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Archive for mars 2013

« c’est ETTIEN et moi qui avons installé le FPI dans l’Indénié »: FLAGRANT DELIT DE FAUX Soro Guillaume n’a installé aucune structure du FPI dans l’Indénié

mars 21, 2013 1 commentaire

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Dans le journal Notre Voie n°4370 du Lundi 18 Mars 2013 à la page 12,le correspondant d’Abengourou Jean Goudalé écrit un texte dont le titre est SORO Guillaume aux populations d’Abronamoué (Niablé) : « c’est ETTIEN et moi qui avons installé le FPI dans l’Indénié » Quiconque a suivi l’évolution du FPI dans le département d’Abengourou au cours de la première décennie du multipartisme en Côte d’Ivoire peut facilement constater que cette information relève tout simplement de l’intoxication ,de la manipulation et de la falsification de l’histoire récente du FPI dans le N’denien.

 

Ce texte a juste pour objet de restituer la vérité historique, de rendre hommage aux artisans de cette difficile mais passionnante œuvre qui ne sont plus de ce monde, paix à leurs âmes .Citons quelques uns :N’Dori Kouassi (Amélékia),Adjéï Tano Léon (Zaranou),Ehouman Germain(Ebouassué), Kouakou Philippe (Yakassé),Egoua Kouadio(Bettié),Akoi Pierre (Apoisso),Sapim Ataï Claude (Adou) Kadio Morokro Jean (Niablé),Vieux Kouassi (Kodjinan)… Profitons de l’occasion pour saluer ceux qui sont encore vivants et qui ont contribué à l’implantation du FPI à Abengourou sans avoir assumé une fonction officielle.

 

Il s’agit de Sansan Kouaho ( Niablé) ,Brou Adou Pagni et Kouamé Tano Blaise (Yakassé),Kakoutié (Padiégnan),Kablan N e s t o r ( Z a r a n o u ) , V i e u x Kabran(Koitienkro)… Citons enfin certains de ceux qui ont animé les structures du parti dans la région sous la direction du camarade Kadio Morokro Jean :Bosson Kirioua André ,Ladji Camara ,Adou Tano,Ebrottié Kouamé Boa ,N’Guessan Amani Michel,Gbra Kanon Robert ,Adom George ,Kouadio Kablan J.B ;Seri Edouard ,Sié Kobenan ,Kouakou N’Da Adou Jean Paul,maître Kouassi André etc…

 

Après l’autorisation du multipartisme, le 30 Avril 1990, une coordination FPI a été mise en place à Abengourou et était conduite par le camarade Bosson Kirioua André .Elle avait pour tâche de créer les comités de base .Le premier comité de base a été créé en juin 1990 il se dénommait « base Abengourou commerce » et deviendra plus tard base Agnikro. Cette base avait été mise en place par le camarade Kouassi André, qui avait pour adjoint le camarade Edja Bouzou paix à son âme et pour trésorière la camarade Boko Cathérine . Après l’installation des comités de base dans les quartiers de la ville et dans les villages, la première section FPI d’Abengourou a été mise en place, elle couvrait tout le département d’Abengourou qui comportait l’actuel Département de Bettié .Le Secrétaire National de cette section était le camarade Ladji Camara .C’est sous la Conduite de ce Secrétaire de section que le camarade Laurent Gbagbo, Secrétaire Général du FPI a visité certaines localités du Département le 25 Août 1990. Après le premier congrès ordinaire du FPI tenu en Septembre  1990, de nouvelles sections vont être créés à partir du démem brement de l’unique section du départ. Les sections de Niablé,(SG Koapa Danzo) ;Bettié (SG Egoua Kouadio),Aniansué (Ebrottié Kouamé Boa),Amélékia (SG Kouadio Kanga )Yakassé (EhoumanGermain ),Apprompronou(Kouakou N’Draman) Ebilassokro (SG Sako),Abengourou (SG Adou Tano) Début Février 1992 ,la fédération de l’Est regroupant les Départements d’Abengourou et d’Agnibililékrou est créée et son investiture est faite à Yakassé Féyassé.

 

Cette fédération a été dirigée de sa création jusqu’en Octobre 1996 par le camarade Kouadio Kablan Jean Baptiste. A la fin du mandat du camarade Kouadio Kablan Jean Baptiste, Agnibilékrou devient une Fédération autonome avec le camarade Koffi Adjei comme Secrétaire Général. Le camarade Ettien Amoikon Henri devient la Secrétaire Général de la Fédération d’Abengourou qui se limite désormais au seul département du même nom. Dans cette même année 1996,à l’issue du congrès ordinaire du FPI ,le camarade Koné Boubakar est nommé Secrétaire National chargé de la jeunesse .Il désigne le camarade Ettien Amoikon comme Directeur de cabinet et Kouassi André comme chargé de la formation dans le cabinet .C’est dans l’exercice de ses fonctions de Directeur de cabinet de ce Secrétariat ,que le camarade Ettien est venu à Abengourou pendant un week end de 1997 avec le Secrétaire Général de la FESCI Soro Guillaume .C’est à cette occasion ,que ce dernier a participé à une visite que le bureau Fédéral devait effectuer dans la section de Niablé . Peut- on installer le FPI dans un département pour avoir participé à une simple visite dans une section de la Fédération ? A quel titre Monsieur Soro qui est loin d’être un militant du FPI pouvait il participer à l’installation de ce parti dans l’Indénié ? Les populations seraient-elles naïves au point de se laisser séduire par cette déclaration ? Notre conviction profonde est que la vérité finit toujours par triompher, comme ici.

Koffi OI Koffi

 Secrétaire Général de la Fédération FPI d’Abengourou

 

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CPI / LIBERTÉ PROVISOIRE REFUSÉE A GBAGBO

mars 13, 2013 6 commentaires

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La Juge unique chargée de l’affaire du Président GBAGBO vient une fois de plus de lui refuser la liberté provisoire. Une décision a été rendue dans ce sens, hier 12 mars. Elle considère qu’il n’y a pas de changement dans les circonstances qui ont justifié de la détention (depuis la dernière décision qu’elle a rendue). Elle considère bien au contraire que le risque d’une évasion du président s’est accru au cas où il était libéré provisoirement. Elle se réfère au rapport de mi-mandat d’octobre 2012 du groupe d’experts de l’ONU qui allègue que les partisans du président ayant trouvé refuge dans les pays voisins notamment au Ghana, ont, ces derniers mois, renforcé le volet militaire et politique de leur organisation et que cette occurrence augmente le risque d’un refus de représentation du président au cas où… elle poursuit que les déclarations faites (non sous serment) par le président lui-même lors des débats de l’audience de confirmation de charges et la disponibilité manifestée du FPI, son parti, de dialoguer avec le gouvernement ivoirien ne sont pas, selon elle, incompatibles avec l’existence d’un réseau de partisans pouvant entreprendre des activités déstabilisatrices en vue d’une reconquête du pouvoir auquel selon la Procureur, le président GBAGBO n’aurait pas définitivement renoncé.

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Amadou Soumahoro, SG du Rdr menace un journaliste de l’ Expression pourtant proche de son parti

mars 11, 2013 3 commentaires

Ci-joint, le témoignage de Kra Kouadio Bernard, journaliste au quotidien l’Expression publié sur sa page facebook (https://www.facebook.com/bernard.krakouadio?fref=ts)

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« Salut à tous, à travers ce post, j’aimerais prendre à témoins tous les confrères de la presse nationale et internationale. Je viens de recevoir des menaces de la part du Secrétaire général du Rdr qui a décidé de s’attaquer à ma personne par tous les moyens. Le contenu du coup de fil qu’il m’a passé ce jour à 17H10 d’une durée de 2.30 minutes est une menace de mort à peine voilée. Mais je tiens à préciser que Monsieur Amadou Soumahoro se trompe de combat. C’est lui qui est passé de l’opposition au pouvoir. L’Expression, journal pour lequel j’écris n’a pas changé de statut. Nous continuerons de faire des analyses constructives pour la défense des idées républicaines pour la renaissance de la Côte d’Ivoire. Si pendant la crise nous n’avons pas cédé aux menaces, ce n’est pas aujourd’hui que nous allons faillir à notre devoir, celui de dire la vérité aux Ivoiriens. Toutefois, je tiens à prendre l’opinion nationale et internationale à témoin. A partir de ce jour, Monsieur Amadou Soumahoro pour qui, jusque là, j’ai beaucoup d’estime et de considération, sera tenu pour responsable pour tout ce qui m’arrivera aussi bien dans l’exercice de mes fonctions que dans ma vie de famille. Je vous livre l’intégralité de son coup de fil.

« Bonsoir Mr, C’est Monsieur Kra Bernard ? Ok, je suis Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim du Rdr. Nous sommes parvenus à la conclusion selon laquelle vous avez décidé de nous mener la guerre. Je ne vous connais pas, mais considérez à partir de cet instant où je vous appelle nous que sommes en guerre et cette guerre se fera au couteau. Vous avez décidé de nous combattre, nous vous combattrons aussi par tous les moyens. Quand on veut se battre avec un adversaire, on le prévient. Vous avez déclaré la guerre au Rdr, le Rdr se défendra par tous les moyens et vous verrez ce que ça va donner. Merci et au revoir ».

Nous y reviendrons!

 

8ème jour Le président Laurent Gbagbo s’adresse à la cour et aux Africains

Pourtant déclaré vainqueur des élections présidentielles de 2010 par le conseil constitutionnel, la victoire du président Gbagbo est contesté par son adversaire qui aidé de la rébellion, de la communauté international et en particulier des forces françaises stationnées en Côte d’Ivoire lui font la guerre qui aboutit à sa capture le 11 avril 2011. Détenu pendant 8 mois dans des conditions drastiques dans le nord du pays, il est ensuite déporté à la CPI qui lui intente un procès pour crimes contre l’humanité. Suivez les audiences de confirmation ou non des charges et faites vous votre propre opinion de cette affaire.

La CPI tranforme des slogans populaires en preuves d’incitation au génocide

Selon le journaliste francais Herve Penot, c’est affligeant de voir la CPI se ridiculiser ainsi

Audience de Confirmation ou non des Charges contre le Président Laurent GBAGBO. 1ère journée, 2ème partie

Pourtant déclaré vainqueur des élections présidentielles de 2010 par le conseil constitutionnel, la victoire du président Gbagbo est contesté par son adversaire qui aidé de la rébellion, de la communauté international et en particulier des forces françaises stationnées en Côte d’Ivoire lui font la guerre qui aboutit à sa capture le 11 avril 2011. Détenu pendant 8 mois dans des conditions drastiques dans le nord du pays, il est ensuite déporté à la CPI qui lui intente un procès pour crimes contre l’humanité. Suivez les audiences de confirmation ou non des charges et faites vous votre propre opinion de cette affaire.

Audience de Confirmation ou non des Charges contre le Président Laurent GBAGBO. 1ère journée, 1ère partie

Pourtant déclaré vainqueur des élections présidentielles de 2010 par le conseil constitutionnel, la victoire du président Gbagbo est contesté par son adversaire qui aidé de la rébellion, de la communauté international et en particulier des forces françaises stationnées en Côte d’Ivoire lui font la guerre qui aboutit à sa capture le 11 avril 2011. Détenu pendant 8 mois dans des conditions drastiques dans le nord du pays, il est ensuite déporté à la CPI qui lui intente un procès pour crimes contre l’humanité. Suivez les audiences de confirmation ou non des charges et faites vous votre propre opinion de cette affaire.

Jean-Claude DJEREKE dresse le bilan du pontificat de Benoit XVI

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La démission de Benoît XVI l’a fait entrer dans l’Histoire

Du bon et du moins bon dans son pontificat

Comme dans toute œuvre humaine, son pontificat a alterné le bon et le moins bon. Si je commence par le positif, je dirai que le pape allemand fut vraiment un “pontifex” dans le sens où il n’a pas voulu que l’Église catholique coupe les ponts avec le judaïsme, l’Église orthodoxe, l’islam (dont il dénonce par ailleurs la violence et l’intolérance) et les Lefebvristes dont je rappelle qu’ils accusent le concile Vatican II (1962-1965) de s’être fourvoyé en autorisant d’autres langues que le latin dans la liturgie et qu’ils ne veulent pas entendre parler de dialogue avec les religions non-chrétiennes et avec le monde. Les partisans de Marcel Lefebvre soutiennent avec saint Cyprien (évêque de Carthage au IIIe siècle) en effet que “hors de l’Église (catholique), point de salut”.

J’ai apprécié la conviction, forte chez Benoît XVI, que foi et raison ne s’opposent pas mais se complètent. Pour ceux qui ne le sauraient pas, déjà à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il eut, le 19 janvier 2004 à Munich (Allemagne), un débat courtois mais sans concession avec le philosophe allemand Jürgen Habermas.

Exercer la charge papale ne l’a pas empêché de continuer à écrire parce qu’il avait compris qu’on évangélise aussi par la plume et pas seulement par les homélies. Cette passion pour la réflexion et l’écriture est une des choses qui le rapprochent de certains cardinaux tels que Walter Kasper (Allemagne), Carlo Maria Martini (Italie), Jean-Marie Lustiger (France) ou Godfried Danneels (Belgique). Certains évêques africains, qui se targuent d’être docteurs en ceci ou en cela mais sont incapables d’écrire ne fût-ce qu’un petit article, devraient prendre exemple sur lui au lieu de défiler régulièrement en Europe pour des causes douteuses.

Quand il parlait ou écrivait, il avait à cœur d’employer le mot juste. Il savait aller à l’essentiel, soulevait des problèmes de fond et s’efforçait d’y répondre le plus simplement possible. J’ai toujours eu du plaisir à lire la manière dont le pape allemand exposait le message de Jésus, même si je ne suis pas d’accord avec le contenu de tous ses écrits

Contrairement à ceux qui pensent que l’Afrique seule est responsable de ses malheurs et veulent ainsi se dédouaner à peu de frais des nombreux crimes qu’ils ont commis sur ce continent, Benoît XVI a eu le courage de dire, lors d’une rencontre avec le clergé du diocèse de Rome, le 2 mars 2006, que “ l’Europe a exporté non pas seulement la foi en Jésus-Christ, mais aussi les vices du vieux continent. Elle a exporté le sens de la corruption, la violence qui dévaste actuellement l’Afrique” et que “l’Afrique continue à être toujours l’objet d’abus de la part des grandes puissances, et  que de nombreux conflits n’auraient pas pris cette forme si les intérêts des grandes puissances ne se trouvaient pas derrière” (pendant la messe d’ouverture du 2e synode sur l’Afrique qui se déroula du 4 au 25 octobre 2009).

Enfin, on lui saura gré d’avoir commencé l’assainissement de l’Église en sanctionnant des prêtres impliqués dans la pédophilie en Europe et en Amérique du Nord, en limogeant des évêques pères de famille, coupables de mauvaise gestion ou ayant des accointances avec la franc-maçonnerie, le vodun ou l’homosexualité tout en proclamant le message du Christ. J’espère que son successeur continuera de nettoyer partout les écuries d’Augias car les évêques entretenant femmes et enfants ou franc-maçons ne sont pas uniquement en Centrafrique, au Congo-Brazzaville et au Bénin et l’Occident n’a pas le monopole des prêtres homosexuels. En Afrique, en Asie et en Amérique du Sud,  un bon nombre de religieux pratiquent effectivement la pédérastie pour être promus supérieur de communauté, recteur ou provincial, en même temps qu’ils jugent sévèrement leurs confrères qui ont eu une aventure amoureuse avec une femme.

S’agissant des points négatifs, je note d’abord son européocentrisme. Je veux dire par là qu’il a donné plus de cardinaux à l’Europe qu’aux trois continents du Sud (Afrique, Asie et Amérique du Sud), ce qui me semble injuste dans la mesure où, depuis plusieurs années, le centre de gravité du catholicisme s’est déplacé du Nord vers le Sud. De fait, non seulement les églises, séminaires et congrégations se vident en Occident mais de moins en moins de baptêmes et de mariages y sont célébrés.

Le 17 mars 2009, il avait déclaré, dans l’avion qui l’emmenait au Cameroun, que la distribution de préservatifs augmentait le problème du sida. De toute évidence, le pape était mal inspiré ce jour-là; heureusement, il s’est rattrapé en novembre 2010 en reconnaissant que, dans certains cas, il était possible d’utiliser le préservatif.

Il n’a rien fait pour que les journées mondiales de la jeunesse (JMJ) aient lieu en Afrique, un des lieux où se joue l’avenir du catholicisme. 

Il a convoqué à Rome en 2009 un second synode consacré à l’Afrique alors que les résultats du premier n’ont pas encore été mis en application. C’est la preuve irréfutable qu’il n’est pas différent de ceux qui en Occident pensent savoir ce qui est bon pour les Africains et aiment décider à leur place. Les Africains sont assez grands pour prendre leur destin en main. Ils devraient, par conséquent, cesser d’être infantilisés et manipulés!

Il a certes eu des paroles fortes comme nous l’avons mentionné plus haut mais jamais il n’a condamné le criminel embargo sur les médicaments, l’immorale fermeture des banques pour forcer Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir ou le massacre de centaines de jeunes Ivoiriens massés autour de la résidence présidentielle le 11 avril 2011 par la coalition franco-onusienne. Au contraire, un évêque, Mgr George Antonisamy, fut envoyé par le Vatican pour assister à l’intronisation de M. Dramane Ouattara. Le rôle de l’Église n’est pas de soutenir des putschistes sanguinaires ou des puissances néocolonialistes mais d’être “la voix des sans-voix”, d’être du côté des faibles et opprimés.

Fermé à l’évolution de l’Église sur les questions sociétales
Il a eu raison, à mon avis, de refuser que l’Église catholique célèbre le mariage des personnes de même sexe, ce qui ne veut pas dire qu’il hait les homosexuels. Ce n’est pas être ringard que de ne pas être favorable au mariage des gays car le livre de la Genèse, le premier livre de la Bible, nous apprend qu’au commencement le Créateur les fit homme et femme, qu’Il créa Adam et Ève et non Adam et Yves. Un prêtre américain de New York m’a dit un jour que l’Église devrait revenir sur son refus de célébrer les mariages homosexuels parce que les homosexuels sont plus généreux que les hétérosexuels. Pour une question d’argent, on devrait donc céder aux caprices d’une minorité, accepter des choses abominables! Quelle misère morale! Les homosexuels ont leur place dans l’Église mais ils devraient adopter un profil bas au lieu de batailler pour que l’Église célèbre leur mariage car même les animaux ne font pas ce qu’ils font. Ils livrent un faux combat. Même chose pour les catholiques qui réclament à cor et à cri le retour de la messe en latin ou le port de la soutane en tout temps et en tout lieu (je ne sais pas si Jésus en avait une et puis à quoi sert-il de porter une soutane blanche quand on a un cœur noir?) Ce sont là de faux combats que l’Église devrait se garder de mener. Sur d’autres sujets, en revanche, le point de vue de Benoît XVI est discutable, voire contestable. Je prends, par exemple, le célibat des prêtres. Il est contestable pour plusieurs raisons. D’abord, parce que l’Église n’a pas toujours fonctionné ainsi. En effet, du VIIe au Xe siècle, la majorité des prêtres étaient mariés. Le célibat, qui jusque-là était observé par les moines, ne sera adopté par les prêtres séculiers ou diocésains qu’au XIe siècle; ensuite, force est de reconnaître que cette règle qui n’est pas une loi divine a posé d’énormes problèmes toujours et partout: des prêtres et évêques ayant des femmes et enfants cachés, on en trouve sur tous les continents. Je vous renvoie ici à l’ouvrage “Rivales de Dieu, les femmes de prêtres témoignent” (Paris, Albin Michel, 1993) écrit par la Lyonnaise Odette Desfonds et préfacé par l’abbé Pierre; enfin, certaines personnes pensent que le célibat sacerdotal pourrait expliquer la pédophilie de certains prêtres. Pour ma part, je ne demande pas nécessairement une suppression du célibat car il est des laïcs, prêtres et religieuses qui vivent vraiment chastes et célibataires. Je souhaite simplement que la chasteté soit vue comme un don que Dieu ne fait pas à tout le monde, que l’on prenne conscience avec le théologien français Gustave Martelet que la mission première du prêtre, ce n’est pas de témoigner de la chasteté mais de proclamer la Bonne Nouvelle. Or on peut avoir le don de chasteté et être un piètre prédicateur comme on peut avoir le don de prédication et ne pas être chaste. Pensons-nous que les pasteurs, imams, prêtres anglicans et orthodoxes iront en enfer parce qu’ils auront eu sur terre femme et enfants? Croyons-nous qu’au soir de notre vie on nous demandera si on était marié ou non? Le plus important, ce n’est pas la chasteté et/ou le célibat mais l’amour. Cet amour, le prêtre doit non seulement le prêcher mais en témoigner. Enfin, je signale à toutes fins utiles que saint Paul, qui n’était pas marié, conseille quand même que l’épiscope (le pasteur) soit le mari d’une seule femme (1 Timothée 3, 2). Bref, ce que je veux mettre en relief, c’est que la consécration au Christ et la mission d’évangélisation sont parfaitement compatibles avec le mariage, qu’on doit laisser les gens choisir entre être prêtre marié et être prêtre non marié comme dans l’Église catholique de rite byzantin, ukrainien ou maronite (Moyen-Orient) et que, si une loi humaine (le célibat sacerdotal) n’épanouit pas les hommes ou les conduit à violer une loi de Dieu (“Tu ne tueras pas”), le bon sens voudrait que cette loi soit, sinon abandonnée, du moins revue car la loi est faite pour l’homme et non l’inverse. Jésus disait aux pharisiens et scribes que le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat et que le fils de l’homme est maître, même du sabbat (Marc 2, 27-28). Ne soyons pas esclaves mais maîtres de nos propres lois! Jésus ne charge pas les hommes de fardeaux inutiles, son message est libérateur.

La démission de Benoît XVI:  une leçon pour nous tous

 Il est indiscutable qu’en décidant de renoncer à la fonction papale, Benoît XVI a fait montre de courage, ce qui le fera entrer dans l’Histoire puisqu’on n’avait plus vu un tel geste après la démission du pape Grégoire XII en 1415 mais il convient de relativiser ce courage car c’est plus tôt, en 2002, qu’il aurait dû rendre le tablier pour se conformer à la règle de 1966 de Paul VI qui fixe l’âge de la retraite des évêques à 75 ans. Cela dit, la démission de Benoit XVI est une leçon pour nous tous et pas seulement pour certains chefs d’État africains qui sont au pouvoir depuis 20, 30 ou 40 ans malgré un bilan largement négatif. J’ai toujours pensé que 10 ans, c’est suffisant pour montrer de quoi on est capable. De ce point de vue, les Américains ont vu juste en autorisant deux mandats de 4 ans. Un évêque, un député, un maire, un président de la République ou un responsable de parti politique qui refuse de passer le témoin après 10 ans de service n’est pas seulement égoïste, c’est un malade mental. Son objectif, ce n’est plus de servir la communauté mais de se servir. Il se croit indispensable. Non, nul n’est indispensable. Mao, De Gaulle, Bongo, Houphouët, Hassan II ne sont plus  là.  Leurs pays  n’ont pas  disparu  pour  autant.
L’heure de l’Afrique n’a pas encore sonné

Certes, il faut s’attendre à tout avec l’Esprit saint, donc à ce qu’un Noir soit élu pape mais je me dis honnêtement que l’heure de l’Afrique n’a pas encore sonné. D’une part, parce qu’un certain nombre de prêtres, évêques et cardinaux occidentaux n’en ont pas fini avec le racisme et demeurent de ce point de vue des païens au regard de l’Évangile qui enseigne qu’il n’y a plus ni Juif ni Grec en Christ; d’autre part, parce que l’Occident regarde l’Église catholique  ̶  à tort  ̶ comme sa chose. Je dis “à tort” car le christianisme est né en Palestine (Proche-Orient) et non en Occident. Sauf miracle, le prochain pape ne pourrait pas sortir de l’Afrique. Je suis plutôt enclin à penser qu’il pourrait venir de l’Amérique du Sud qui compte plus de catholiques que l’Afrique et où les évêques et cardinaux sont plus ouverts et moins dociles que ceux d’Afrique. En 2005, mon candidat était le cardinal hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga.  Il a 71 ans aujourd’hui. Sera-t-il l’élu?

Jean-Claude DJEREKE

Historien et sociologue des religions (spécialité: Le catholicisme contemporain), chercheur au CERCLECAD (Ottawa, Canada) et auteur de Rome et les Églises d’Afrique. Propositions pour aujourd’hui et demain, Paris, L’Harmattan, 2005.

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