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Refuser la banalisation de l’injustice et de la dictature par Ouattara en Côte d’Ivoire


L’arrestation du jeune Koua Justin, qui vient s’ajouter à près de 1000 prisonniers politiques dans le pays, interpelle à plusieurs titres justement évoqués par l’expert indépendant de l’ONU. Cependant, ce qui inquiète au-delà de toutes les raisons qui peuvent être évoquées, c’est le sentiment d’une certaine acceptation de la répression systématique, comme une nature, que cela donne à l’observation. Certes, Ouattara et l’ensemble de son régime, ont démontré une détermination sans précédent dans la violence, qui doit raisonnablement faire peur. Pour autant, faut-ils’en « accommoder » et laisser faire, quand nous avons œuvré pendant 10 ans pour la tolérance, quand finalement, à force, chacun de nous, même parmi ses partisans, finira par être une cible, tant les raisons des abus liberticides ont dépassé les limites de l’imagination moyenne. Comme dit le proverbe Mahouka « c’est l’excès et l’abus qui ont rendu la mer amère » !« Dana timi lêh n’a badji gboya là » (littéralement : c’est dépasser les limites qui rendu la mer imbuvable) ! Et grâce à cette politique haineuse, la Côte d’Ivoire est vue comme « un pays en implosion » par les experts en sécurité internationale ! Étonnant? Et pourtant, certains parlent d’élections en 2015 ? Où ? Dans ce pays de Ouattara ?

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L’arrestation de Koua Justin semblait prévisible, tant ce jeune restait la seule voix encore déterminée à apostropher un état répressif, liberticide, et déstructuré, malgré les apparences. Ce jeune homme était, à force, devenu l’espoir d’une opposition courageuse et véritablement expressive de la vraie pensée d’une opposition digne de ce nom dans un environnement politique comme le nôtre. Car, franchement, que pouvait ce régime espérer d’autres que la diatribe déterminé d’un jeune politicien meurtri dans sa capacité à exercer sa fonction d’opposant ? Aller en prison n’est pas un objectif politique et mettre les opposants en prison ne peut constituer un programme de gouvernement. Hélas, comme cela nous est donné de le voir dans notre pays, il semblerait que de part et d’autre de l’échiquier politique national, il soit désormais convenu que la prison est un fait normal pour les uns et un outil privilégié pour les autres, surtout, depuis la prise de pouvoir de Ouattara et ses soutiens, sans que cela ne paraisse remettre en cause les fondements universels d’une société politique démocratique. La peur des uns favorisant l’abus des autres, ou vice versa, nous rentrons dans une forme de banalisation de l’injustice d’un état sans boussole, face à une opposition sans idée, pour voir s’enraciner une dictature qui laisse la porte ouverte à tous ! Quand ce n’est pas la prison, c’est l’exil et l’humiliation, et quand ce n’est ni l’un ni l’autre, c’est le choix d’un silence si étouffant qu’on en entend des gémissements impossibles à contenir. Mais, malgré ces gémissements si lourds et bruyants, il y a dans l’air, comme un sentiment de résignation. Car, Koua Justin avait été prévenu par l’apprenti sécurocrate et une tentative avait échoué quelques jours plus tôt, pour ne parler que de la toute dernière ! Ainsi, de la même manière que le SG FPI Akoun était fier face à l’adversité,  le SG JFPI Koua est tout aussi fier « d’affronter avec courage » le régime Ouattara et sa justice bien particulière ! Une justice doit-elle d’ailleurs être aussi particulière ? Le FPI et les résistants s’opposent donc avec courage, face à une répression que rien n’arrête, qui ne change pas ses mauvaises habitudes et qui agit toujours pour pousser un peu plus les limites du raisonnable ou de l’acceptable ! Autrement, sans aucune limite, si ce n’est celle de son seul vouloir et de sa volonté d’éliminer totalement toute forme d’opposition, de contestation, de dénonciation et d’interpellation d’un pouvoir qui gouverne pourtant contre tout bon sens, contre les intérêts des Ivoiriens et contre les attentes communes d’un pays dont les populations se taisent pour être fatiguées de souffrir des abus politiques significativement accrues ces dernières années, avec Ouattara. Pas de liberté d’expression, d’opposition, de critiques, d’opinion, sinon, c’est la prison toujours pour les mêmes motifs, sans se fatiguer, « atteintes à la sureté, outrage à, constitution de groupe subversif, volonté de travailler contre, gabgboiste sans honte…. » ! Enfin, on ne se fatigue pas, on met ce qui passe par la tête, en rien, car jamais, personne n’osera en redire.

Notre Côte d’Ivoire, qui a quand même « oser s’opposer au grand Houphouët Boigny », le fondateur et garant de l’éternelle françafrique, n’arrivons même pas à faire sentir à Ouattara que sa vision de la politique et de la gestion du pouvoir n’est pas acceptable pour nous et risque, surtout, surtout, de plonger le pays dans une crise plus grave, plus profonde et plus meurtrière ? Et qu’il serait mieux inspiré de revoir sa philosophie de la chose, ou ses valeurs en la matière, on se qu’il croit être sa trop grande puissance ? Enfin, entre nous, pourquoi devrions-nous accepter  tant de violence et abus de la part d’un pouvoir quel qu’il soit ? Pourquoi devrions-nous accepter de vivre dans notre propre pays, comme des exclus de nos propres affaires ? Quand même, subir ainsi, être étouffés, et se taire, comme si l’injustice était devenue si banale et que la dictature et la violence politique et étatique extrême étaient devenues la norme, comme si la mal-gouvernance devait notre destin ou que la médiocrité était une fatalité qui nous conviennent ? Enfin, Grand Dieu, c’est notre Côte d’Ivoire quand même et elle n’a nulle habitude de banaliser la violence, ni la dictature, peu importe l’auteur ! Accepter cela aujourd’hui, quelque soit notre bord, nos convictions, nos choix, Gbagbo, Bédié, Ouattara, ou même Houphouët et Guéi avant, jamais nous n’avons et nous ne devrions nous résigner à combattre l’injustice dans ce pays et étouffer toute velléité de dictature ! Car, l’accepter un tant soit peu, peu importe qui en est la victime, c’est se préparer à en être victime demain. Car, oui, nous savons en Côte d’Ivoire combien de nos montres nous avons dû combattre, avec regrets et rage ! Si Ouattara, aujourd’hui s’en prend avec joie aux partisans de Laurent Gbagbo dans sa répression aveugle et haineuse, que ceux qui exécutent ses basses œuvres ne s’étonnent pas demain d’être les victimes des mêmes méthodes, devenus trop puissants pour avoir exécuté auparavant avec trop de zèle ! N’ont-ils donc pas lu Machiavel ? Oh, il parait qu’on ne lit pas beaucoup de ce côté-ci de la Côte d’Ivoire, trop occupé qu’on est à jouir du pouvoir sans partage et abusif qu’on croit éternel !

Certes, nous en serons tous responsables, car pour certains, nous aurions succombé à nos peurs et pour d’autres, à la jouissance aveugle et haineuse d’un pouvoir qui nous conduit tout droit dans le mur. Mais, au préalable, nous avons la responsabilité d’interpeller, d’avertir, de dénoncer et de mobiliser pour faire arrêter la machine infernale, répressive, injuste et dictatoriale de Ouattara. Nous avons le devoir de dire à Ouattara qu’il ne gouverne pas notre pays, mais gouverne contre note pays. Nous avons le devoir de lui dire et ses amis et collaborateurs avec, ainsi que ses familles, que leur vision de la Côte d’Ivoire n’est pas acceptable. Si nous le faisons pas, et avec détermination et vigueur, nous serons complice de sa haine conte nous-mêmes et responsables, pour ses partisans, du retour du bâton ! Rappelons-le, un montre repu d’absolutisme et aveuglé par le sentiment d’avoir l’horizon sous son nez, finit, toujours, sans aucune exception ou presque, à s’alimenter de ses propres créateurs et de sa propre progéniture ! Et, à ce moment-là, même ses adversaires ont plus de chance de s’en sortir face à sa faim sans borne et sa puissance sans limite, jusqu’à rendre la mer amère ! Et pourtant, il semble que la « mer ivoirienne soit assez amère », même, aux yeux des observateurs extérieurs, que la sagesse commence à gagner ! Nous devons, sans violence, sans excès, sans prétention, mais parce que notre pays en vaut plus que la peine, arrêter Ouattara dans sa folle et aveugle course, qui ignore en réalité notre pays ! Nous devons apprendre à Ouattara que la célébration excessive d’un pouvoir excursionniste et orienté contre ceux qu’il doit servir, finit inévitablement dans des regrets terribles que rien ne peut consoler ! Nous devons surtout, refuser de baisser les bras et courber l’échine face à la violence aussi déterminée que possible de Ouattara et de sa flicaille amatrice médiocre. Refuser cette banalisation qui nous guette, c’est sauver la fraternité dans notre pays et donc éviter que demain ne nous oppose avec violence et sans limite. Empêcher la dictature de Ouattara de prospérer, c’est donner la chance à la démocratie brutalement arrêtée de reprendre la voie de sa croissance et favoriser la construction nationale dans l’unité et la prospérité partagée. Refuser la banalisation du meurtre, du mensonge, du crime, de la corruption et la mal-gouvernance, c’est donner l’espoir que notre pays pourrait exister demain, sur des fondements sains et unificateurs, inclusifs et fédérateurs. Refuser cette banalisation, c’est dire au monde entier que Ouattara se trompe, qu’il trompe tout le monde et qu’il a besoin d’aide. Refuser cette banalisation, c’est aussi et surtout donner une chance à la réconciliation des enfants de notre pays, demain, bientôt et ensemble. C’est pour ce que nous ne devons pas, plus laisser faire ces injustices qui se banalisent trop et dont la survenance n’est même Plus digne de l’actualité bien triste, pourtant de notre pays. Et, ce refus commence par l’exigence première ou de base : libérer tous les prisonniers politiques et libérer Laurent Gbagbo de cette CPI qui avoue elle-même son incapacité à le juger, arrêter l’exclusion et l’injustice systématique et arrêter immédiatement cette répression aveugle et sans raison, car la Côte d’Ivoire n’est pas en danger. Oui leur Côte d’Ivoire est en danger d’implosion, mais la Côte d’Ivoire unifiée n’est nullement en danger, car elle est la vraie, celle que les Ivoiriens désirent et souhaitent construire ! Et dans un tel contexte, des élections doivent être le dernier de nos soucis ! Se taire, c’est encourager, favoriser et enrichir la soif répressive et la dictature que seuls les médiocres choisissent d’appliquer ! Il faut combattre ces médiocres envies de Ouattara et faire en sorte de relever notre pays maintenant et sans concessions aucunes ! Car on ne peut s’accommoder et s’habituer à tous, notamment quand cela concerne nos intérêts communs et la dignité collective que nous devrions partager !

 

Ba Bemba

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  1. Placide Assoumou
    juin 16, 2013 à 12:38

    L’Ivoirien aujourd’hui a peur et se cache pour crier son raz le bol car le regime est assez repressif et il faut dire aussi qu’au dela de ce burkinabe qu’est Ouattara et des rebelles il y a bon nombre de nos freres et soeurs qui continuent a soutenir ouvertement ce regome fasciste. Pour ma part je crois que la liberation du President Laurent Gbagbo sera un tournant decisif a la liberation de la cotedivoire parce qu’a travers sa liberation beaucoup monteront au crenaux et le regime ebranlé fera ce qu’il n’a cesse de faire. Cela sonnera alors la fin de ce regime haineux.

  2. Placide Assoumou
    juin 16, 2013 à 12:40

    L’Ivoirien aujourd’hui a peur et se cache pour
    crier son raz le bol car le regime est assez
    repressif et il faut dire aussi qu’au dela de ce
    burkinabe qu’est Ouattara et des rebelles il y a
    bon nombre de nos freres et soeurs qui
    continuent a soutenir ouvertement ce regome
    fasciste. Pour ma part je crois que la liberation
    du President Laurent Gbagbo sera un
    tournant decisif a la liberation de la
    cotedivoire parce qu’a travers sa liberation
    beaucoup monteront au crenaux et le regime
    ebranlé fera ce qu’il n’a cesse de faire. Cela
    sonnera alors la fin de ce regime haineux.

  3. yobo
    juillet 5, 2013 à 10:22

    arrêtons de dialoguer avec ce pouvoir .ils le savent très bien ,s’ils cèdent à vos conditions ils vont se retrouver dans la boue.tout ce que les ivoiriens attendent de vous (Miaka) un mot d’ordre et c’est parti. nous ne devons pas compter sur l’extérieur si non qu’ on aura perdu les ivoiriens pour rien et la prison pour un rien ….monsieur le président Miaka on attend votre mot d’ordre pour libérer le pays .un homme meurt une fois …Dieu nous protège !! »!!

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