Archive

Posts Tagged ‘FPI’

Affaire CPI– Laurent Gbagbo : LES ENJEUX DE L’AUDIENCE du 9 octobre 2013

octobre 7, 2013 3 commentaires

Image

 

Le 26 septembre 2013, la « juge unique », Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, a pris une ordonnance pour programmer une audience le 9 octobre prochain, dans l’affaire « le Procureur c. Laurent Gbagbo ». Cette initiative suscite divers commentaires. Et pour cause !

                       
L’audience ne s’inscrit pas dans le cadre de l’examen automatique de la détention intervenant tous les 120 jours. La dernière s’étant déroulée le 11 juillet, nous serons le 9 octobre 2013, à 90 jours. L’audience n’a pas été demandée par la défense du Président Laurent Gbagbo, dont c’est pourtant l’intérêt plus que manifeste, et alors même qu’elle en a la possibilité, à tout moment et qu’elle a mis un point d’honneur à exploiter toutes les opportunités, y compris médicales, qui lui étaient offertes. D’ailleurs, un appel est pendant, suite la dernière décision rendue le 11 juillet 2013. Non, cette fois-ci, l’audience est convoquée à l’initiative de la « juge unique » elle-même, conformément à l’article 118 (3) du Règlement de procédure et de preuve qui dispose que la Chambre préliminaire « peut, d’office …, décider de tenir une audience ».

L’initiative paraît d’autant plus curieuse, que, la « juge unique » qui a pris cette ordonnance, s’est illustrée dans le maintien en détention du Président Laurent Gbagbo, sur le fondement de motivations très contestables et parfois saugrenues, pour qui connaît la personnalité du suspect. En effet elle ne s’est pas gênée de prétexter le risque de fuite pour un homme qui a bravé les bombes de l’ONU et de la France en 2011, qui est resté chez lui en novembre 2004, sachant que les chars français avançaient vers sa résidence pour opérer un « coup d’Etat », et qui, en visite officielle auprès du pape, lors de l’attaque de septembre 2002, a insisté pour retourner dans son pays, alors même que son homologue français, alléguant la grande insécurité qui régnait dans la capitale ivoirienne, l’en dissuadait et lui offrait un « exil doré ». Elle a aussi invoqué la possibilité de prise de pouvoir par les armes pour « l’enfant des élections » qu’est le combattant de la démocratie ivoirienne et l’apôtre de la transition pacifique à la démocratie, auteur de plusieurs ouvrages, au titre évocateur : pour une alternative démocratique en Côte d’Ivoire ; agir pour les libertés ; bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité. Elle a même reproché sa popularité au Président Laurent Gbagbo, un homme politique. A cet effet, elle n’a pas hésité à se référer à un rapport de mi-mandat controversé des experts de l’Onu, vivement contesté par certains membres du Conseil de sécurité et dont certaines affirmations ont été, par la suite, infirmées dans le rapport final. 

Alors, qu’est-ce qui a bien pu décider la bonne « juge unique » à programmer cette audience « pour recevoir les observations sur la question de la liberté ou de la détention de M. Gbagbo »?

Vers une liberté conditionnelle du Président Laurent Gbagbo ?

Pour essayer de répondre à la question, il convient de rappeler que dans sa décision du 11 juillet 2013 rendue à propos du 3e examen périodique de la détention, la Chambre préliminaire 1, réunie au complet et non limitée à sa « juge unique », avait envisagé la possibilité d’une « libération conditionnelle » du Président Laurent Gbagbo, « en tenant compte du principe fondamental selon lequel la privation de liberté doit être une exception et non la règle » et pour autant que des conditions appropriées étaient trouvées pour réduire les risques liés à cette libération. S’étant déclarée ouverte à un réexamen de la question, la Chambre préliminaire 1 s’était proposée pour rechercher elle-même, les « arrangements éventuels à la libération conditionnelle ». Puis, concluait-elle « si cela devient nécessaire, la Chambre tiendra une conférence de mise en état à cet effet ».


Les « conditions appropriées » sont-elles maintenant réunies ?

Une question d’autant plus judicieuse qu’il y a plusieurs mois, l’information d’un déplacement du greffe de la Cpi dans un pays africain, pour vérifier ces fameuses « conditions appropriées », avait fuité. Mais Mme la « juge unique », la compatriote de M. Ocampo Moreno, l’ancien Procureur de la Cpi qui avait sollicité le mandat d’arrêt contre le Président Laurent Gbagbo, ne les aurait, semble-t-il, pas jugé solides.
Notons cependant que cette décision du 11 juillet 2013 est intervenue après celle du 3 juin 2013, qui avait jugé que les preuves sur la base desquelles le Président Laurent Gbagbo avait été transféré à la Cpi, étaient insuffisantes, mais qu’une « séance de rattrapage » devrait être offerte à la Procureure, compte tenu de la particularité de l’affaire, pour en présenter de nouvelles. Les éléments de preuve encore en sa possession ont d’ailleurs été transmis à la Chambre préliminaire depuis le 5 juillet 2013.
Dans le même sens, au Ghana, les juges refusaient la demande d’extradition introduite par le régime de Ouattara au sujet du ministre Koné Katinan, porte-parole du Président Laurent Gbagbo, au motif que les accusations n’étaient pas fondées, et que ladite demande n’était pas dénuée de motivation politique. Un premier juge, Ali Baba s’était même lâché en pleine audience, en déclarant qu’« on ne peut pas porter d’aussi graves accusations sur un citoyen et avoir autant de mal à apporter les preuves ». 

En réalité, le même constat fait par les juges ghanéens et de la Cpi, est celui des observateurs de toute cette odyssée politico-judiciaire mondiale, que le « préfet des lagunes » a orchestrée sous l’influence maléfique de son mentor, Nicolas Sarkozy. Les nombreux prisonniers politiques de Ouattara ne sont pas plus coupables que ses ouailles qui ont introduit la violence politique en Côte d’Ivoire, mais qu’il refuse de poursuivre, au nom de la « justice des vainqueurs ». C’est pourquoi personne n’a été surpris d’assister à des vagues de libération, sans jugement, des partisans du Président Laurent Gbagbo, dont la quasi-totalité de la direction du front populaire ivoirien (FPI), après plus de deux ans d’incarcération, puis d’entendre le régime Ouattara déclarer surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt de la Cpi contre l’honorable Simone Gbagbo.

Cette évolution peut être attribuée à une meilleure perception de la crise ivoirienne. Les plus hautes personnalités du monde n’ont pas hésité à exiger du régime Ouattara la réconciliation nationale et la nécessité d’une justice impartiale : les présidents de la Banque mondiale, du Fonds Monétaire International, de la commission de l’Union européenne et le Pape. La France du Président François Hollande s’est particulièrement illustrée sur ce front, en multipliant les signes d’énervement devant la raideur de Ouattara, qui traîne les pieds, misant, à coup de « valises », sur un retour rêvé de Nicolas Sarkozy aux affaires. Les organisations des droits de l’homme n’ont pas été en reste, interloquées, de constater un recul des droits et libertés en Côte d’Ivoire, depuis l’accession au pouvoir du « Président reconnu par la communauté internationale ».


Vers la création d’une cour pénale africaine par les pays africains

Mais les pressions les plus décisives sont certainement à mettre à l’actif de l’opinion publique africaine qui s’est fortement mobilisée. Des articles de presse et des ouvrages ont été publiés pour dénoncer l’imposture du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye. L’un de ceux-ci, « Laurent Gbagbo à la Cpi : justice ou imposture ? » publié par l’harmattan, fait d’ailleurs l’objet d’une demande insistante de traduction de la part des milieux diplomatiques et politiques. En Côte d’Ivoire, le rejet du régime s’est manifesté à travers des taux d’abstention record, consécutifs au boycott des consultations législatives et locales de 2011 et 2013. De plus, de nombreuses manifestations de soutien à Paris, à la Haye, en Belgique et aux Etats-Unis ont réuni régulièrement les démocrates ivoiriens et leurs camarades africains et d’autres pays, pour demander la libération du Président Laurent Gbagbo. Le point d’orgue a été la marche gigantesque dans les rues de Paris, le 28 septembre 2013, qui a mobilisé une cinquantaine d’organisations africaines. Ce sentiment d’indignation devant la perversité raciale de la Cpi a été traduit par le mouvement des africains français, dirigé par l’écrivaine Calixte Béyala, à travers une pétition qui demande le retrait des pays africains de la Cpi. 
Quant aux dirigeants africains, leurs initiatives ont répondu aux attentes de leur opinion publique. A plusieurs reprises, l’Union Africaine (UA), s’est indignée de l’abus du principe de compétence universelle dans certains États non africains (Belgique par exemple). Elle a décidé de ne pas coopérer avec la Cpi dans la procédure engagée contre le Président soudanais Oumar Béchir, tout en demandant au Conseil de sécurité de l’ONU, de la différer. En outre, dès sa prise de fonction en tant que Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosana Zuma a adressé une lettre aux juges de la Cpi, pour leur expliquer que la libération du Président Laurent Gbagbo était nécessaire pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. La décision prise par le parlement Kenyan de demander à son gouvernement de se retirer de la Cpi s’inscrit dans le cadre de ce mouvement d’indignation et de colère à l’égard de cette tendance qu’ont les grandes puissances, non seulement à infantiliser les dirigeants africains, mais aussi à réprimer ceux parmi eux qui leur résistent, sous le prétexte d’une morale des droits de l’homme qu’ils sont les derniers à respecter. Le 13 octobre prochain, le sommet extraordinaire prévu par l’Union africaine pour discuter du retrait des pays africains de la Cpi, pourrait, à juste titre, approfondir ce mouvement de rejet. 

D’ailleurs, l’initiative prise par le Sénégal, en exécution d’un mandat de l’Union africaine, de juger l’ancien Président tchadien, Hissein Habré, porte un coup sérieux à la prépondérance de la Cpi, dans la répression des crimes contre l’humanité et fonde les nouveaux espoirs des africains en la matière. Elle montre l’engagement des Etats africains à lutter contre l’impunité, par le jugement des cas de crimes graves de préoccupation internationale, en attendant la mise en place prochaine d’une Cour pénale africaine, envisagée sous la forme d’une section de la Cour africaine de justice et des droits de l’homme, qui va naître de la fusion de la Cour africaine des peuples et des droits de l’homme avec la Cour de justice de l’UA. Ce pourrait être d’ailleurs une belle opportunité pour donner une « définition du crime lié au changement anticonstitutionnel de gouvernement ».

La Cpi peut-elle inverser la tendance au retrait des pays africains ?

C’est donc dire que la juge argentine a programmé son audience dans un contexte marqué plutôt par une forte pression sur la Cpi. L’accusateur en chef, Ouattara, a perdu son soutien international sur le dossier. Et vis-à-vis de la Cpi, il a, lui-même, amorcé un rétropédalage à travers l’exception d’irrecevabilité soulevée à propos du mandat d’arrêt de l’honorable Simone Gbagbo, découvrant, enfin, la souveraineté judiciaire de la Côte d’Ivoire. Les juges ghanéens et de la Cpi ont démontré qu’il n’y a aucune preuve au soutien des accusations fantaisistes de Ouattara. L’image de la Cpi est au plus bas. 
Dans ce contexte, la « juge unique » va-t-elle continuer à prétendre que la popularité du Président Laurent Gbagbo et ses soutiens politiques et financiers l’empêchent de bénéficier d’une liberté provisoire, alors même que les Président et vice-président Kényans, Uhuru Kenyatta et William Ruto, pourtant en procès, qui peuvent être crédités des mêmes appuis, parce que élus par le peuple et disposant des moyens de leur Etat, assistent librement aux audiences de la Cpi ? Pourquoi « deux poids, deux mesures » ?

En tout état de cause, pour avoir trop tiré sur la corde de l’imposture à travers sa « justice orientée », la Cpi n’a peut-être pas vu venir le coup. Mais, l’Afrique digne semble avoir décidé, en toute souveraineté, de prendre ses responsabilités dans la lutte contre l’impunité sur le continent. L’audience prévue le 9 octobre 2013, à quatre jours du sommet extraordinaire de l’UA sur le retrait des pays africains de la Cpi, pourra-t-elle permettre à la juridiction pénale internationale d’inverser la tendance ? Tel est, en définitive, l’enjeu principal de cette audience, pour lequel la Cpi pourrait offrir la « libération conditionnelle » du Président Laurent Gbagbo comme une assurance de sa crédibilité retrouvée. Quel retournement de l’histoire !

Dr Kouakou Edmond, 

Juriste, Consultant

Affaire « Le frère ainé de Laurent Akoun vire au RDR » : encore un mensonge du RDR

septembre 28, 2013 1 commentaire

Image

 

« Ce n’est pas exact d’indiquer qu’AKoun Pascal est le frère ainé de Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI. Il n’est pas le frère biologique de Laurent Akoun. Monsieur Akoun Pascal est, comme le ministre Jean-Jacques Bechio, l’Ambassadeur Jacques Anoma et moi même, fils de Memni. Ce village compte en effet six grandes familles dans chacune desquelles des parents éloignés ou proches cohabitent en bonne intelligence avec les familles alliées selon la tradition. Le patronyme « Akoun » est un des plus courants en pays Akyé particulièrement dans le village de Memni comme Sanogo, Coulibaly utilises dans le grand nord de la Cote d’Ivoire. En outre, le sieur Pascal Akoun indiqué sur cette photo de couverture est militant PDCI, très actif lors des échéances électorales de 2010 pour le compte de son parti au premier tour et ensuite pour le candidat du RHDP lors du second tour. Par ailleurs, faisant partie de la même grande famille que moi, il a ainsi facilité mon retour d’exil d’Accra, en juin 2011, au nom de ses relations dans le RHDP. Action pour laquelle je ne cesserai de remercier celui que j’appelle affectueusement « mon cher oncle ». Pour terminer, Akoun Pascal est l’époux de Michelle Aké, actuelle députée PDCI de la circonscription d’Alépé Sous-préfecture.

Hermann Aboa, journaliste, fils de Memni »

 

Catégories :Uncategorized Étiquettes : , , ,

RDR, GBAGBO VOUS A TOUT DONNÉ. QUE LUI AVEZ-VOUS DONNE EN RETOUR?

septembre 27, 2013 3 commentaires

RÉPONSE AU JOURNAL ALASSANISTE LE PATRIOTE :

RDR, GBAGBO VOUS A TOUT DONNE. QUE LUI AVEZ-VOUS DONNE EN RETOUR?

Dans sa parution du Mercredi 25 Septembre 2013,  « le Patriote» titre avoir tout donné au FPI et s’interroge sur la contribution de ce parti au retour de la paix en Côte d’Ivoire.

Image

 

 L’essentiel du tout, qui aurait été donné par Ouattara se résume à la libération de personnalités politiques gratuitement emprisonnés; le refus de transférer Simone Gbagbo, pour éviter de livrer dans le même coup ses chefs de guerre; et une grâce présidentielle qui exclut expressément le restant des quelques 700 prisonniers pro-Gbagbo encore détenus. Tout témoin objectif de la crise en Côte d’Ivoire ces dix dernières années, ne peut manquer d’être surpris par l’absurdité de ces propos. Et si, comme par justice, le FPI  faisait au RDR ce que le RDR lui a fait? Il n’est que sage, d’après la Bible que notre journaliste cite très maladroitement, de ne faire aux autres que ce qu’on aimerait qui nous soit fait. Libérer un homme arbitrairement emprisonné n’est point une grâce; ce n’est que justice, une consolation ponctuelle qui n’offre aucune solution pour les préjudices irréparablement subis. Le dégel tardif de certains comptes peut-il ressusciter ceux qui sont morts par manque de moyens (Bohoun BOUABRE)? Détenir Mahan GAHE, lui casser cottes et vertèbres, seulement pour s’entendre dire par le juge plus de deux ans après qu’il y a un non-lieu dans son affaire, mérite il d’être ajouté à la bienveillance de Ouattara? Le FPI en cherchant la paix en Côte d’Ivoire a donné au RDR et au PDCI, même avant la guerre, un Gouvernement d’Union National, et après, un Gouvernement de Plus Large Ouverture. Ce parti a offert à la Nation un Forum National de la Réconciliation auquel, le Président Gbagbo a lui-même humblement participé, sans jamais, comme l’orgueilleux Dramane, le confier  à une personnalité subsidiaire de son parti (Ahoussou Jeannot). Confronté à une rébellion, le FPI a sacrifié Affi N’GUESSAN, son Premier Ministre, celui dont la résurrection vous donne l’insomnie aujourd’hui, pour avoir la paix. Il a financé au nom de la  démocratie le RDR à hauteur de 800 million par an. Le FPI n’a eu, pendant ces années de braises, que la responsabilité du pouvoir, sans en avoir la gestion, ayant perdu la moitié de ses ministères au profit de la rébellion. Dans un ultime acte de sacrifice, le FPI a confié à l’opposition, l’organisation des élections (la CEI) au nom de la transparence et de la paix. La réponse du RDR à tous ces sacrifices fut un non au désarmement des rebelles, non à la réunification territoriale et non à l’unicité des caisses de l’Etat. Le RDR parle de don, le FPI parle de sacrifice. De toutes les promesses faites par Le RDR, ce parti n’a tenu qu’une seule; il a dit qu’il rendrait la Côte d’ivoire ingouvernable, et il l’a ainsi rendue. Son mentor a dit: «Au moment venu, je frapperai ce gouvernement moribond, et il tombera». Bédier et Gbagbo en ont fait les frais. Quand Danon DJEDJE dit sans se tromper que le FPI n’a rien à donner, il parle plus d’une situation objective de dénuement, d’un contexte qui ne saurait créer des obligations à la charge du FPI. Ayant été ouvertement soutenu par les forts et hauts piliers de l’ONU, de la France et des USA, le RDR n’a pas compris qu’en politique comme dans les faits, les hauts sommets donnent le vertige. Malheureusement, une fois au sommet, on ne peut que descendre. Ayez le courage et l’humilité de descendre du sommet pour parler à vos frères ivoiriens qui ont fait les frais de votre affolement de bétail. Il n’y a pas que mesquineries et contrats à signer en politique, il y a aussi la sensibilité, ces choses imprescriptibles qui nous lient les uns aux autres. Nous sommes humblement surpris au FPI d’avoir encore quelque chose à donner qui intéresserait le RDR, ce parti qui a le soutien des grands, du FMI (PPTE), de la France (Licorne), des USA (Drones), de la CEDEAO (Ecomog), de l’UA (Jean PING). Si comme l’affirme notre fameux journaliste, Ouattara a souffert de la profanation de la tombe de sa ‘‘mère’’; nous au FPI souffrons pour ces nombreux disparus ivoiriens sacrifiés à la soif de Ouattara, qui n’ont eu ni l’âge de Nabintou CISSE, ni enfant pour faire leur deuil (comme Ouattara le fait pour sa ‘‘mère’’) et ni tombe qui subirait l’honneur d’une profanation. Car la profanation dans cette acception, consacre la fin d’une existence terrestre, bafouée mais constatée, saccagée mais reconnue. Combien plus préférable au collectif ravalement à l’anonymat, au néant, à l’inexistence absolue. Au FPI, notre douleur est amplifiée parce qu’elle ne trouve son expression que dans le silence absolu des disparus. Un très grand penseur ivoirien, auteur des Chemins de sa Vie à lui seul, ne disait-il pas des grandes douleurs qu’elles sont muettes.     En vérité, le RDR ne nous demande que le silence et la soumission à l’oppression. Malheureusement pour ce parti, c’est un droit de l’Homme et même un devoir moral, que de résister à l’oppression. Nous irons jusqu’au bout.

SERY ZADI AURELIEN GBOZIAGNON

Juriste

Reprise du Dialogue Direct : Propos liminaires du Vice-président DANO Djédjé

septembre 26, 2013 Laisser un commentaire

Image

 

Reprise du Dialogue Direct :

Propos liminaires du Vice-président DANO Djédjé

mardi 24 septembre 2013, Primature 

   —————————————————————————————————————————————————————————–

Monsieur le Premier Ministre Daniel Kablan Duncan

Monsieur le Premier Ministre AHOUSSOU Jeannot,

Ministre d’Etat auprès du Président de la République, 

Messieurs les Ministres d’Etats,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

 

Au nom du Président Pascal AFFI N’GUESSAN et du Front Populaire Ivoirien, nous vous adressons nos salutations fraternelles et nous vous félicitons pour votre nomination à la tête de la délégation gouvernementale pour discuter des problèmes qui préoccupent le FPI et la Côte d’Ivoire.

Pour rappel, c’est au mois de juillet 2011 que le FPI et le CNRD ont sollicité du Président de la République un rendez-vous, en vue d’une discussion des dossiers relatifs à la crise ivoirienne avec un mémorandum à l’appui.

C’est en  janvier 2013 que le Premier Ministre KABLAN Duncan a bien voulu nous inviter à un dialogue direct qui a duré 3 mois.

Pendant que ces discussions avaient lieu les actes de répressions et d’intimidations contre les pros GBAGBO se poursuivaient (arrestations de BLE Goudé Charles, Jean Yves DIBOPIEU, Commandant ABEHI, etc…)

Nous avons malgré ces actes, poursuivi les négociations dans l’intérêt supérieur de notre nation. Ainsi, nous avons enregistré des points de convergence, mais aussi des désaccords.

Le FPI, dans l’attente de l’application de ces points de convergence se voit imposer l’arrestation de KOUA Justin, Secrétaire National par Intérim de la Jeunesse du FPI. Pour nous, c’était une arrestation de trop. Le bouchon venait d’être poussé trop loin. Nous avons alors décidé de suspendre notre participation au dialogue direct.

Aujourd’hui, le gouvernement nous invite à la reprise des discutions avec, un ordre du jour qui appelle de notre part quelques précisions.

Pour le FPI, le dialogue direct avec le gouvernement vise principalement à trouver des solutions aux situations nées de la crise et dont sont victimes principalement des cadres et militants du FPI et de façon générale les Ivoiriennes et Ivoiriens communément appelés les pro-Gbagbo. Au cours de nos précédentes discutions, des points d’accord ont été enregistrés sur ces questions qui portent sur les conséquences de la crise. Nous sommes à l’heure actuelle dans l’attente de bonnes nouvelles quant à la mise en application de ces points d’accord. Mais au-delà, le FPI considère que la résolution complète des autres problèmes qui relèvent des conséquences de la crise est essentielle pour décrisper totalement l’atmosphère socio-politique, normaliser la vie nationale et créer les conditions de la Réconciliation Nationale.

Pour le FPI, la Réconciliation Nationale doit s’organiser autour d’un débat large, inclusif, franc et sincère sur toutes les questions qui divisent les ivoiriens depuis plusieurs années, qui constituent les causes de la crise ivoirienne et dont la résolution permettra de fonder un nouveau consensus national pour la paix, la stabilité, l’unité et la réconciliation nationale. C’est le sens de la proposition que le Président Pascal AFFI N’Guessan a faite, au nom du FPI, c’est-à-dire l’organisation des Etats Généraux de la République. Ce forum qui regroupera toutes les forces vives de la nation ivoirienne (Partis politiques, Société Civile, Confessions religieuses, Autorités traditionnelles, Organisations socio-professionnelles, Jeunes, Femmes, Experts, etc…)

En conséquence, le FPI considère que le Cadre Permanent de Dialogue (CPD) n’est pas un cadre pertinent ni pour la résolution des conséquences directes de la crise, ni pour le débat national sur les causes de la crise ivoirienne.

En conclusion, le FPI tient à marquer sa totale disponibilité et son engagement à contribuer à la Réconciliation Nationale. C’est une forte attente de nos compatriotes et des amis de notre pays. C’est un impératif pour la paix, la stabilité et la reconstruction nationale.

C’est pourquoi, le Front Populaire Ivoirien (FPI) demande au gouvernement de prendre toutes les décisions attendues et de tout mettre en œuvre afin d’assurer la réussite du processus de Réconciliation Nationale.

Pour le FPI,

Prof. DANO Djédjé

Vice-Président chargé de la Réconciliation Nationale

et de la Stratégie Electorale

 

Koné Katinan adresse un cinglant démenti à Mamadou Koulibaly

septembre 17, 2013 3 commentaires

Image

 

DEMENTI DU MINISTRE KONE KATINAN

 

Le jeudi 12 septembre 2013, le professeur Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, ancien troisième Vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), et actuel président-fondateur du parti politique Lider, était l’invité de la chaine de télévision camerounaise STV2, dans une émission intitulée, « Entretien avec » Au cours de cet entretien, le professeur Mamadou Koulibaly a tenu les propos suivants :

« J’ai fait lire ma déclaration de reconnaissance de Monsieur Ouattara comme président de la République par un Conseiller spécial du président Laurent Gbagbo, Kadet Bertin et par Koné Katinan à Accra et par Miaka Ouretto à Abidjan ».

Pour ma part, je juge  très graves et tendancieux ces propos, parce qu’ils sont de nature à jeter un discrédit sur le sérieux avec lequel, j’entends mener la mission que le président Laurent Gbagbo m’a fait l’insigne honneur de me confier. C’est pourquoi, usant de mon droit de réponse, j’adresse  en guise de démenti, à la chaine de télévision qui a diffusé les propos du professeur Mamadou Koulibaly, la présente qui s’organise  autour d’une relation rigoureuse des faits (I), suivie de quelques commentaires (II).

I/ Relation des faits

Lorsque le 11 avril 2011, l’armée française arrête illégalement le président Laurent Gbagbo, pour parachever le coup d’Etat entamé depuis le 19 septembre 2002, deux solutions s’offraient à moi. Me mettre sous la protection de l’Onuci, ou aller en exil pour sauver ma vie et celle de ma famille. C’est finalement cette dernière option que j’ai prise  en raison du rôle inadmissible qu’a joué l’Onu dans le coup d’Etat perpétré contre le président Laurent Gbagbo, et les tueries qui l’ont aussi bien précédé que suivi. Cette option me donne en outre, l’opportunité de continuer la lutte politique pour le retour de l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire. Lorsque le 13 Avril 2011, je traverse la frontière ghanéenne, je ne suis animé que d’une seule volonté. Rencontrer immédiatement le professeur Mamadou, encore président de l’Assemblée nationale  qui vit pratiquement dans ce pays. Il est constitutionnellement investi pour tirer profit de la vacance forcée du pouvoir générée par le coup de force opéré contre le président de la République. Pour moi, il constitue le seul acteur sur lequel nous pouvions légitimement bâtir une action légale pour revendiquer le retour de l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire, provisoirement avec lui, afin de préparer le retour immédiat du président de la République illégalement enlevé. J’en ai même la ferme conviction malgré le fait que dès l’arrestation du président Laurent Gbagbo, le professeur Mamadou Koulibaly, en sa qualité de président de l’Assemblée nationale, se fût précipitamment rendu à l’Hôtel du Golf, pour rencontrer Monsieur Ouattara. C’est donc en toute hâte, le lendemain de mon arrivée à Accra, que je cherche à rejoindre le professeur Mamadou Koulibaly au téléphone, pour lui signifier mon arrivée et également lui exprimer toute ma volonté de me mettre à sa disposition pour la suite du combat, tel que je l’imaginais. Le lendemain 14 avril, j’appelle le Professeur sur son numéro GSM. Le téléphone est décroché par le docteur Brissy Claude également député à l’Assemblée nationale, qui m’informe que le président Mamadou Koulibaly n’est pas disponible, mais qu’il me rappellerait dès que possible. Une semaine après, impatient d’attendre le coup de fil du président Mamadou Koulibaly, et  compte tenu des rumeurs persistantes qui faisaient état  de la volonté manifestée par le professeur Yao Ndré, président du Conseil constitutionnel, de recevoir le serment de  Monsieur Ouattara comme président de la République de Côte d’Ivoire, je rappelle le président Koulibaly. J’ai la chance de  l’avoir finalement, ce jour-là. J’en suis à la fois heureux et très enthousiaste. Après les civilités d’usage, je lui pose frontalement la question :

 « Président, qu’est-ce qu’on fait devant l’imposture en Côte d’Ivoire ?».

Voici ce que me répond le président Mamadou Koulibaly :

« Il n’y a rien à faire, Gbagbo est fini, le Fpi est mort, il n’y a plus de Fpi, Ouattara nous a laminés. Les Ivoiriens n’ont pas dit que jamais un Burkinabé ne les gouvernerait, et bien Ouattara va les gouverner. Il est plus fort que nous. Il ne nous reste plus qu’à aller lui faire allégeance. C’est la seule chose qui nous reste.  Sinon il va nous écraser définitivement. »

 A cette réponse du président Koulibaly, mes bras m’en tombent. Je m’effondre quasiment. Mais je reprends mes esprits et je reviens à la charge en ces termes :

 «  Mais président tu ne peux pas faire ça. Dieu a voulu que dans la hiérarchie à la fois de l’Etat et du parti, tu sois celui qui aies échappé aux arrestations, il faut réorganiser immédiatement ce qui reste du parti et de La Majorité Présidentielle, pour poursuivre le combat jusqu’au retour du président Laurent Gbagbo. Mon problème n’est pas la nationalité de celui qui va gouverner les Ivoiriens.  Qu’il soit un extra-terrestre ou un des dieux de la mythologie grecque, cela est moins grave que le viol de la Constitution et la méprise du vote des Ivoiriens opérés par les promoteurs et les artisans du coup d’Etat perpétré contre le président Laurent Gbagbo, et de sa conséquence sur la cohésion nationale. N’oublie surtout pas que dans la conscience populaire, le président Laurent Gbagbo a été évincé du pouvoir par une coalition des gens du Nord de la Côte d’Ivoire. La position que tu avances pourrait bien renforcer cette opinion.  Ne fais pas ça, sinon, ce sera très mal vu ».

Le professeur Mamadou Koulibaly me rétorqua :

«  La seule chose qui nous reste c’est d’aider Ouattara à entrer dans la légalité, afin que nous-mêmes, nous puissions exercer librement notre rôle d’opposition. ».

Je lui réponds :

 « Mais président, quelle garantie Ouattara te donne-t-il quant à la libération du président Laurent Gbagbo et au respect du jeu démocratique ? A mon avis, nous devons nous battre pour imposer le respect de  la Constitution de notre pays. Elle est notre meilleure arme. »

Ce à quoi le président Mamadou me répond :

 « Je n’ai aucune garantie, et d’ailleurs, nous ne sommes pas en situation de d’exiger quoi que ce soit. Nous sommes laminés. Parler maintenant de la libération de Gbagbo est une question qui fâche, il faut laisser ces questions au temps. Je vais aux USA dès le lundi prochain (lundi 18 avril) , à mon retour on se verra ».

Notre conversation a duré ce jour-là au moins 45 minutes. Mon insistance n’a pas infléchi la position du président Mamadou Koulibaly. Cette nuit a été l’une des plus difficiles de ma vie. Je suis sorti totalement démobilisé par le discours de celui qui constituait pour moi, le dernier recours. Ma peine sera d’autant plus grande que juste quelques jours après, le président Affi Nguessan sera arrêté.  Je ne recevrai plus de nouvelles du président Mamadou Koulibaly, jusqu’à ce qu’une réunion soit convoquée par lui, deux semaines après, à laquelle je suis convié. La réunion qui se tient dans une salle non loin de la nouvelle présidence de la République du Ghana enregistre la présence des personnes suivantes.

Madame  Akissi  Dodo

MM.

  • Mamadou Koulibaly,
  • Brissy Claude
  • Assoa Adou 
  • Kadet Bertin 
  • Djédjé Benjamin
  • Hubert Oulaye
  • Koné Katinan Justin
  • Secré Richard
  • Koffi Aka

A cette réunion, le président Mamadou Koulibaly  réaffirme sa position qui consiste à reconnaître Monsieur Ouattara comme président de la République, avec pour souci selon ses propres dires, de le faire rentrer dans la légalité. Ce jour-là encore, j’ai réaffirmé de façon claire et nette, mon opposition à cette démarche. J’ai dit que je trouvais une telle démarche de notre parti  indécente au moment où le président Laurent Gbagbo  et les principaux dirigeants du Fpi étaient en prison. J’ai même, demandé que Mamadou Koulibaly nous explique, qu’est-ce que le président Affi avait dit de mauvais dans sa conférence de presse, qui du reste a été empêchée, pour qu’il fût arrêté  et jeté en prison ? L’opinion majoritaire qui s’était dégagée de cette réunion s’opposait à l’entreprise de Mamadou Koulibaly. Malgré cela, il s’est rendu en Côte d’Ivoire, il y a rencontré certains des responsables de l’Etat et du parti aussi bien détenus à la Pergola que dans les instances du parti, pour affirmer que nous avons convenu avec lui de ce qu’il devait faire. Il a présenté la liste de présence que certaines personnes présentes à la réunion avaient refusé de signer, comme pièce à conviction de notre agrément à sa démarche. La relation des fait ci-dessus faite, ramenée aux propos de Mamadou Koulibaly appelle de ma part les commentaires suivants :

II/ Commentaires

Depuis mon arrivée à Accra, je n’ai eu contact avec le président Koulibaly qu’à deux reprises seulement. Une fois au téléphone et une seconde fois à la réunion publique que je viens de relater ci-avant. J’ai mentionné le nom de tous les participants à cette réunion pour les prendre publiquement à témoin de mes propos. En dehors de ces deux occasions, je n’ai plus jamais eu de contact avec lui. Donc quand le président Mamadou Koulibaly affirme m’avoir lu sa déclaration de reconnaissance de Ouattara comme président de la République, il dit une contrevérité pour ne pas dire, par respect pour lui, autre chose. Il est constant qu’au moment où je m’oppose à sa démarche, je ne suis pas encore nommé par le président Laurent Gbagbo comme son porte-parole. Nous sommes en avril et ma nomination en tant que porte-parole intervient seulement le 26 mai 2011. La position que je prends ce jour-là est l’expression de mon refus quasi-obsessionnelle de l’injustice faite au président Laurent Gbagbo et au peuple ivoirien. Ce n’est donc pas une position circonstanciée qu’aurait spontanément générée ma mission de porte-parole.  En effet, je ne me suis jamais départi de l’idée, qu’il est indécent  pour chacun de nous (ses collaborateurs) de vouloir  profiter de l’absence du président Laurent Gbagbo dans les conditions que l’on sait, pour élaborer des stratégies de conquête du pouvoir. Au contraire, une telle approche nous écarte de la victoire finale. Hier comme aujourd’hui, je reste solidement établi dans mes convictions que seul, le combat pour la libération immédiate du président Laurent Gbagbo nous conduira dans un bref délai à la victoire finale. La mémoire des nombreuses victimes civiles et militaires, notamment ces nombreux jeunes, que l’Histoire écrite par les vainqueurs de la guerre livrée à notre peuple, tente de faire passer en pertes et profits, nous impose cette démarche. Le peuple ivoirien nous le réclame. Tous ceux qui, en Afrique comme partout ailleurs, nous assistent dans ce combat, nous observent. Mon opposition à l’approche préconisée par Mamadou Koulibaly ne procédait d’aucune motivation personnelle. Loin s’en faut. C’est d’ailleurs par respect envers sa personne que je n’avais jamais rendu public  les échanges que j’avais eus avec lui. Il l’en aurait été ainsi, aussi longtemps, que le président Koulibaly n’avait pas tenté, dans son entretien télévisé,  de m’associer à une aventure que j’ai combattue et que je continue de combattre. Qu’il assume seul les conséquences de son aventure et qu’il m’en tienne très éloigné. S’il avait écouté mes supplications, il aurait connu meilleure fortune au sein du Fpi. En tout état de cause, le président Sangaré Abou Drahamane a rappelé il y a peu, que le Fpi n’a jamais chassé personne. Notre parti reste ouvert à tous ceux qui, ayant emprunté un chemin sans destination, expriment le désir sincère d’y revenir. C’est une sagesse que je conseille à mon aîné.  Assumer ses choix, garder fermes ses convictions, sont les caractéristiques vertueuses de qui veut bâtir solide. Que nos oui soient oui et nos non soient non, au risque de  devenir très vite, victimes de nos propres contradictions. Non je n’ai jamais ni entendu, ni vu la déclaration écrite par le président Mamadou Koulibaly pour reconnaître la qualité de président de la République à l’actuel chef de l’Etat ivoirien. Mon centre d’intérêt s’en trouve encore très loin actuellement.

Je prie la chaine de télévision STV2 de rendre publique ce présent démenti.

 

Le Ministre Justin KONE Katinan

Porte-parole du Président Laurent Gbagbo

  

Bureau complet du Fpi tel que présenté à la passation de charges

septembre 9, 2013 16 commentaires

Image

 

PRESIDENCE

Président : Pascal Affi N’Guessan

1er vice-président chargé de la stratégie et de la politique générale du parti : Abou Drahamane Sangaré 

2ème vice-président chargé de la vie du parti : Mme Simone Ehivet Gbagbo

3ème vice-président chargé de la politique économique et financière : Miaka Ourreto Sylvain 

4ème vice-président chargé des relations avec les élus : Abouo N’Dori Raymond 

5ème vice-président chargé de la défense et de la sécurité : Amani Michel N’Guessan

6ème vice-président chargé des études, des recherches et de la documentation du parti : Lida Kouassi Moïse

7ème vice-président chargé des relations extérieures : Kodjo Richard

8ème vice-président chargé de la réconciliation, de la cohésion sociale et de la stratégie électorale : Dano Djédjé Sébastien

9ème vice-présidente chargée de la mobilisation et de l’organisation du parti : Mme Lorougnon Marie Odette Gnabry 

10ème vice-président chargé du suivi de l’action gouvernementale : Douaty Alphonse

 

SECRÉTARIAT GÉNÉRALE

 Secrétaire général, porte-parole du parti : Akoun Laurent

1er SGA chargée des relations avec les Institutions de l’Etat : Mme Amon Marthe Ago

2ème SGA chargé du suivi des programmes de sortie de crise : Ettien Amoikon Henri

3ème SGA chargé de la doctrine et de la communication : Dédy Sery

4ème SGA chargé des relations avec les syndicats et les organisations de masse : Gnaoulé Oupoh Bruno

5ème SGA chargée de la politique avec de la famille, de la femme et de l’enfant : Bamba Massani

6ème SGA chargé de la formation politique : Kouassi K. André

 

SECRÉTARIATS NATIONAUX TECHNIQUES

S.N chargé de l’administration et de l’organisation des manifestations du parti : Koné Boubakar

S.N chargée de la politique de santé publique et de la lutte contre le SIDA : Christine Adjobi 

S.N chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Pr. Kata Kéké 

S.N chargé des ressources humaines : Koulibaly Seydou

S.N chargée des relations avec les partis politiques : Mme Agnès Monnet

S.N chargée des relations avec les structures spécialisées et d’activités : Mme Dedy Adèle

S.N chargé de la politique de la ville et du cadre de vie : Djédji Amondji Pierre

S.N chargée de la politique des infrastructures économiques et des transports : Mme Yvonne Bouabré

S.N chargé de l’administration du territoire et de la décentralisation : Gnépa Barthélémy

S.N chargée de la diaspora et des représentations du FPI à l’extérieur : Mme Brigitte Kuyo

S.N chargé de l’urbanisme, du logement, de l’hydraulique et de l’assainissement : Tihi Kpaho Victor 

S.N chargé de l’économie et des finances : Diégba Kotro Blaise

S.N chargé des mines et de l’énergie : Agnéro Paul Wood

S.N chargé de la mondialisation et des politiques d’intégration : Pr. Gnagne Yado 

S.N chargée des finances et du patrimoine du parti : Mme N’Guessan Simone

S.N chargé des banques, des assurances et de la micro-finance : Kané Ladji

S.N chargé de l’industrie et du secteur privé : Koffi Jean

S.N chargé de la politique du commerce : Sokouri Bohoui

S.N chargée de l’administration publique et de la bonne gouvernance : Mme Appia Sophie

S.N chargé de l’agriculture : Tiacoh Thomas

S.N chargé de la justice et des libertés : Sery Gouagnon

S.N chargé de l’innovation technologique, de la normalisation et du management de la qualité : Koko Konan Armand

S.N chargé de la population, des programmes de reconstruction et du développement solidaire : Tchéidé Jean-Gervais

S.N chargés de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale : Pr. Koffi Dadier Pierre / Mme Anidié Ohou Laure Yvette

S.N chargées des victimes de guerre, des refugiés et des exilés : Mmes Pierrette Bléhidé / Kapet Elisabeth

S.N chargé du suivi de l’action gouvernementale : Zagol Claude

S.N chargé de la solidarité et des affaires sociales : Kouakou Krah

S.N chargés des élections : Tapé Kipré / Mme Assouma Juliette

S.N chargé de l’éducation préscolaire, primaire et secondaire générale : Kessié Mathias

S.N chargé de l’enseignement technique, de la politique de la formation professionnelle, d’insertion des jeunes et de la promotion des cadres du parti : Bih Emile

S.N chargé de la reforme foncière et du développement rural : Dua Kobenan Camille

S.N chargé de la communication et du markéting politique : Bamba Franck Mamadou

S.N chargé de la politique de l’environnement et des eaux et forêts : Akoï Innocent

S.N chargé de l’alphabétisation et de la vie scolaire : Mme Kassi Lucie

S.N chargé de la culture : Guehoun Augustin

S.N chargé de l’animation socio-culturelle et des activités extra-politiques : N’Guessan Lavry

S.N chargé de la politique de la jeunesse, des sports et loisirs : Koua Justin

S.N chargé du tourisme et de l’artisanat : Coulibaly Yiriba                                                 

S.N chargé de la politique de l’emploi : Yao Bi Iridié Alphred

 

SECRÉTARIAT NATIONAUX CHARGES DES RÉGIONS

 

S.N chargés des fédérations de la région des Savanes : Dabaté Beh / Coulibaly Yacouba

S.N chargé des fédérations de la région du Denguélé : Mme Koné Fatou / Fofana Ibrahima

S.N chargé des fédérations de la région du Bafing : Diomandé Kessé

S.N chargé des fédérations de la région du Worodougou : Kouyaté Sory

S.N chargé des fédérations de la région des Montagnes : Zéréhoué Edouard

S.N chargé des fédérations de la région du Moyen-Cavally : Gnahet Edouard

S.N chargé des fédérations de la région du District d’Abidjan : Diomandé Mami / Bessé Guy 

S.N chargé des fédérations de la région du Haut-Sassandra : Daléba Zozoro Jules / Yué Bi Séhi

S.N chargé des fédérations de la région de la Marahoué : Kolou Bi Youan

S.N chargé des fédérations de la région du Zanzan : N’Guettia Yao Kouman

S.N chargés des fédérations de la région du Moyen-Comoé : Kouadio Kablan Jean-Baptiste / Ekra Diaponon

S.N chargés des fédérations de la région du N’Zi-Comoé : Dongo Assanvo / Ader Ya Kouadio Etienne

S.N chargé des fédérations de la région de l’Agnéby : Gbéroukou N’Cho Benoit

S.N chargé des fédérations de la région des Lacs : Yao Yao Jules 

S.N chargé des fédérations de la région du Sud-Comoé : N’Guetta N’Guetta

S.N chargés des fédérations de la région du Fromager : Bili Gballou / Oréga Youpkpo

S.N chargés des fédérations de la région du Bas-Sassandra : Libi Koita Vincent / Wayou Claude

S.N chargés des fédérations de la région du Sud-Bandama : Dakouri Djaléga / Adja Jules

S.N Chargé des fédérations de la région des Lagunes : Mobio Akichi Joseph

S.N Chargés des fédérations de la région de la Vallée du Bandama : Kouassi N’Dri Pierre / Traoré Okali / Konan Kouakou Augustin

 

Grande marche à Paris le 7septembre 2013 pour exiger la libération du président Gbagbo

septembre 3, 2013 Laisser un commentaire

Laurent Gbagbo, vecteur indispensable de la Réconciliation en Côte-d’Ivoire.

De l’impossible réconciliation version Alassane Ouattara

Image

 

Plus de deux ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts en Côte d’Ivoire selon les chiffres officiels, le processus de réconciliation nationale dans le pays est dans l’impasse et les polémiques régulières à ce propos ne font qu’élargir davantage le fossé entre le pouvoir et son opposition significative portée par les partisans de Laurent Gbagbo.

Bien que devant la presse nationale et internationale, le régime Ouattara présente la réconciliation comme un chantier prioritaire, ses gages de bonne foi peinent à se concrétiser dans les faits laissant penser à un simple slogan destiné à séduire les bailleurs de fond et polir l’image d’un pouvoir réticent à protéger les libertés individuelles et collectives. Par conséquent, les deux entités mises en place par les tenants du pouvoir à savoir, la Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR) et le Programme National de Cohésion Sociale (PNCS), ont échoué à la réalisation de l’objectif qui était d’œuvrer à la réconciliation des ivoiriens.

Aussi paradoxale que cela puisse paraitre, le premier obstacle à la réconciliation en Côte d’Ivoire est d’abord sa conception par le gouvernement Ouattara qui multiplie les arrestations arbitraires, les extraditions et défend la justice des vainqueurs sans omettre le rattrapage ethnique. Tandis que plus de sept cent détenus militaires et politiques partisans du président Gbagbo croupissent dans les prisons du pays, aucune personne du camp Ouattara n’est inculpée en dépit du fait qu’une commission d’enquête mise en place par le pouvoir impute plus d’un millier de crimes aux Dozo et forces rebelles principalement à l’ouest du pays.

En effet, comment peut-on parler de réconciliation si l’on enregistre plus de 700 prisonniers politiques et des milliers d’exilés et de réfugiés? Comment peut-on parler de réconciliation au sein d’un climat d’insécurité persistant et d’un désarmement sur toute l’étendue du territoire qui est très loin d’être effectif? Comment parler de réconciliation alors que l’on procède à des arrestations arbitraires reposant abusivement sur le motif d’atteinte à la sûreté de l’Etat? Comment parler de réconciliation lorsque l’insécurité ambiante a un impact direct sur la situation économique délétère et morose du Pays?

Les Ivoiriens aspirent à une Réconciliation Vraie et sincère. Certes la récente liberté provisoire accordée à douze(12) prisonniers politiques pro-Gbagbo est un signe de décrispation à saluer mais il n’empêche que 750 personnes croupissent encore dans les geôles de Ouattara du fait de leurs opinions politiques et de leur appartenance ethnique. La libération de tous les prisonniers politiques et le retour d’exil de ceux qui ont dû fuir afin que l’on n’attente à leur vie sont des conditions à la réconciliation.

Mais, il n’y a qu’un acte ultime qui puisse conduire à une Côte d’Ivoire apaisée, réconciliée, fraternelle et solidaire : La libération du président Laurent Gbagbo. Sa libération et son extraction inconditionnelles de l’univers carcéral dans lequel il est plongé à La Haye (alors que l’on peine à trouver des preuves motivant sa détention) marqueront à coup sûr le commencement de la réconciliation véritable tant attendue par le peuple Ivoirien. Oui, Laurent Gbagbo est le vecteur indispensable de la Réconciliation en Côte d’Ivoire car la crise a bien opposé Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo alors il appartient aux deux d’instaurer un dialogue direct qui rassure leurs partisans respectifs et consolide le retour de l’entente du nord au sud et de l’est à l’ouest du pays.

À l’initiative commune de la délégation France de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) et du CRI panafricain, à Paris le samedi 7septembre 2013, est organisée une marche. Départ de la place Clichy à 13H30 pour une arrivée à la gare du nord.

Nous voulons par cette démarche, rappeler et réaffirmer avec véhémence que la condition sine qua none, le socle, le gage d’une réconciliation nationale vraie et d’une Paix véritable sont son excellence le Président Laurent Gbagbo. Les ivoiriens de la diaspora par cette marche patriotique viennent réitérer leur attachement au Dialogue, à la Paix et à la Réconciliation en actes et en faits concrets en Côte-D’ivoire. Il est temps de passer du slogan à l’effectivité!!! La Côte-d’Ivoire a un besoin ardent de toutes ses filles et de tous ses fils, surtout des plus illustres pour se restaurer et se reconstruire… Libérez le président Laurent Gbagbo, vecteur indispensable de la Réconciliation en Côte-d’Ivoire.

 

Source : service de communication Ung France

Catégories :Uncategorized Étiquettes : , , ,