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COTE D’IVOIRE,Augmentation des frais d`inscription dans les Universités : Blé Goudé écrit à Guillaume Soro

juillet 30, 2012 2 commentaires

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Monsieur le président et ancien compagnon de lutte,

 

je voudrais humblement vous demander de bien vouloir excuser le caractère peu protocolaire de cette correspondance. Comme vous le savez, mon statut actuel ne m’offre que cette voie pour vous faire parvenir mon cri de cœur. Loin de moi, l’intention de vous juger publiquement; je n’en ai ni les moyens, ni la capacité. Mais ce que mes yeux ont lu et que mes oreilles ont entendu au sujet de l’augmentation drastique des frais d’inscription dans les universités de notre pays, oblige mon regard à se tourner vers vous. Je le fais aussi pour des raisons historiques.

 

 

 

Monsieur le président , 
De mon lieu d’exil, je viens d’apprendre qu’il a été notifié aux étudiants de Côte d’Ivoire et à leurs parents, la décision d’augmenter les frais d’inscription qui passent désormais de six mille francs CFA à cent mille francs CFA , deux cents mille francs CFA et trois cents mille francs CFA selon les cycles. Comme beaucoup d’Ivoiriens, je suis choqué et sidéré par une telle décision. 
Monsieur le président et cher ancien compagnon de lutte,
 Cette décision d’augmentation des frais d’inscription constitue à n’en point douter, une remise en cause des acquis de notre combat que nous avons mené en faveur des étudiants issus de familles aux revenus modestes( familles pauvres) quand nous étions les dirigeants du principal mouvement étudiant à l’époque . Par le truchement de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ivoire (FESCI), Nous avons fait grève, meetings, sit IN, grève de la faim afin d’obtenir une réduction des frais d’inscription qui étaient de six mille francs. Nous avons même fait la prison pour cette cause en faveur des enfants des pauvres dont nous étions les portes voix.

 

Pour nous, il fallait faire sauter les goulots d’étranglement, car la pauvreté ne saurait constituer un frein à l’éducation. Les élèves et étudiants, nos camarades, nos seuls soutiens à l’époque, ont cru en nous et ils ont souffert le martyr avec nous. Grâce à leur détermination, les frais d’inscription n’ont pu connaître une augmentation malgré les multiples tentatives de l’administration d’alors.

 

 

 

Monsieur le président, 
Ancien dirigeant d’étudiants, vous êtes aujourd’hui le président de l’Assemblée Nationale d’un pouvoir sous lequel les frais d’inscription viennent d’être augmentés à plus de 1600%. Cette décision est prise dans une Cote d’ivoire post crise où la pauvreté gagne du terrain, avec son cortège de cherté de la vie, de licenciements. C’est pourquoi je m’interroge: Quel problème le pouvoir veut il solutionner en procédant à une telle augmentation? Quel diagnostic de l’école avez vous posé au point d’aboutir à une telle solution, qui a y regarder de près, me semble plus meurtrière que le problème lui même ? Est-ce la voie que le pouvoir a choisie en vue de donner les chances égales aux enfants de notre pays pour l’accès à l’éducation ?

 

 

 

Monsieur le président, 
 Même si nos visions et positions actuelles nous opposent, il est indéniable que nous avons en commun, notre passé de militants pour de meilleures conditions d’études et de vie des élèves et étudiants. C’est pourquoi, je vous invite à dire « non » à cette solution de destruction massive de l’intelligentsia. Elle est un frein d’accès à ce temple de connaissances, qu’est l’université pour les enfants de pauvres. Pour une famille pauvre qui enregistre un bachelier, avec un étudiant en maîtrise, la joie risque de se transformer en en des funérailles, puisqu’il va falloir réussir à débourser la bagatelle somme de quatre cents mille francs CFA pour inscrire les enfants à l’université, sans compter les frais de fournitures scolaires, de transport, de restauration , d’hébergement, etc…

 

 

 

Monsieur le président, 
Comme vous pouvez le comprendre aisément, la solution n’est pas appropriée.
 Et le mécontentement se lit sur les visages apeurés des parents d’élèves et étudiants. Quant aux étudiants, eux même ne peuvent publiquement dénoncer cette décision, de peur de représailles de la part des FRCI. C’est pourquoi je me tourne vers vous, monsieur le président et ancien compagnon de lutte. Vous n’avez pas le droit de vous taire. Car le silence à souvent des relents de trahison et de complicité. Pour le respect de la mémoire de KPEA DOMIN, assassiné le 02 mars 1990, Akpélé AKpélé Marcelin, Elélé Sombo Mages, deux étudiants morts respectivement en janvier 1997 et en mai 1998, sous votre mandat, pour cette cause, vous devez dire « non » à cette décision. L’homme politique doit savoir se fidéliser aux mécanismes des idées et de la constance qui doivent être le moteur de son action. C’est pourquoi, au nom de notre combat commun contre la souffrance des élèves et étudiants, et Au delà de tout calcul politicien, je vous invite à dire « NON ». Les anciens étudiants de la génération de Martial Ahipeaud, Eugène Djué, Jean Blé Guirao, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu, feu Kuyo Serges, Koffi Serges, Mian Augustin , vous regardent.

 

 

 

Monsieur le président, prenez rendez vous avec l’histoire, car elle aussi vous regarde. 
Tout en vous traduisant ma gratitude pour le temps que vous avez pris pour me lire, et dans l’espoir que mes propos trouveront auprès de vous un écho favorable, veuillez agréer , monsieur le président, l’expression de mes sentiments respectueux.

Fait le 29juillet 2012

 

De mon lieu d’exil
 Charles Blé Goudé
 Ancien dirigeant étudiant
(1998-2000) 
 Opposant en exil forcé

 

COTE D’IVOIRE : L’AN 1 DE LA CDVR, LES IVOIRIENS UNANIMES : NON, OUATTARA NE VEUT PAS DE LA RECONCILIATION

juillet 17, 2012 1 commentaire

Le lundi 16 juillet 2012, Radio France internationale RFI , au cours de son émission quotidienne « Questions d’actualités « de Juan Gomez a , pendant 20 Mn , invité ses auditeurs à faire le bilan de la Commission Dialogue ,Vérité et  réconciliation (CDVR) de Charles Konan Banny ,un a après son installation par Alassane ,Ouattara . De manière unanime, incisive et sans détours le constat a été le suivant : On ne peut pas  faire le bilan d’une action qui n’a pas eu lieu .Décryptons …

Réconcilier, c’est l’acte qui consiste à remettre en accord, en harmonie, des personnes qui étaient brouillées ; dit l’encyclopédie de la langue française. En politique l’acte de réconciliation relève de la grandeur, de la transcendance, de l’humilité, de l’élégance. Le Président Laurent Gbagbo enseigne même que la politique est un métier. Il y croit si fort  qu’il était en train d’achever un livre ayant précisément pour titre  « La politique est un métier » .C’est connu, chaque métier requiert des prédispositions,  des qualités qui sont pour la plupart innées ; Or justement, Alassane Ouattara qui veut faire la politique dans notre pays, n’a rien d’un  homme politique. La Politique au noble sens du terme, faite  à la fois de grandeur, de dépassement, d’humilité, de pondération, de mesure, de discernement, de don de soi, de transcendance.

Non, en vérité, Alassane Ouattara  ne veut de la réconciliation en Cote d’ivoire .Ne lui en voulez pas, il n’en a ni la culture  ni la volonté.

En effet  en créant la commission Dialogue verité et réconciliation  au lendemain de son installation au pouvoir et en choisissant  Konan Banny flanqué de Desiré Tanoé et Boubakar Fofana pour l’animer, Ouattara remplissait contre son gré une obligation de ceux qui l’ont mis à la tête de la Côte d’ivoire. Ces derniers, après avoir lourdement investi dans la déstructuration de la Côte d’Ivoire avaient tout logiquement besoin d’un rapide retour sur investissement nécessitant un climat apaisé pour les affaires. Le point d’achèvement de l’initiative PPTE  était aussi dans le pipe line avec ses conditionnalités multiples. Voila. Au delà de ces considérations d’intérêts financiers, rien  d’autre n’intéressait Ouattara. Pour lui ,pour la France de Sarkozy, son Parti le RDR ,ses alliés de circonstance du RHDP et pour sa cohorte de thuriféraires, tant que Gbagbo sera à la Haye ,ses principaux lieutenants en prison ou en exil, son Parti mis sous le boisseau ,ses militants écrasés pas la terreur, la  presse de l’ opposition fonctionnant avec le couperet de la sanction de fermeture  à la gorge ,un parlement  et une justice aux ordres …  mieux il gouvernera tranquillement . Il ne faut donc pas se tromper d’analyse. Suivez en ce moment les déclarations des dirigeants de son parti  le RDR dans les bases à propos de l’éventualité de la libération de Gbagbo lors du procès du 13 aout à la CPI. Pour eux Laurent Gbagbo doit mourir à La Haye. A défaut, s’il est libéré, que l’atmosphère électrique d’Abidjan à créer, faite de terreur, le dissuade à regagner la terre de ces ancêtres en pleine convulsion d’occupation. Comptabilisez le nombre de mandats d’arrêt qui continuent d’être lancés , les arrestations , enlèvements, et assassinats dans tout le pays ,plus d’un an après l’avènement de ce régime d’exception. Vous aurez tout compris !!!

Non, Ouattara ne veut pas de la réconciliation en cotre d’ivoire. Aucun discours, aucune action, aucun geste ne présentent une inclination à la décrispation, à la concorde  de la part d’un chef d’Etat qui en a la l’obligation constitutionnelle. Le simulacre de dialogue de Grand  Bassam avec les partis et mouvements du CNRD, les rencontres du Premier Ministre Ahoussou Kouadio Jeannot avec le FPI, obéissent beaucoup plus  à des agendas précis  pour lesquels certaines  poignées de main  et photos de famille sont convenantes ; Hier c’était pour le PPTE, aujourd’hui c’est assurément pour la tournée de Ouattara à l’extérieur et enfin sa rencontre avec le Président Français  François Hollande. Sans plus.

Au total on  observe que les différents discours malicieux sur la réconciliation en Côte d’ivoire sonnent faux. Aussi, les ivoiriens qui dans leur majorité subissent au quotidien en silence  le poids de la dictature de Ouattara  savent que leur salut réside dans leur capacité à transformer cette résistance en énergie libératrice de la côte d‘Ivoire. Nécessairement.

Yves Komenan

Correspondance particulière

CLASSEMENT DES HOMMES LES PLUS RICHES DE LA TERRE : SORO GUILLAUME, ‘’NOTRE RICHE’’ QUE LE MAGAZINE FORBES IGNORE!

juillet 11, 2012 12 commentaires

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Soro Guillaume, a défaut d’hériter de son père( au centre en tenue bleu),a certainement reçu une aide divine.

Fondé en 1971 par Bertie Charles Forbes, le magazine américain du même nom dresse chaque année la liste des personnalités les plus riches au monde. Jusqu’à présent, leur classement a rarement été remis en cause aussi bien par les sélectionnés que par leurs lecteurs. Cependant, l’on doit dénoncer sa discrimination à l’égard de l’un des nôtres. Il s’agit bel et bien du président de l’assemblée nationale de notre pays, le jeune Guillaume Soro. Comment comprendre en effet que des nigérians, des Sud Africains, etc. soient régulièrement classés faisant la fierté de leurs compatriotes et que pour une fois qu’un ivoirien mérite amplement d’y figurer, l’on observe cette injustice criarde ?

Il est vrai que notre Soro national n’a pas la fortune de Bill Gates, mais il n’en est pas pour autant très loin. Il en a donné la preuve récemment sur Rfi dans l’émission ‘’débat africain’’ de l’animateur Alain Foka. A la question du journaliste de savoir qui finançait la rébellion qui a endeuillé le pays en 2002, notre champion a répondu sereinement ‘’j’étais mon patron’’. Ce qui signifie clairement qu’il est celui qui a financé et dirigé cette armée. Je suis sur que vous commencez à comprendre le sens de mon indignation ? Si non, alors il me faut approfondir.

Un petit tour sur Google m’a permis de savoir qu’une kalachnikov AK47 coute en moyenne 695 euro, soit 451.725 francs Cfa. Au début de son périple sanguinaire, notre homme revendiquait près de 20.000 combattants, donc il aura du dépenser environ 9.034.500.000 pour les équiper chacun d’une arme. A cela, il faut bien sur ajouter les autres armes et équipements nécessaires pour ce genre d’aventure c’est-à-dire les lance-roquettes, les véhicules pick-up et autres, les munitions des différentes armes, les moyens de communication etc. pour comprendre que cet ivoirien réunit toutes les conditions prouvant sa grande richesse.
Mais il faut surtout préciser qu’il a encore tout seul entretenu ses hommes pendant 10 ans, soit de 2002 à l’année 2012 qui verra la prise de pouvoir de Dramane Ouattara. Il a bien fallut que ses hommes reçoivent des payes puisqu’ils n’ont commis aucun crime économique – aucun d’entre eux n’est poursuivi pour cela – pour se nourrir, se soigner, prendre soin de leurs familles respectives entre autre.
Là où certains pays africains sont incapables de mobiliser une telle armée avec une puissance de feu aussi forte, Soro Guillaume l’aura réussi tout seul sur fonds propres malgré la crise économique que traverse le monde entier.

Il est certes vrai que le magazine précise à chaque classement l’origine des gains de ses lauréats et que notre candidat est un jeune étudiant ayant à peine achevé une licence d’anglais mais à sa décharge, il faut retenir qu’il a hérité d’un mécène qui préfère rester dans l’ombre pour mieux aider les personnes dans le besoin. Dans ce cas donc, la richesse de Soro est non seulement prouvée, mais l’origine est aussi très claire.

Nous attendons donc que ce populaire et plutôt crédible magazine corrige assez rapidement sa méprise contre notre compatriote surtout qu’il n’est pas Blé Goudé pour croire que l’on peut gagner des combats les mains nues. Il pourrait pour se faire justice financer une rébellion plus importante contre ce magazine comme le lui a conseillé Victor Hugo (sic !)

NB : Il n’est pas nécessaire pour Soro d’envoyer ses hommes a mes trousses afin de me remercier de m’approprier sa cause. C’est un devoir de concitoyen.

MME JACQUELINE CHAMOIS, MÈRE DE MICHEL GBAGBO, DÉTENU ILLÉGALEMENT EN CÔTE D’IVOIRE DÉNONCE LA RÉCEPTION DU REBELLE SORO GUILLAUME PAR LE PRÉSIDENT DU PARLEMENT FRANÇAIS

juillet 2, 2012 1 commentaire

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Il me parvient que Monsieur Guillaume SORO a fait état sur internet
d’une rencontre avec Monsieur Claude BARTOLONE, Président de
l’Assemblée Nationale française, qui devrait avoir lieu ce lundi 2 juillet
2012, à 15h, à l’Hôtel de Lassay, à Paris.
Cette audience me paraît, en tant que citoyenne française mère d’un
ressortissant français détenu depuis le 11 avril 2011 d’abord à Abidjan,
puis à Bouna, choquante et scandaleuse. Elle est en totale contradiction
avec le « changement » annoncé par les nouvelles autorités françaises,
notamment en ce qui concerne le traitement de la question ivoirienne, et
plus largement avec la défense des droits de la personne humaine.
Mon fils, Michel GBAGBO a été enlevé le 11 avril 2011, et détenu
illégalement pendant des mois par des hommes sous l’autorité de
Monsieur Guillaume SORO. Une plainte avec constitution de partie civile
pour enlèvement, séquestration, et traitements inhumains et dégradants,
a été déposée le lundi 25 juin 2012 devant le doyen des juges
d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris par Maître Habiba
Touré, son avocate, dans le cadre de cette affaire.
Les autorités françaises en sont informées, et ne peuvent ignorer le rôle
de Monsieur Guillaume SORO dans les faits criminels qui lui sont
reprochés.
J’exhorte donc Monsieur Claude BARTOLONE, Président de
l’Assemblée Nationale, à ne pas recevoir le geôlier d’un ressortissant
français qui demeure détenu du seul fait de son patronyme.
Il revient au quatrième personnage de l’Etat de protéger et servir les
intérêts de ses concitoyens, et certainement pas de recevoir leur
tortionnaire.

Fait à Paris, le 2 juillet 2012
Madame Jacqueline CHAMOIS
Mère de Monsieur Michel GBAGBO,
Citoyen français prisonnier d’opinion en Côte d’Ivoire

PPTE: POURQUOI LE REGIME DE DRAMANE S’ENTETE T-IL A MENTIR AUX IVOIRIENS?

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La Cote d’Ivoire vient d’obtenir le PPTE, en un mot, le monde entier est désormais d’accord que nous sommes un pays pauvre incapable de payer ses dettes et pour cela, des annulations nous ont été offerte par les bailleurs de fonds internationaux. A dire vrai, cette annulation est la conséquence d’un long processus entamé sous le président Bédié qui a son arrivée au pouvoir en 1993 avait trouvé une dette colossale sur l’ardoise du pays et il le dit lui-même dans son livre Les Chemins De Ma Vie.

Mais par un tour de magie dont notre grand économiste a le secret, l’annulation des dettes est devenue une pluie de milliards sur le pays. Depuis quand des dettes que l’on vous annule parce que vous n’êtes plus a mesure de les pays peuvent devenir subitement de l’argent frais que vous aller injecter dans l’économie ?

COMBATTONS DRAMANE AVEC NOS ARMES (BRISONS LA PEUR)

juillet 1, 2012 3 commentaires

Je me suis accordé un moment de répit ces derniers jours afin de réfléchir à notre lute, à la direction que nous empruntons et à sa finalité.
Cette introspection m’a permis d’avoir les réponses aux questions que je me posais et je suis en mesure d’écrire en ce jour qu’il nous faut abandonner toute idée de coup d’état contre ce despote. Non pas qu’il ne le mérite pas ! Loin de là. Je crois même qu’il mériterait un coup d’état toutes les 15 mn mais des raisons subjectives et objectives justifient ma position désormais.

Au nombre des raisons subjectives, je citerai notre idéologie politique. Quoi que l’on dise, le président Gbagbo est l’un des rares opposants africains à avoir toujours renié la voie des armes pour prendre celle de l’alternance pacifique et démocratique. Je ne crois donc pas que ce serait faire honneur à sa réputation que de former et entretenir des bandes armées. Bien au contraire, cela serait aux antipodes de ce qu’il nous a inculqués dans notre marche avec lui toutes ces décennies. La jeunesse d’aujourd’hui dans notre pays est le résultat de la formation politique et idéologique que lui a donné le FPI. Nous ne pouvons nous réclamer du Président Gbagbo et refuser de suivre la voie qu’il nous a toujours indiquée et qui lui a permis d’arriver au pouvoir. Alors l’on pourra me rétorquer que cette voie a des limites puisqu’elle l’a conduit en prison à La Haye mais ce serait rejeter tous les acquis que nous avons obtenus sur le chemin de la lutte démocratique.

Au titre des raisons objectives, je dirai que nous avons en face de nous les spécialistes de coups de force. Le premier de Dramane remonte à 1993 à la mort de Président Houphouët quand il tente d’usurper le pouvoir d’état. Plusieurs autres tentatives viendront meubler le paysage politique ivoirien avant celle de 2002 qui se muera en rébellion armée et qui aboutira au renversement du Président légitime et légal de notre pays en 2011. Ceux que nous avons en face sont le pur produit des coups d’états, ils en ont donc le reflexe et l’expertise. Aujourd’hui, tous ceux qui s’aventureront sur cette voie seront à un moment donné renié par les populations ivoiriennes car une guerre, l’on sait quand elle commence mais ignore quand elle finit.

La vérité est qu’aujourd’hui, c’est Dramane qui tire profit de toutes les tentatives de coup de force de sorte même que lorsqu’il n’y en a pas, il en crée comme l’assassinat de ces casques bleus afin de se présenter comme la victime et nous les bourreaux, les va t’en guerre. Tant que nous serons, dans cette logique, nous ne ferons que ternir l’image du Président Gbagbo et détériorer d’avantage notre image auprès des quelques amis que nous avons dans le monde.
Ne commettons pas la même erreur que les rebelles qui dans leur soif d’écourter le plus rapidement possible le mandat du vieux lui auront permis de faire 10 ans au pouvoir sans élections. C’est la réalité objective !

Les patriotes ivoiriens doivent briser la peur pour dénoncer les exactions des forces armées de Dramane Ouattara

Devons nous dans ce cas laisserDramane diriger tranquillement et faire de la CI ce que bon lui semble ? Devons nous accepter ses massacres, ses exactions, son génocide du peuple Wè ? Je dis non et encore non ! Nous devons le combattre sur le terrain qu’il maitrise le moins, c’est-à-dire celui de la politique.
Concrètement, nous devons mettre l’accent sur le social comme avait su le faire l’opposition face au Président Houphouët en attisant le front social. Nous devons être auprès des victimes des exactions, aux cotés des licenciés des différentes sociétés d’état, avec les balayeuses des rues d’Abidjan que le pouvoir abuse. En un mot, nous devons être avec les opprimés du régime de Dramane. Là où il instrumentalisera la force, nous lui répondrons par le front social.

Les bons observateurs de la vie politique africaine constateront que Dramane applique la même recette que Blaise Compaoré au Burkina qui lui a permis de se maintenir au pouvoir durant toutes ces années. Cette méthode consiste à traumatiser la population afin de tuer en elle toute idée de révolte. Il s’agit de mater à outrance toute contestation afin de s’accaparer le pouvoir et en jouir à satiété. Nous devons combattre ce dessein à peine avoué de ce régime.

C’est pourquoi, les amis de ACC m’aideront à créer un blog – en plus de celui de Prisca Stani qui abat un remarquable travail – qui sera exclusivement consacré aux exactions du régime sanguinaire de Dramane. Naturellement, je ne pourrai pas l’animer tout seul et c’est pourquoi, tous les résistants qui vivent au pays devront contribuer à sa vitalité. Il s’agit à compter de ce jour de construire la révolution en image. Il nous faut filmer tout ce que nous constaterons comme travers de ce régime. Ses mensonges, ses allégations etc. Lorsqu’il fait croire par exemple que la Corniche a été réparée, nous devons fournir en image les preuves du contraire (Merci à Alain Dohi Bi qui a déjà entamé ce travail). Lorsqu’il fait croire que le pays est en chantier avec la construction des ponts et autres, nous devons répondre avec nos preuves filmées. Lorsque des jeunes sont enlevés nuitamment, et que nous en sommes témoins, nous devons filmer de notre cachette pour large diffusion, nous devons filmer les villages déserts de l’ouest de notre pays qui se sont vidés à cause des massacres contraignant les populations à vivre en brousse. En un mot, nous ne devons plus nous contenter de relater, nous devons fournir les preuves de nos constats et me les envoyer pour publication. Nous devons faire de ce blog une plate forme de référence pour toutes les personnes de par le monde qui souhaitent avoir les preuves de la mauvaise gouvernance de ce régime. Je vous engage à entamer ensemble cette aventure qui j’en suis sûr portera des fruits palpables dans peu de temps.

Patriotes de CI, je sais pouvoir compter sur votre détermination et votre courage! OVAJAB