiriens le jour même de la célébration du nouvel an. Une telle hécatombe ne s’est jamais produite dans notre pays le jour de la Saint Sylvestre ; les enseignements qui en découlent sont légion mais je me garde de commenter. Car commenter au moment même où les familles éplorées portent le voile du deuil, ce serait faire preuve d’un cynisme plus tragique que le drame lui-même. Je m’incline devant la mémoire des 61 morts tout en souhaitant un prompt rétablissement à tous les blessés.

Mes chers compatriotes, nous sortons de l’année 2012 qui aura été pour notre pays, l’année de l’échec sur tous les plans. Nous rentrons en 2013 qui est la troisième année après les élections 2010 qui nous ont conduit à la crise dans laquelle nous sommes. A l’entame de cette année 2013, notre pays continue d’envoyer des signaux d’alarme les plus inquiétants à propos de la situation sécuritaire, économique et sociale sans oublier les conditions démocratiques. Des FRCI présentés comme « éléments indisciplinés » continuent de sévir partout sur le territoire, le nombre des armes légères et lourdes en circulation atteint des proportions affolantes. A cela s’ajoute le malaise grandissant qui a pris possession de l’armée à cause des attaques répétées pour lesquelles les ex FDS et les rebelles devenus FRCI se soupçonnent mutuellement. Cette instabilité des forces de défense et de sécurité, couplée à la volonté des tenants du pouvoir actuel, compromet gravement le caractère démocratique du jeu politique. Sur l’ensemble du territoire, 496 personnes sont encore détenues à cause de leur soutien à Laurent Gbagbo pour les civils et à la république pour les militaires. Les rassemblements et réunions des partis politiques de l’opposition sont réprimés ou carrément interdits par les forces armées du pouvoir. C’est dans ces conditions que les tenants du pouvoir veulent aller à des élections municipales et régionales auxquelles ils invitent l’opposition et sans avoir tiré les leçons de l’échec du scrutin des législatives.

A propos de ces élections, il serait raisonnable qu’elles ne se tiennent pas dans les conditions ci-dessus décrites. Quand le pouvoir de M. Ouattara insiste pour aller à ces élections malgré ces conditions, cela pose une question fondamentale : Veut-on aller à des élections pour ouvrir le jeu démocratique ? Ou veut-on aller à ces élections pour se faire accompagner afin de légitimer un pouvoir qui s’assèche de jour en jour?

En ce qui concerne l’Union des Nouvelles Générations, je crois qu’il est temps que le pouvoir en place arrête d’organiser des simulacres d’élections. Car une vraie élection, c’est une élection pour laquelle l’opposition peut faire librement campagne sans que ses militants ne soient traqués ou intimidés ; une vraie élection est une élection organisée par une CEI dont la composition garantit son impartialité ; une vraie élection est une élection pour laquelle le découpage administratif reflète réellement la répartition des populations sur l’ensemble du territoire ; une vraie élection est une élection qui donne la possibilité réelle à tous les candidats de se présenter. Or plusieurs grands candidats à ces élections sont en prison pour certains et en exil pour d’autres.

De ce qui précède, il est évident qu’organiser de telles élections dans de telles conditions, ce serait apporter un nouvel élément de preuve de la disparition de la démocratie depuis le 11 avril 2011. Participer à de telles élections dans de telles conditions, ce serait se rendre complice de la destruction programmée de notre pays.

J’en appelle donc à une appréciation de la situation assez responsable de la part de la classe politique ivoirienne qui ne doit pas perdre de vue que l’enjeu principal n’est pas la réalisation des ambitions personnelles et égoïstes mais la mise en place de collectivités locales fortes et stables. J’invite surtout le pouvoir à apporter « les solutions » tant promises aux problèmes des ivoiriens qui s’aggravent avec le chômage qui galope, la cherté de la vie qui s’amplifie, l’école qui se meurt, la sécurité qui n’existe plus etc. Il est temps, et nous le réitérons, que le pouvoir accepte d’aller à la démocratie en libérant les prisonniers politiques et en libérant les libertés publiques emprisonnées.

Aux ivoiriens en général et aux militants de l’Union des nouvelles Générations en particulier, je souhaite une bonne, heureuse et prospère année 2013. Que cette année vous éloigne du malheur pour vous rapproche du bonheur.

A vous militants de l’Union des Nouvelles Générations, je vous demande de rester mobilisés et à l’écoute de la Direction du parti.

J’invite les ivoiriens à continuer de croire en des lendemains meilleurs qui sont proches de nous  malgré les difficultés du présent. Il est indéniable que le prix que nous avons payé et que nous sommes encore en train de payer pour ce combat est lourd. Mais il est tout aussi indiscutable que le prix payé pour une cause, aussi cher soit-il, n’est jamais payé en vain !!!

Vive l’union des nouvelles générations ! Vive la nation ivoirienne !

C’est Dieu qui est fort !!!

Fait en exil le 1er janvier 2013

M. Stéphane KIPRE

Président de l’Union des Nouvelles Générations

INTERVIEW DE FIN D’ANNEE : enlèvements, tortures, accusations du régime Ouattara, procès du Président Gbagbo, Stéphane Kipré se prononce sur la situation socio-politique du pays

décembre 26, 2012 2 commentaires

Cela faisait un moment que l’homme ne s’était plus fait entendre dans la presse nationale et internationale. En exil depuis avril 2011 et la chute du président Laurent Gbagbo, Stéphane Kipré, Président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) dresse un tableau sombre de la gestion du régime Ouattara et pose les conditions nécessaire à un retour à la paix et la stabilité sociale en Cote D’ivoire

Image

                                                                           

-Que devenez-vous ?
Je me porte bien

-Pourquoi ce long silence?

Quand on est un politique on ne parle pas juste pour le plaisir de parler mais quand il y a nécessite de le faire.

– comment se porte votre parti en cette fin d’année 2012. Et quelle bilan faite vous  de l’UNG depuis la chute de l’ancien régime jusqu’à ce jour ?

L’UNG vit au rythme des conditions politiques et sociales qui prévalent en Côte d’Ivoire en ce moment. Vous savez bien que depuis le 11 avril 2011 la démocratie que nous avons eu du mal à construire en Côte d’Ivoire a reculé. Nous avons pu difficilement organiser une rentrée politique cette année dans l objectif de relancer les activités. Mais cette rentrée politique a valu de nombreuses persécutions à nos militants et responsables. Avec l’arrestation du secrétaire exécutif Etienne N’guessan.  Mais malgré tout cela, les militants ont toujours trouvé le moyen de faire des réunions clandestines. Je voudrais les saluer pour cette détermination. Je salue avec eux nos délégués départementaux qui continuent de braver la peur pour assurer l’existence de nos représentations locales. Je salue également nos délégations extérieures et notamment celles d’Europe qui se sont mises au devant du combat de la restauration de la vérité sur la crise ivoirienne en occident et je tiens à les féliciter pour cela leur demander de maintenir le rythme jusqu’à la victoire finale.

– Que reproche le pouvoir à vos responsables emprisonnés ?

Comme tous les hommes politiques détenus aujourd’hui en Côte d ivoire, on en a aucune idée si ce n’est le chapelet commun des chefs d’accusation des partisans et proches du président Laurent Gbagbo.  Je voudrais appeler encore une fois le pouvoir en place à libérer notre secrétaire exécutif  M. Etienne N’guessan et à travers lui tous les prisonnier politiques en Côte d’Ivoire qui n ont pas leur place en prison mais sur le terrain politique pour que nous ayons le retour d’une vie démocratique en Côte d’Ivoire comme avant le 11 avril 2011.

-Le pouvoir en place aurait-il peur de quelque chose? De quoi selon vous ?

Posez leur vraiment la question parce que comme vous je m interroge.

-Il semble que votre secrétaire exécutif serait impliqué dans des tentatives de déstabilisation du pouvoir. Qu’en dites-vous ?

Ils voient des coups d’état partout. Ni lui ni moi, aucun vrai partisan de Laurent Gbagbo n’est impliqué dans cela. Ils se déstabilisent entre eux. Si nous étions vraiment à la base des déstabilisations pendant que nous étions à Dakar pour répondre à l’invitation du président Macky Sall, ce qui s’est passé à Agboville n’aurait pas eu lieu. Le pouvoir connaît la vérité sur les projets de déstabilisations mais refuse de la dire. En réalité, il y a derrière cette volonté de faire du sensationnel, une autre volonté de se faire passer pour les victimes et de détourner l’attention du peuple sur leur incapacité à gérer la Côte d’Ivoire qu’ils ont déstabilisée dans tous ses secteurs : économique, social, sécuritaire….

– Vous dites que le secteur économique est déstabilisé alors que le gouvernement a annoncé avoir obtenu plus de 4000 milliards de f CFA.

Vous savez entre la promesse et la réalité il ya une très grande différence.  La politique d’endettement sans limite est une mauvaise politique économique  surtout quand il s’agit de gouvernants qui n’utilisent la bonne gouvernance que comme slogan. Il y a seulement 6 mois que la Côte d’Ivoire a pu bénéficier du programme PPTE. Cet acquis du pouvoir du président Laurent Gbagbo ne doit pas être utilisé pour replonger le pays dans un autre endettement sans limite. On nous annonce l’obtention de crédit sans nous dire à quelles conditions ces crédits seront remboursés. Et ensuite, j’en suis sure, on nous parlera de privatisation des structures de l’Etat pour pouvoir vendre à vil prix et racheter derrière. Je penses que la Cote d’ivoire a besoin d’une politique économique basée d’abord sur le développement et la création de richesses internes et non d’une politique économique basée sur l’endettement et le bradage des structures de l’Etat qui a déjà échoué entre 1990 et 1993. Car les mêmes causes produiront les mêmes effets avec les mêmes hommes.

-.selon le confrère de la Lettre du continent, vous négociez votre retour au pays avec pour médiateur le président sénégalais Macky Sall qui vous a même reçus avec une délégation du FPI.

Il est ridicule de parler de négociation pour rentrer dans son propre pays. Est-ce que j’ai eu besoin de négocier avant de sortir ? Il n’y a rien à négocier en ce qui concerne mon retour. Il y a des conditions à créer pour permettre à tous les ivoiriens de vivre en sécurité  en Côte d’Ivoire. Mais je voudrais que vous compreniez que C’est parce qu’il ya un véritable problème en Côte d’Ivoire que vous entendez des gens parler de négociation ou d avoir un  protecteur pour y revenir. Sinon dans un pays qui marche bien, chacun sort et rentre comme il le veut sans que cela ne soit un fait extraordinaire comme cela se passait sous Gbagbo Laurent.  Je voudrais dire en ce qui concerne le président Macky Sall qui est un ami de la Cote d ivoire, nous avons répondu à son invitation avec le FPI qui est le parti fondé par le président Gbagbo et donc notre allier dans ce combat pour lui expliquer  les réalités  politiques de notre pays et des conditions à créer pour que la Côte d’Ivoire retrouve la stabilité.

 

-Peut-on avoir la teneur de votre rencontre avec le président sénégalais  Macky Sall ?

Comme je vous l’ai dit c’était une rencontre d’échange et d informations. Il nous a dit que le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont toujours eu des liens forts. Donc il était important pour lui de pouvoir nous rencontrer en tant qu’acteurs politiques ivoiriens pour avoir notre lecture de la crise ivoirienne et nos propositions de solutions.

. Mais pourquoi refusez-vous de revenir en Côte d’Ivoire pour participer au processus de réconciliation ?

Tout simplement parce que je n’ai pas confiance en la volonté actuel du pouvoir en place d’aller réellement à la réconciliation. J’en veux pour preuve que  la commission officiellement mise en place pour la réconciliation après 15 mois d’activité stagne encore.

 

-Quelles sont vos conditions pour revenir ?

quand le pouvoir en cote d ivoire comprendra qu’une nation ne se construit pas qu’avec ses militants mais plutôt tout ses enfants quand la haine qui conduit a tout les actes que nous faisons que décrier depuis longtemps et demander la fin envers Laurent Gbagbo et ses partisans s arrêteront . Je voudrais en profiter pour saluer la libération, le jeudi 20 décembre 2012, des 8 prisonniers politiques et militaires sur les 504 détenus à ce jour sur l’ensemble du territoire ivoirien. Je voudrais encourager les dirigeants actuel de la cote d ivoire à arrêter d’hésiter de façon injustifiés et qu’il libère tous les ivoiriens qui sont détenus à cause de la politique car libérer certains et continuer de détenir d autres sans raisons n est pas la solution.

– Parlons maintenant du procès du président Laurent Gbagbo ? Comment voyez l’issu de ce procès ?

Je penses que la communauté internationale a fait partir le président Gbagbo à la CPI en croyant que l’éloigner de la Côte d’Ivoire permettrait à M. Alassane Ouattara de pouvoir s’installer et diriger ; en croyant aussi que le peuple de Cote d’ivoire allait l’oublier. Mais 19 mois après, M. Alassane Ouattara n’arrive pas instaurer la stabilité et la paix à cause de ses propres bandes armées qu’il ne maitrise plus et les nombreuses promesses faites a tout ses soutiens et alliés qui commencent  à le rattraper. Ils ont aussi sous estimé la relation entre le peuple de Côte d ivoire et Laurent Gbagbo. Après le constat de toutes ces vérités, il revient à la communauté internationale d’en tirer les leçons car nous sommes dans un procès politique et non juridique.

-Pensez vous qu’il va s’en sortir ?

Bien sure que oui ; parce qu’il y va de l’avenir de la Cote d’ivoire. La crise militaire est finie le 11 avril 2011 mais la crise politique n’est pas encore terminée. Et Elle ne pourra prendre fin que lorsqu’il y aura une négociation franche et sincère entre Gbagbo Laurent et Alassane Ouattara.

 

-A vous entendre parler on a l’impression que l’avenir de la Côte d’Ivoire est lié à la libération de Laurent Gbagbo.

Bien sure. Dix huit mois après sa détention, nous constatons tous que sans Laurent Gbagbo libre les ivoiriens boudent encore le processus de réconciliation. Cela signifie que dans ces conditions le peuple ne suit pas nécessairement même quand nous les hommes politiques nous nous engageons dans un tel processus.

 

-Vous en fait alors un préalable ou même une condition ?

C’est plutôt une garantie de réussite pour le processus de réconciliation donc le retour de la paix recherche.

 

-Et pourtant Charles Taylor a été condamné…

Gbagbo Laurent n’est pas Charles Taylor. Ceux qui doivent s’inquiéter de la condamnation de Charles Taylor se connaissent en Côte d’Ivoire.

-La Cpi soutient que le Président Laurent Gbagbo peut comparaitre et a même fixé l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges pour le 19 février.

 On ira jusqu’au bout car le bout du tunnel n’est pas loin. Pour moi cette audience de confirmation de charge est la dernière étape pour l éclatement de la verite sur ses 10 années de crise en Côte d’Ivoire. 

-Les juges justifient le refus de sa liberté provisoire par le fait qu’il est trop populaire et qu’il a un réseau puissant, il peut fuir et peut revenir au pouvoir. Et pourtant les experts ont affirmé qu’il a été torturé. Qu’en dites-vous ?

C’est justement parce qu’il est trop populaire qu’il a gagné les élections en Cote d’Ivoire. Le réseau puissant dont on parle c’est son peuple et rien ne peut contre la volonté d’un peuple. Car c’est lui qui donne le vrai pouvoir. Concernant les tortures je m’en tiens à ce que les experts de la CPI ont eux mêmes dit. Mais au delà de ça, allez comprendre que si des personnes anonymes sont torturées en Cote d’Ivoire juste parce qu’elles soutiennent la vision et le combat de Gbagbo Laurent, ce n’est pas lui même qu’ils vont épargner ; simple logique. Aucun argument ne peut justifier sa présence à la CPI.

– Selon vous, qui a intérêt à ce que le Président Laurent Gbagbo ne soit pas libéré? 

Ce sont tous ceux qui ont peur de la vérité démocratique et la liberté de l’Afrique.

_  A qui fait vous allusion ?

A ceux qui ont joué un rôle dans ce qui s’est passé le 11 avril 2011 et à ceux à qui cela a profité.

– Que pensez-vous du mandat d’arrêt émis par la Cpi contre madame Gbagbo et leur demande de son transfert ?

Transférer la première dame Simone Gbagbo c’est mettre de l’huile sur un feu qui est déjà bien vif. Elle n’a rien à faire à la CPI. On attend de voir quelle sera la réponse du gouvernement. S’ils ne sont pas prêts à la transférer, c’est bien. Mais je pense que nous n’avons pas les mêmes raisons de ne pas vouloir son transfèrement à la CPI. Ce n’est pas parce que nous ne le voulons pas qu’ils ne le feront pas car le pouvoir n’a jamais tenus compte de ce que nous voulons. Car si c’était le cas, depuis maintenant près de 18 mois que toutes les composantes de la nation ivoiriennes demandent la libération des prisonniers politiques comme actes forts pour engager la réconciliation ils l’auraient fait. Mais quelle que soit la raison utilisée pour ne pas le faire, envoyer Mme Simone Gbagbo à la CPI n’arrange personne.

 

_ En quoi le transfèrement de Mme Gbagbo n’arrange personne ?

Demandez à tous les responsables de la rébellion de septembre 2002 qui sont aujourd’hui  au pourvoir en cote d ivoire s ils veulent encore continuer d’entendre parler de la CPI.

-L’Ambassadeur des USA soutient qu’il est incongru qu’aucun chef de guerre ne soit transféré à la CPI ?

Il faut faire la part des choses. Pour moi la CPI n’est pas la Cour adéquate. Je  suis d’accord avec le fait qu’il soit incongru qu’aucun chef de guerre ne réponde devant la justice mais pas devant la CPI. Les africains peuvent eux mêmes juger Les crimes qu’ils jugent dépasser les limites des justices nationales. Je voudrais vous rappeler que dans la même interview l’Ambassadeur des usa a lui même dit qu’en ce qui concerne la CPI il ne pouvait pas trop en parler puisque son pays même n’avait pas ratifié le traite de Rome. On peut donc se poser la question de savoir pourquoi ne l’ont-ils pas fait si cette cour est si importante et nécessaire. Je suis moi pour l’idée d’une cour de justice africaine avec des pouvoirs renforcés et reconnus constitutionnellement par tous les états membre de l’union africaine pour que la justice soit faite par les africains sur une terre africaine et pour des problèmes africains.

-Croyez-vous en la réconciliation?
Oui Mais pas en cette comédie jouer  actuellement en Cote d’Ivoire.

-Que proposez vous donc ?

Il faut d’abord une volonté d’y aller, ensuite passer des slogans aux actes. Pour moi le premier véritable pas vers la réconciliation en Cote d’Ivoire passe par la libération de tous les prisonniers politiques et militaires, à commencer par le président Laurent Gbagbo, le retour des exilés. Ensuite, il nous faut un dialogue franc et sincère entre le président Laurent Gbagbo et M Alassane Ouattara. Quand on aura ce dialogue et que chacun aura dit sa part de vérité, il nous faudra une repentance générale de tous les protagonistes car chacun est en même temps responsable et victime. Tant qu’on pensera qu’un camp est plus responsable ou plus victime que l’autre, on ne pourra jamais aboutir à cette réconciliation. Car la réconciliation Ce n’est pas le triomphalisme des vainqueurs de la guerre sur les vaincus.

-D’aucuns soutiennent que la réconciliation est un leurre…

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cela. La réconciliation est un leurre pour le moment parce que les conditions pour y aller ne sont pas réunis. Mais il faut se donner les moyens d’y aller car c’est nécessaire pour notre pays. Si rien n’est fait il ne s’agira  plus de réconcilier la Cote d ivoire mais de la sauver.

-Nous sommes à la fin de notre entretient avez vous un message particulier en guise de conclusion.

Je voudrais encore une fois demander à chaque ivoirien de faire sa part pour guérir notre pays car il est malade et le refus de vouloir soigner cette maladie avec les médicaments  adéquats peut nous conduire dans un coma. Il est préférable d’utiliser les médicaments efficaces même s’ils sont amers pour certains que de vouloir utiliser des remèdes qui ne font qu’aggraver la maladie de notre pays. Il est vrai que le bilan politique économique et social a été négatif en cette année 2012 à cause de l’instabilité et le manque de cohésion sociale que nous connaissons, mais nous ne devons pas baisser les bras. Que chaque ivoirien se surpasse et prennent les décisions et résolutions qu’il peut à son niveau pour que la cote d ivoire retrouve son unité et sa cohésion d’avant dans notre intérêt a tous. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et bonne fête de fin d’année. C’est Dieu qui est fort je vous remercie.