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STÉPHANE KIPRE A LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE : « N’AYEZ PAS PEUR DE LIBÉRER LAURENT GBAGBO. »

novembre 4, 2013 1 commentaire

Stéphane Kipré, président de l’Union des Nouvelles Génération(UNG) était ce samedi 2 Novembre 2013 à paris pour procéder à la présentation de la délégation Europe de son parti dirigé par Arsène Touho. Silencieux depuis plusieurs mois,

il a profitéImage de la tribune offerte pour réaffirmer sa position sur l’actualité ivoirienne. Ci-dessous un extrait de son allocution dont l’intégralité peut être consulté en vidéo sur Youtube.

Chaque combat a son heure et chaque heure a son combattant. Et nous sommes a l’heure du président Laurent Gbagbo. Nous devons donc tous faire bloc derrière lui.
Nous avons aujourd’hui un combat, une vision. Et pour qu’il y ait un combat, il faut un homme qui a une vision. Ce n’est que lorsque le combat de Nelson Mandela a abouti que nous avons eu Thabo Mbeki ou Jacob Zuma.  Barack Obama n’existe que par ce qu’il y a eu le combat de martin Luther King.

 

Aujourd’hui nous sommes dans le combat de Laurent Gbagbo. Quand le combat de Laurent Gbagbo finira, chacun pourra se donner à son ambition. Et j’aimerais que vous sachiez que L’UNG n’a qu’une seule ligne: la libération  de la  Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo.

Pour moi, la politique est un marathon, pas une course de vitesse. On ne vient pas à la politique quand on est pressé et qu’on veut juste se faire un nom. Personne ne doit se cacher derrière Laurent Gbagbo pour essayer d’imposer son avenir, son devenir. Laurent Gbagbo ne doit pas être le prétexte des ambitions des uns et des autres. Si vous voulez inscrire votre nom dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, suivez sincèrement Laurent Gbagbo.

J’entends certains parler de 2015 et des élections alors que Laurent Gbagbo est en prison.

Le débat des élections de 2015 n’est pas d’actualité, ce n’est pas a l’ordre du jour.

M. Ouattara vous parle de 2015 pour éviter les vraies questions.

On parle de 2015 pour cacher les carences du pouvoir.

On nous parle de 2015 pour éviter la question de la cherté de la vie.

On nous parle de 2015 pour ne pas parler du panier de la ménagère ivoirienne devenu un sachet percé.

On nous parle de 2015 pour ne pas évoquer les promesses non tenues car intenables du pouvoir.

En effet ou sont passés les milliards promis aux ivoiriens, où sont passés les millions d’emplois promis en 5 ans, où sont les fameuses solutions aux maux ivoiriens ?

La solution est devenu dislocation de la cohésion sociale, elle est devenue désarticulation de l’économie ivoirienne, elle est devenue dissolution

Ne vous y trompez pas, l’actualité ce n’est pas 2015, l’actualité c’est la libération de Laurent Gbagbo.

On nous parle de réconciliation et cela est nécessaire. Mais qu’allons nous dire aux parents de Désiré Tagro pour qu’ils se réconcilient ? Qu’allons-nous dire aux parents de Bohoun Bouabre?
Comment se réconcilier avec Simone Gbagbo et Blé Goude en prison? Comment se réconcilier alors que plusieurs centaines d’ivoiriens dont Etienne N’guessan sont emprisonnés pour raisons politiques.

Comment se réconcilier avec plus des milliers d’ivoiriens sont en exil ?

C’est pour cela que L’Ung soutien la proposition du FPI de la nécessité de mettre en place les états généraux de la république. Il faut que les responsabilités soient situées. Il faut ces états généraux de la République pour connaitre les responsabilités de chacun et que les ivoiriens se retrouvent.
Poser le cas des prisonniers politiques n’est pas un préalable, c’est une condition nécessaire à la réconciliation. Cette réconciliation sincère que nous souhaitons tous.

 

 

 

Ils ont bombardé Laurent Gbagbo, ils l’ont déporté à la Haye, mais  ils se rendent comptent qu’ils ont besoin de lui pour la réconciliation. Ils se rendent compte qu’il est le vecteur indispensable pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. Vous avez agressé le médecin mais il est tenu par le serment d’Hippocrate et il pardonnera car la Côte d’Ivoire a besoin d’être soignée.

J’aimerai dire à la communauté internationale, à l’union européenne, à la France : « n’ayez pas peur de libérer Laurent Gbagbo ». Laurent Gbagbo n’a qu’un seul intérêt: Son pays  la Côte d’Ivoire,
La Côte d’Ivoire a besoin de retrouver sa cohésion sociale

Et la libération de Laurent Gbagbo est cet acte qui peut apaiser le cœur des ivoiriens.

Que dieu bénisse la cote d’ivoire.

Que dieu vous bénisse,

C’est dieu qui est fort

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LE PRESIDENT OBIANG NGUEMA DE GUINEE EQUATORIALE : L’ingérence de la France et de l’Onu en Côte d’ivoire a crée un mauvais précédent

février 25, 2013 5 commentaires

Dans une interview exclusive au magazine Panafricain Africawatch, le président Equato-Guinéen Obiang Nguema  Basogo dénonce de manière véhémente l’intervention de la France et de l’onu dans les conflits ivoirien et libyen. Président en exercice de l’Union Africaine au moment des faits, le Président Obiang s’insurge contre l’internationalisation du conflit par la France  qui avant même les élections en cote d ivoire avait clairement choisi son camp.

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Q: Vous étiez le président de l’Union Africaine de Janvier 2011 à Janvier 2012. Il y a eu plusieurs événements importants au cours de cette période, y compris la famine en Afrique de l’Est, le printemps arabe en Tunisie, Égypte et Libye, et une guerre civile en Côte d’Ivoire. Cela semble avoir été un agenda chargé pour juste sur un année au pouvoir. Comment avez-vous managé dans ces situations difficiles?

R: Eh bien, c’était vraiment une période difficile. J’ai fait face à beaucoup de problèmes au cours de mon mandat en tant que président de l’UA, donc je ne sais pas quoi dire. Était-ce la volonté de Dieu pour moi d’être le président de l’UA à ce moment précis pour faire face à tous ces conflits et ces problèmes? Ou était-ce juste une malchance? Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai travaillé très dur pour essayer d’apporter la paix à tous les endroits ou il y avait des conflits, et en Afrique en général.

En ce qui concerne les cas de la Tunisie et  de l’Egypte que vous avez mentionnés, je pense que c’était des questions internes que les gens de ces pays voulaient mettre à l’attention de leurs gouvernements et des présidents. Et il n’y avait pas grand-chose qu’on pourrait faire ou dire à leur sujet au niveau de l’UA ou international. À propos de la Côte d’Ivoire et de la Libye, c’était une autre paire de manches. On peut clairement dire que les deux conflits ont échappé à notre contrôle à cause de l’ingérence extérieure dans les deux pays.

En Côte d’Ivoire, par exemple, quand j’étais président de l’UA, j’ai parlé et j’ai réussi à convaincre l’ancien président Laurent Gbagbo à démissionner du pouvoir et il a accepté de le faire, j’ai aussi essayé de convaincre l’autre partie à accepter la négociation avec Gbagbo parce qu’il avait accepté de démissionner, mais l’ingérence extérieure n’a pas donné vraiment le temps à Gbagbo de démissionner ou de s’engager dans des négociations avec l’autre partie.

En fait, le problème ivoirien n’était pas vraiment un problème au début, il s’agissait d’un malentendu. Les gens sont allés à une élection et il y avait un malentendu sur le gagnant. En fait, cela me surprend qu’à partir de ce malentendu est né un énorme conflit qui s’est aggravé au niveau que nous avons vu.

Q: Qu’est ce qui à votre avis a provoqué l’escalade?

R: Je crois que c’était l’ingérence de pays étrangers, des Nations Unies et de tous les organismes, qui ont vraiment aggravé le conflit en Côte d’Ivoire. Je me suis demandé pourquoi les Nations Unies, une institution de la paix fondée pour favoriser la paix dans le monde, a pris parti dans un conflit interne et créée l’escalade à l’aide de ses troupes qui sont intervenues, même combattu, pour une partie au conflit.

Pourquoi n’a-t-elle pas dit: «Eh bien, nous savons que la France s’est impliqué jusqu’au cou dans ce conflit, elle a utilisé ses troupes et s’est battu pour un camp dans le conflit avant les élections, et beaucoup de personnes sont mortes. En tant que tel, la France n’est plus un arbitre impartial en Côte d’Ivoire. Elle devait donc se mettre à l’écart et donner la place à des pays neutres acceptés par les deux parties pour vraiment aider à trouver une solution acceptable en Côte d’Ivoire « .

Mais non. L’ONU, elle-même, sous l’influence des pays occidentaux au sein du Conseil de sécurité, a déployé ses troupes en tandem avec la France pour attaquer Laurent Gbagbo, le traquer dans le bunker présidentiel, et l’humilier, lui , sa femme et sa famille devant la télévision internationale. Oui, ils l’ont défilé devant la télévision internationale. Cela, pour moi, restera à jamais l’un des points les plus bas, les jours sombres, même des Nations Unies. Pourquoi l’ONU a décidé de descendre si bas dans un conflit international me tourmente. Et beaucoup de gens sont morts en Côte d’Ivoire en raison de l’ingérence extérieure. Ils n’ont vraiment fait qu’aggraver le problème.

Q: En ce qui concerne l’UA, pouvait-elle ou devait-elle intervenir?

R: Je crois qu’il était possible à l’UA de trouver une solution, parce que, en tant président de l’UA, j’ai demandé à la communauté internationale de permettre à l’Union africaine de trouver une solution en Côte d’Ivoire. Je leur ai dit que c’était une opportunité pour l’Union africaine et les Africains, pour résoudre le problème. C’était un problème africain qui avait besoin d’une solution africaine.

Mais ils n’ont pas écouté. Pour eux, il était trop tard, car ils avaient déjà pris la décision d’intervenir et d’utiliser leurs troupes contre Gbagbo, de le retirer de pouvoir au profit de l’autre partie. Ainsi, contrairement à la Tunisie et l’Egypte, ce n’était pas le peuple de Côte d’Ivoire qui a enlevé Gbagbo du pouvoir. Ce sont les Français et les troupes de l’ONU qui l’ont fait. Ce n’était même pas l’armée ivoirienne qui l’a enlevé. Ce sont les français et les troupes de l’ONU, des troupes étrangères.

Q: Pourquoi exactement la France et les Nations Unies ont-elles joué ces rôles importants dans ces conflits africains?

A: la France a joué un rôle clé dans le conflit ivoirien parce que la France avait promis de donner le pouvoir à l’autre partie. Mais elle n’allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l’intention d’utiliser l’armée française. Et c’est exactement ce qu’elle a fait. Et quelque soit ce que nous disions en tant que dirigeants de l’Afrique, siégeant à l’Union africaine, n’avait pas d’importance pour eux.

En Libye, le conflit a aussi commencé comme une affaire interne, comme ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie, mais il a fini dans une rébellion parrainée par les pays étrangers. Tout à coup, les rebelles de l’Est, qui n’avait pas de fusils, ont reçu des armes envoyées par des pays étrangers pour lutter contre le gouvernement du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait contribué à la création de l’Union africaine, et a soutenu l’organisation de quelque manière qu’il le pouvait.

Dans tous les pays, si un gouvernement est attaqué par des rebelles armés, le gouvernement a le droit de se défendre par le déploiement de son armée. C’est inscrit dans le droit international. Et c’est exactement ce que le gouvernement de Kadhafi a tenté de faire.
En Tunisie et en Egypte, le peuple s’est levé pour exiger un changement de gouvernement sans utiliser les armes. En Libye, c’était différent. La soi-disant armée rebelle dans l’est de la Libye a soudainement obtenu des armes en provenance de pays étrangers et les ont utilisées pour attaquer le gouvernement de Kadhafi.

On peut donc comprendre ce que Kadhafi a essayé de faire pour se défendre et défendre la souveraineté de son pays. Même si c’était un cas évident d’un gouvernement qui se défend contre l’agression rebelle, contre les rebelles financés et armés par des pays étrangers, les mêmes pays étrangers se sont cachés derrière l’OTAN pour bombarder et de détruire l’armée de Kadhafi et neutraliser sa capacité de se défendre et défendre son pays.
Ces mêmes pays étrangers ont à nouveau utilisé les Nations Unies pour imposer une «zone d’exclusion aérienne» sur la Libye. Alors, vraiment, les mains et les pieds de Kadhafi étaient attachés par l’ingérence internationale qui a joué un rôle clé dans le conflit libyen, contrairement aux soulèvements en Tunisie et en Egypte, qui ont été autorisés à être des questions purement internes à résoudre par les peuples de ces deux pays , et non par des puissances étrangères.

On peut donc distinguer entre les soulèvements en Egypte et en Tunisie, d’une part, et les conflits en Côte d’Ivoire et la Libye, d’autre part. Les deux premiers étaient des questions internes qui ont été régler par les peuples de ces pays eux-mêmes, tandis que la Côte d’Ivoire et en Libye ont connus des interférences internationales qui n’ont fait qu’empirer les choses.
Pour cette raison, nous pensons que les Nations Unies, une institution de la paix, ne devrait pas avoir joué le genre de rôle qu’elle a joué en aidant les puissances étrangères à intervenir en Côte d’Ivoire et en Libye. Ce n’était pas pour cela que l’ONU a été créé. Elle a créé un mauvais précédent dansr le monde.

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En seulement moins de 2 ans de pouvoir : Ouattara effectue son 56e voyages et toujours du vent

décembre 14, 2012 1 commentaire

Alassane Ouattara est rentré d’un autre périple hors de son pays. Sans surprise, le président du Rdr vient de boucler son 56e voyage en moins de deux ans, alors que les Ivoiriens broient toujours du noir.

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Cela fait pratiquement 19 mois que Ouattara est au pouvoir. Alors que l’homme vient de terminer son 56e voyage à l’étranger. Vous avez bien lu, 56 périples qui ont conduit Ouattara à rencontrer ses « amis de longue date ». L’on a encore en mémoire les nombreuses promesses de milliards de Cfa qu’il avait faites aux populations et à plusieurs départements.

 

En tout cas, Ouattara bat un record dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. 56 voyages en moins de deux ans, donnent plus de 2 voyages dans le mois. En clair chaque mois, il bouge au moins deux fois. On comprend qu’il ne dispose plus de temps pour s’occuper des problèmes des Ivoiriens. M. le Président est toujours parti, laissant les Ivoiriens à leur sort. Les Ivoiriens peuvent souffrir, ce n’est pas son problème. Il a d’autres chats à fouetter. Mieux il a des comptes à rendre. «Depuis qu’il a prêté serment en mai 2011, à Yamoussoukro, M. Ouattara n’a pas encore bouclé 30 jours francs en Côte d’ivoire. Un mois, il ne l’a pas fait, il est toujours entre deux avions», affirme un cadre Ivoirien. Qui à l’instar de nombre d’Ivoiriens, constate avec regret et étonnement que son «Président est loin de lui, toujours absent». «Les voyages de Ouattara n’apportent rien de concret dans le vécu quotidien. Peut-être que la clé de la banque est portée disparue. Et il est obligé d’aller la chercher en Europe. Mais nous disons à M. Ouattara que la Côte d’Ivoire n’est pas une multinationale, mais bien un pays. Il faut donc du tact et des actes concrets pour le gérer».

 

À l’évidence, le milliardaire du Rdr a de gros soucis. Vu que les valises de milliards promises aux Ivoiriens ne sont en réalité que du vent. Elles sont vides, ou à tout le moins, elles n’existent pas. Les amis de longue date et les réseaux n’ont été qu’un appât. Moins de deux ans seulement qu’il est aux affaires, Ouattara multiplie les voyages, battant le record mondial. Puisque ni le président Américain, ni le premier ministre Britannique ou Italien encore moins le président Français, ne sont ainsi absents de leur pays. C’est le seul Président au monde qui est ainsi toujours dehors loin du pays qu’il est censé diriger. Henri Konan Bédié, en 7 ans de pouvoir et Gbagbo en 10 ans de pouvoir n’ont pu réaliser cet exploit. 56 voyages en moins de deux ans. C’est un record qui est loin d’être égalé, quand on sait que d’autres voyages sont inscrits sur l’agenda de Ouattara. Tout cela, au prix du contribuable qui ne reçoit que du vent.

 

Toussaint N’Gotta

ngottatou@yahoo.fr

 

Affaire Firmin Mahé : le général Poncet épargné parce qu’il sait trop de choses

décembre 5, 2012 Laisser un commentaire

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Depuis dix jours, quatre soldats français sont jugés à Paris pour le meurtre de Firmin Mahé, un présumé coupeur de route ivoirien qui a été tué en 2005 par des soldats français de la force Licorne. Ce mercredi 5 décembre, un de leurs camarades témoigne : en 2005, le colonel Cotard était porte-parole de la force Licorne à Abidjan. Aujourd’hui, il n’est plus militaire. Il dirige Tri Ad Communications, une agence spécialisée dans la communication de crise. Pourquoi ses camarades ont-ils tué froidement un homme ? Les militaires ont-ils subi des pressions politiques ?

RFI : Vos quatre compagnons d’armes sont jugés pour le meurtre d’un jeune Ivoirien en 2005 dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Ils étaient persuadés que c’était le coupeur de routes qui terrorisait la région. Pourquoi ne l’ont-ils pas ramené à Abidjan pour le confier à la justice ?

Jean-Luc Cotard : Parce qu’il faut bien voir que, visiblement, ils ont déjà une expérience d’arrestation de Firmin Mahé. Ils ont confié « ce bandit de grand chemin », pour reprendre leur expression,  à la police de l’ONU qui a relâché l’individu quelques heures après.

Ils n’ont pas confiance dans la police de l’ONU ?

En fait, il y a un problème de confiance entre les Français dans l’ouest ivoirien, l’ONU en général et en particulier la police de l’ONU.

C’est ce qui fait dire à l’un des quatre accusés : « pour nous c’était la moins pire des solutions » ?

C’est ce que dit l’adjudant-chef Guy Raugel : « Grâce à la disparition de Firmin Mahé, il y a eu un peu plus d’une année de tranquillité dans la région ». Et surtout, lorsqu’il dit « en tuant Mahé, j’avais conscience de sauver des vies ». Et donc là, on a bien une confrontation entre la légalité et la légitimité. C’est tout l’intérêt de ce procès, parce qu’il met en exergue les contradictions devant lesquelles les soldats peuvent être placés sur le terrain entre le fait qu’ils soient des représentants de la France -pays des droits de l’homme- et ils en sont totalement conscients, et puis la nécessité d’efficacité qui leur est enseignée depuis le début : « Qu’est-ce que je dois faire, légalité-légitimité »… C’est vraiment quelque chose qui est un déchirement. Est-ce que la fin justifie les moyens ? Et là, c’est une question qui doit être réfléchie largement en amont, de façon à ce que, au moment de l’action, on n’ait pas à se poser ce type de problème.

Mais le colonel Eric Burgaud est comme vous. Il a été formé à Saint-Cyr. Il a suivi de nombreux cours sur le respect des droits de l’homme. Il en a encore suivi quand il arrivait à Abidjan avec la force Licorne. Pourquoi a-t-il oublié tout ce qu’on lui avait enseigné ?

Il n ‘a pas oublié et, moi comme mes camarades, nous avons été extrêmement surpris que cela puisse arriver, à lui en particulier. On s’aperçoit que mon camarade Burgaud était seul, parce que, au sein du bataillon, il y avait un problème avec son adjoint. Il était seul face à la pression qui est exercée par l’échelon supérieur, à savoir le général Henri Poncet. Il était seul puisqu’il n’avait pas la vision de recul des capitaines qui normalement commandaient l’adjudant-chef Raugel. Et l’adjudant-chef Raugel était seul face au colonel, avec la pression de ce dernier. Donc, on a l’impression que la solitude a dû jouer énormément, parce que dans les moments de tension, le chef a besoin de se confier. Il n’est pas un être surnaturel. Il a besoin de se confier pour évacuer la pression. Et là, on a l’impression que cette soupape n’a existé à aucun niveau hiérarchique.

Le meurtre de Firmin Mahé intervient huit mois après la fusillade devant l’hôtel Ivoire. Est-ce qu’à cette époque-là, l’armée française ne se sent pas toute puissante en Côte d’Ivoire ?

Ce n’est pas une question de toute puissance de la force Licorne, c’est une question d’état d’esprit peut-être du commandement de la force Licorne. Quelle a été la pression qui a pesé sur les épaules du commandement de la force Licorne ? Quelle est la pression qui a été transmise directement au niveau des groupements tactiques inter-armés dispersés sur tout le territoire de la Côte d’Ivoire ? Ca, c’est la véritable question. Est-ce que le commandement de la Licorne n’avait pas des pressions pour être efficace le plus rapidement possible ? Je ne sais pas.

Voulez-vous dire que le général Poncet avait lui-même des pressions de la part du pouvoir politique à Paris ?

C’est fort possible qu’à l’issue de l’affaire de Bouaké et d’Abidjan de novembre 2004, il y ait eu sur les épaules du commandement des pressions politiques.

Donc, pour parler clairement, il y a eu des pressions de Jacques Chirac et du gouvernement français sur le commandement Licorne à Abidjan, pour qu’il y ait plus de résultats dans son action ?

L’efficacité. Pourquoi l’efficacité à ce moment-là ? Parce que le pays est en crise du point de vue économique et, en particulier, il faut que tout ce qui est commerce de bois, de cacao puisse être acheminé vers le port San Pedro. Pour éviter l’asphyxie, il faut éviter que les brigands ne profitent de la situation pour couper les routes, et donc par glissements successifs on arrive à dire : si je réussis à supprimer, au sens physique du terme, l’individu, il n’y aura plus de problèmes.

Sur la chaîne de commandements, le colonel Burgaud dit qu’il a donné l’ordre de tuer sur feu vert du général Poncet, le chef de Licorne. Or mardi 4 décembre, devant la cour, le général Poncet a formellement démenti. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Là c’est un problème de dignité et de conception de ce qu’on l’on est. Et Burgaud, de façon très digne, dit « maintenant je fais face avec mes subordonnés ». Et donc, implicitement, il accuse le général Poncet de manquer de dignité. Ca va être toute la question qui va se poser pour les membres du jury : savoir si ce hiatus au niveau hiérarchique supérieur ne provoque pas une circonstance atténuante.

Vous êtes troublé par ce témoignage de Burgaud à l’égard de Poncet ?

J’ai été franchement troublé par sa déclaration, elle m’a ému. J’ai retrouvé le camarade que je connaissais à Saint-Cyr, qui était intègre, fiable, loyal et qui assume ses actes, même si les faits amènent à un meurtre.

Et cette phrase, « Roulez doucement, vous me comprenez ». Elle n’est pas impossible ?

Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Certains sont étonnés par le non-lieu dont bénéficie le général Poncet et se demandent s’il n’est pas épargné parce qu’il sait trop de choses, notamment sur les évènements de novembre 2004 ?

C’est une bonne question.

Vous n’en direz pas plus ?

(Rires). Non, non. C’est une bonne question.

Source : RFI

 

CONFESSION D’UN AGENT DE RENSEIGNEMENT FRANÇAIS SUR L’AFFAIRE DU « COUP D’ETAT DÉJOUÉ »

août 2, 2012 4 commentaires

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« Je me nomme L.R. Je suis un collaborateur des services de renseignements militaires français, j’ai séjourné en Afrique de l’ouest, notamment dans le triangle Ghana- Togo-Benin, de mai 2011 à février 2012, soit 3 trimestres, à épier les militaires ivoiriens ayant servi sous le régime de Laurent Gbagbo et qui sont exilés

dans ces trois pays, depuis avril 2011. Cette mission entrait dans le cadre de la protection que l’Elysée, sous le Président Nicolas Sarkozy, apportait au nouveau pouvoir ivoirien.

Je connaissais déjà bien le Ghana pour y avoir effectué plusieurs missions, courant 2005-2006, ainsi que le Togo, tellement si proche qu’on a parfois le sentiment d’être dans le même pays que le Ghana. Par contre, je connaissais moins le Bénin. Mes relations personnelles au Ghana étaient plus nombreuses que celles au Togo, et presque quasi inexistantes au Bénin où je devais établir de nouvelles connexions. Je n’eus donc aucun mal à infiltrer courant août 2011, les soldats ivoiriens exilés Ghana et au Togo, dont la plupart sont des militaires et des policiers. Très peu de gendarmes. Il y a beaucoup de soldats du rang, des Sous officiers, mais également quelques officiers et des officiers supérieurs, qui ont tous en commun leur engagement farouche auprès de Monsieur Gbagbo, lors de la guerre de mars-avril 2011 en Côte d’Ivoire.

A partir de juillet 2011, il se murmure des projets de vengeance des soldats attachés à Laurent Gbagbo. Mais ceux que je côtoie, même si, par amertume, ils semblent ne pas désapprouver un tel projet au vu du climat social qui prévaut en Côte d’Ivoire, ils me donnent plutôt l’impression d’être préoccupés beaucoup plus par leurs propres conditions existentielles, dans un pays, le Ghana par exemple, où le loyer se paie par annuité, et où beaucoup d’entre eux sont arrivés sans un seul centime en poche, que par une quelconque vengeance. En vérité, ils n’en ont pas les moyens. En novembre-décembre 2011, avec le transfèrement de Monsieur Gbagbo d’une prison du nord de la Côte d’Ivoire à la Cpi, à La Haye, la tension monte du côté des soldats en exil et des civils pro-Gbagbo qui vivent dans ces pays, dont la plupart sont dans des camps de réfugiés aménagés par ces Etats.

L’idée de faire quelque chose contre le pouvoir de Monsieur Ouattara circule au
sein des soldats exilés. Mais le manque de moyens étant crucial, l’idée finit par
s’estomper. Et la vie reprend son cours habituel. C’est en ce moment que surgit un
curieux individu que je connaissais depuis longtemps. Un homme trapu, les
cheveux grisonnants, de nationalité ghanéenne, nommé Chikata.

Ayant pris le soin de s’attacher l’amitié de certains soldats ivoiriens exilés dans son pays, il les approche pour leur soumettre un plan de déstabilisation. Monsieur Chikata est un ancien officier de l’armée ghanéenne. Il est le patron d’une société de sécurité privée à Accra. Il dit disposer d’hommes et de réseaux conséquents pour la besogne, y compris des ex-rebelles qui en voudraient à Monsieur Ouattara pour contrats divers non honorés. Mais il y a une note à payer : 120 millions de Fcfa. En chœur, les soldats ivoiriens en exil lui rétorquent qu’ils n’ont pas d’argent. Certains lui disent ouvertement qu’ils ne veulent pas déstabiliser leur pays. D’autres se montrent réservés.

Cela a visiblement encouragé Chikata. Quelques jours plus tard, il revient à la charge en faisant de nouvelles propositions : il finance lui-même et fait exécuter

le coup d’Etat. Une fois le coup réussi et les soldats au pouvoir, ils lui remboursent, le double de son investissement et lui accorde d’autres avantages. La majorité des soldats refusent toujours de mordre à l’hameçon. Mais certains d’entre eux tombent dans le piège. A ceux-là, Chikata propose l’enregistrement d’une vidéo de prise de pouvoir au sein des locaux de son entreprise. Il fournit lui-même les tenues militaires devant servir à l’enregistrement. Un bureau est aménagé et décoré par lui, avec le drapeau ivoirien. La mention Union- Discipline-Travail qu’il avait initialement plaquée sur le mur est décollée, au motif qu’une telle mention n’existe pas dans aucun studio de la télévision ivoirienne où la déclaration est censée avoir été enregistrée et sera diffusée après la prise de pouvoir. Il propose également une déclaration pré-rédigée que les soldats exilés appâtés corrigent par la suite. Puis la déclaration est faite avec pour porte-parole le colonel Katé Gnatoa, un ex-intendant des armées en Côte d’Ivoire. Problème : certains soldats exilés qui avaient pourtant donné leur Ok deviennent méfiants à la dernière minute. Alors, bien que présents lors de l’enregistrement de la déclaration, ils refusent de porter les tenues militaires mises à leur disposition par Chikata et d’apparaître dans la vidéo, parce qu’ayant quelques

appréhensions sur la crédibilité du projet. Le colonel Katé et quelques uns y croient toujours. Après le tournage, Chikata décide de garder la cassette jusqu’à la réalisation du projet. Refus catégorique des soldats exilés appâtés qui ont pourtant participé à l’enregistrement. «La cassette restera aux mains du colonel Katé Gnatoa», disent-

ils. Il en sera ainsi jusqu’à ce que deux semaines plus tard, Chikata, que je connaissais depuis longtemps, m’invite à effectuer un voyage sur Abidjan…
Mes supérieurs en France sont informés au quotidien par mes soins, de tous ces
évènements, sauf de mon voyage pour Abidjan. Dont Chikata ne me donne pas les
vraies raisons. Il me demande de l’accompagner pour «affaires importantes».
Et me remets d’ailleurs 800 euros comme argent de poche pour le voyage. A
Abidjan, ville magnifique que je redécouvre, je suis logé au splendide Pullman Hôtel
dans le quartier des affaires du Plateau, tandis que Chikata est à l’Hôtel Horizon,
situé non loin du siège du Pdci-Rda, ai-je constaté, dans le quartier chic de Cocody. Je suis surpris du fait qu’on doit loger séparément. Chikata me répond que cela obéit à une stratégie et qu’il a une grosse surprise pour moi. Pendant quelques jours, nous sillonnons Abidjan : bars, night clubs, restaurants chics…en somme une vie de bamboula qui m’étonne de plus en plus. A bord d’une grosse cylindrée avec chauffeur mise à notre disposition par des « amis » de Chikata. Dont il promet de me révéler les identités. Un soir, Chikata demande à me parler. On se rend dans ma chambre au Pullman Hôtel. L’air très sérieux. Il me dit que c’est l’unique chance que m’offre la vie pour devenir riche. Je l’écoute. Il a besoin de moi, dit-il. En fait, m’explique- t-il, tout ce qui s’est passé à Accra était une mise en scène visant à piéger des officiers et soldats ivoiriens en exil au Ghana. Il ajoute que tout a été planifié avec l’accord du pouvoir ivoirien. Qu’il n’y a jamais eu de coup d’Etat en préparation. Qu’il est en contact très avancé avec des proches collaborateurs
du régime de Monsieur Ouattara. Il cite le ministre de l’intérieur, Monsieur
Hamed Bakayoko. Il prétend que Monsieur Ouattara projette de faire arrêter tous les
officiers et soldats ivoiriens en exil pour éviter toute surprise.

Mais il faut au préalable leur coller des accusations qui puissent justifier leur arrestation. C’est pour cela qu’il voulait garder la vidéo de la déclaration des soldats exilés pour la présenter aux autorités ivoiriennes.
Il est donc embêté parce qu’il n’a pas la vidéo. Il a besoin de moi, non seulement pour témoigner pour lui, concernant l’existence de ladite vidéo, mais en plus pour faire croire au ministre Bakayoko que je suis un mercenaire français que ces officiers et soldats ivoiriens en exil ont recruté pour préparer un coup d’Etat contre le pouvoir
ivoirien et que je venais ainsi les dénoncer. Il me rassure qu’on s’en sortira avec un
pactole pour notre retraite. J’hésite. Parce que je suis rentré en Côte d’Ivoire sans visa. Et Monsieur Ouattara a des liens très étroits avec le Président Sarkozy et les services de renseignement français. De plus, le pays abrite une base militaire. Je peux me retrouver dans la merde ! Je refuse donc. J’invite plutôt Chikata à retourner au Ghana afin de bien peaufiner notre scénario. Mon insistance a eu raison de lui.

Quelques jours après notre retour à Accra, Chikata m’informe d’un deuxième projet sur lequel il dit travailler et pour lequel il veut me prendre comme associé. Il déclare être en contact avec un ancien ministre de Monsieur Gbagbo qui s’appelle Lida Moïse, qui vit exilé à Lomé. Il dit avoir proposé à ce Monsieur d’accepter que lui,Chikata, organise un coup d’Etat en Côte d’Ivoire à son profit. Et pour ce faire, il doit présenter des financiers chinois à M. Lida Moïse. Chikata souhaite me présenter à ce Monsieur Lida Moïse que je n’avais jamais rencontré comme un français de la gauche, socialiste comme lui, qui souhaite soutenir financièrement son projet. Mais là aussi, je me dis qu’un tel Monsieur connaît forcément des membres influents de la gauche française. Donc je pourrais encore être très vite découvert. Une fois encore je refuse. Entre temps, à Accra, fin février 2012, les soldats ivoiriens en exil qui ont participé à l’enregistrement avec Chikata sont désormais divisés. Certains d’entre eux
demandent la destruction de la vidéo. Le colonel Katé Gnatoa s’y oppose. Avec
empressement, Chikata qui ne veut nullement entendre parler de la destruction de la vidéo parce qu’elle va lui permettre d’empocher plein d’argent à Abidjan, «exfiltre»
le colonel Katé de son hôtel d’Accra vers la ville de Takoradi, à environ 200 kilomètres de la frontière ivoirienne. Précision de taille, le colonel Katé ignore qu’il est pris dans un piège. A Takoradi, Chikata lui fait croire qu’il vient de rentrer d’Abidjan où il a tout planifié.

Le coup d’Etat peut donc être exécuté en toute sérénité. Il remet même un peu d’argent au colonel pour ses petits besoins avant son entrée en action. Un million de Fcfa, m’a-t-il dit. Il loue des véhicules et une pirogue à moteur. Le déplacement vers
la Côte d’Ivoire devra se faire par voie d’eau. Bien qu’ayant rejoint «l’opération» à
Takoradi, je prends le soin, cette fois-ci, d’informer mes supérieurs hiérarchiques en
de la situation. En leur disant qu’aucun coup d’Etat ne se prépare ni d’Accra ni d’ailleurs. Je leur avoue mon voyage en Côte d’Ivoire et les confidences de Chikata. L’ordre m’est donné de tout arrêter et de rentrer immédiatement en France,
parce que les élections présidentielles vont se tenir et je dois y travailler. Avec un brin
d’amertume et de goût d’inachevé, je retourne en France par le premier vol qui s’offre à moi. Mais à mon grand étonnement, depuis mon retour à Paris, je suis curieusement mis à l’écart. Ignoré. Les campagnes pour les élections présidentielles
se sont déroulées sans qu’on ne m’adresse la moindre note. Aucune mission. Une
sorte de retraite anticipée, même si je ne figure pas au tableau des effectifs officiels.
Personne ne me reçoit. Personne ne me décroche au téléphone. Et lorsque j’ai vu
sur internet de larges extraits de l’émission télévisée du ministre Bakayoko avec la
fameuse vidéo du colonel Katé, je me suis dit : «ça y est, le rouleau compresseur est
en marche !». Et là, j’ai eu un état de conscience. Je sais ce qui s’est passé. Je sais comment cette opération a été montée par le pouvoir ivoirien avec la complicité de
Chikata. J’aurais quelque part des remords à voir ces personnes piégées et torturées
croupir en prison en Côte d’Ivoire alors qu’elles n’ont rien fait. Je me suis dit qu’il n’est pas encore trop tard pour faire quelque chose. Et j’ai fini par prendre une décision : il faut que la vérité se sache !

C’est le but de ce témoignage que j’envoie à une presse que je sais courageuse, déterminée et capable de le publier. J’espère que les médias ivoiriens qui recevront mon témoignage le publieront sans le modifier et sans en rajouter une ligne. Ce que je peux souhaiter pour ce beau pays que j’ai eu à visiter, c’est la paix et la réconciliation».

Fait à Paris, le 16 juin 2012
L.R

MME JACQUELINE CHAMOIS, MÈRE DE MICHEL GBAGBO, DÉTENU ILLÉGALEMENT EN CÔTE D’IVOIRE DÉNONCE LA RÉCEPTION DU REBELLE SORO GUILLAUME PAR LE PRÉSIDENT DU PARLEMENT FRANÇAIS

juillet 2, 2012 1 commentaire

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Il me parvient que Monsieur Guillaume SORO a fait état sur internet
d’une rencontre avec Monsieur Claude BARTOLONE, Président de
l’Assemblée Nationale française, qui devrait avoir lieu ce lundi 2 juillet
2012, à 15h, à l’Hôtel de Lassay, à Paris.
Cette audience me paraît, en tant que citoyenne française mère d’un
ressortissant français détenu depuis le 11 avril 2011 d’abord à Abidjan,
puis à Bouna, choquante et scandaleuse. Elle est en totale contradiction
avec le « changement » annoncé par les nouvelles autorités françaises,
notamment en ce qui concerne le traitement de la question ivoirienne, et
plus largement avec la défense des droits de la personne humaine.
Mon fils, Michel GBAGBO a été enlevé le 11 avril 2011, et détenu
illégalement pendant des mois par des hommes sous l’autorité de
Monsieur Guillaume SORO. Une plainte avec constitution de partie civile
pour enlèvement, séquestration, et traitements inhumains et dégradants,
a été déposée le lundi 25 juin 2012 devant le doyen des juges
d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris par Maître Habiba
Touré, son avocate, dans le cadre de cette affaire.
Les autorités françaises en sont informées, et ne peuvent ignorer le rôle
de Monsieur Guillaume SORO dans les faits criminels qui lui sont
reprochés.
J’exhorte donc Monsieur Claude BARTOLONE, Président de
l’Assemblée Nationale, à ne pas recevoir le geôlier d’un ressortissant
français qui demeure détenu du seul fait de son patronyme.
Il revient au quatrième personnage de l’Etat de protéger et servir les
intérêts de ses concitoyens, et certainement pas de recevoir leur
tortionnaire.

Fait à Paris, le 2 juillet 2012
Madame Jacqueline CHAMOIS
Mère de Monsieur Michel GBAGBO,
Citoyen français prisonnier d’opinion en Côte d’Ivoire

PPTE: POURQUOI LE REGIME DE DRAMANE S’ENTETE T-IL A MENTIR AUX IVOIRIENS?

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La Cote d’Ivoire vient d’obtenir le PPTE, en un mot, le monde entier est désormais d’accord que nous sommes un pays pauvre incapable de payer ses dettes et pour cela, des annulations nous ont été offerte par les bailleurs de fonds internationaux. A dire vrai, cette annulation est la conséquence d’un long processus entamé sous le président Bédié qui a son arrivée au pouvoir en 1993 avait trouvé une dette colossale sur l’ardoise du pays et il le dit lui-même dans son livre Les Chemins De Ma Vie.

Mais par un tour de magie dont notre grand économiste a le secret, l’annulation des dettes est devenue une pluie de milliards sur le pays. Depuis quand des dettes que l’on vous annule parce que vous n’êtes plus a mesure de les pays peuvent devenir subitement de l’argent frais que vous aller injecter dans l’économie ?