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Laurent Gbagbo :  » Est-ce que je peux compter sur vous ? « 

janvier 28, 2013 2 commentaires

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«  Si vous tenez, je tiendrai. Si Sangaré tient, je tiendrai. »

En s’adressant aux nombreux ivoiriens qui ont fait le déplacement du 18 juin à la Haye, Demba Traoré leur a transmis un message du président Gbagbo.

«  Si vous tenez, je tiendrai. Si Sangaré tient, je tiendrai. » Tel  est le message qui se décline en deux parties. Une partie pour le peuple qui le soutient, et l’autre pour un vieux compagnon de route, un des derniers mohicans de cette longue marche qui aura vu certains tomber assassinés, d’autres tourner casaque, changer de veste, ou encore rejoindre même ceux qui lui en veulent à mort.

 » Si vous tenez, je tiendrai « .

Pour bien comprendre ce message, il faut remonter avant l’accession  du président Gbagbo au pouvoir, c’est-à-dire bien avant les élections de 2000, au temps de la présidence de Bédié. C’est le président Gbagbo lui-même qui le rapporte. A une dame qui était venue se plaindre à lui de certaines mesures du président Bédié, et qui voulait savoir ce qu’il comptait faire par rapport à ces mesures, il avait répondu ceci : « Vous me demandez ce que je compte faire, mais moi aussi,  je vous demande qu’est-ce que vous, vous dites. Moi, je suis docteur et ma femme est docteur. Nous pouvons gagner notre vie sans faire de la politique. Si nous nous battons, c’est à cause de vous.  Mais vous, vous dites quoi ? »

 » Si Sangaré tient, je tiendrai. »

Des compagnons historiques du président Gbagbo ,  Aboudrahmane Sangaré est l’un des rares dont le soutien ne lui a jamais fait défaut, malgré les brimades et  les atteintes à son intégrité physique. On se rappelle notamment l’incroyable bastonnade dont il fut l’objet de la part des sbires de Ouassénan Koné alors que celui-ci l’avait convoqué à son bureau. On peut donc comprendre que le soutien d’un tel homme soit indispensable au président Gbagbo et lui permette de croire encore en l’homme à cette heure de désolation morale qui frappe le pays, où l’ingratitude, la trahison et la méchanceté sont érigées en normes de conduite politique.

Sangaré est aussi celui qui avait pris les rênes du parti en 1992 quand Gbagbo, sa famille et d’autres dirigeants du FPI avaient été incarcérés à la suite de protestations contre l’impunité accordée aux auteurs des exactions commises sur des étudiants à la cité universitare de Yopougon en 1991. Il avait alors fait preuve vis-à-vis du président Houphouët Boigny d’une fermeté sans faille jusqu’à la libération de ces derniers.

Récemment encore, il a vécu jusqu’au bout avec le président Gbagbo, imperturbable, nous a-t-on rapporté, le calvaire du bombardement de la résidence présidentielle, et paie aujourd’hui d’une détention arbitraire, qui dure depuis près de deux ans, le prix de sa fidélité. Un homme digne de confiance.

Ce message délivré par Demba Traoré est donc un rappel en ce qu’il  se situe dans la continuité de l’engagemnt commun qui avait été  scellé avec le peuple à Port-Bouët pendant la campagne présidentielle de 2010. Gbagbo avait demandé à trois reprises à cette occasion :  » Est-ce que je peux compter sur vous ?  » Et, à trois reprises, l’immense foule avait répondu oui. Voici donc venu le moment de passer véritablement des promesses aux actes,  car le président Gbagbo est aujoud’hui déporté à la Haye pour être allé au bout de son combat pour notre liberté.

 En conclusion donc, si ses partisans tiennent, le président Gbagbo  tiendra car,  si ceux pour qui et avec qui il se bat depuis si longtemps continuent la lutte, il aura toujours la force de se battre. Dans le cas contraire, sans troupes et sans des personnes fidèles  comme  Aboudrahmane Sangaré sur qui s’appuyer autour de lui, un leader politique est un leader vaincu d’avance, et la cause pour laquelle il se bat, une cause perdue d’avance.

Rendez-vous donc le 19 février 2013 à la Haye, et partout dans le monde, pour lui montrer que nous tenons.

Alexis Gnagno

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La colère des ex-combattants de Ferké

janvier 25, 2013 2 commentaires

Le Directeur de l’Autorité pour le Désarmement la Démobilisation et la Réinsertion (ADDR) a exhorté mardi dernier, les ex-combattants de Bouaké à ranger définitivement leurs armes. Au cours des échanges qu’ils ont eus avec le DG de l’ADDR, les ex combattants n’ont pas manqué d’asséner leurs vérités.

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Diomandé (Vice pdt de l’Association des ex combattants):

« Il faut prendre en charge les blessés et les malades mentaux »

Nous souhaitons notre intégration dans les différents corps de la police, de la gendarmerie, la prise en charge des blessés graves et des malades mentaux et éviter les erreurs du passé car la situation qu’on vit est difficile. On a des problèmes de loyer, d’électricité, nos charges sociales sont nombreuses »

Doumbia Mamadou : « Qu’est ce que j’obtiens en déposant mon arme ? »

« Quelque chose me tracasse. Ou on dépose les armes et qu’est ce qu’on obtient ? J’ai mon arme à la maison mais je ne peux pas déposer, mais je ne vole pas. Après l’opération de désarmement je dois être satisfait car je ne peux pas aller pleurer encore à la maison »

Coulibaly Djibril : « Les structures passées passaient leur temps à manger avec leurs familles »

« Mes frères libérez-vous de vos armes, il faut être sincère moi je n’ai pas d’arme mais j’ai beaucoup de rangers et des treillis. 11 ans de guerre ce n’est pas petit, les structures passées ont passé leur temps à manger avec leurs frères et leurs familles, donc impliquez-nous sinon c’est l’échec qui commence »

Ouattara Assane : « Que l’ADDR nous donne de l’argent pour qu’on se défende »

« On nous demande pardon pour qu’on ramène les armes. Mais si quelqu’un qui a faim et chaque fois on lui dit attend le repas est presque cuit c’est difficile pour lui. Si l’ADDR nous peut nous donner de l’argent pour qu’on puisse se défendre un peu ce serait bon. Comme ça nous n’allons pas gratter la tête chaque fois devant les autorités. »

Keita Soumaila : « Ceux qui venaient ici nous parler de démobilisation mentaient »

« J’ai le niveau CM2 et pendant 6 ans, j’ai été adjudant de compagnie des Forces Nouvelles. Aujourd’hui, mon secrétaire est officier de police à Abidjan et moi je suis encore là. C’est toujours les mêmes problèmes, on démobilise et après plus rien. Ceux qui ici nous mentaient, on voyait leurs frères derrières eux venir manger seulement. »

Dosso Mamadou : « A quel moment le président Ouattara va nous faire face ? »

« Ceux qui sont Abidjan ont été recrutés avant nous. Le mandat du président Ouattara c’est 5 ans or l’année prochaine, on sera à la veille de la fin de son mandat à quel moment le président va nous faire face ? »

Sékongo : « On est fatigué »

« Nous n’avons rien vu de concret, et pour terminer on est fatigué. Ma femme est malade, elle a accouché et je n’ai même pas 500 f pour faire acheter un timbre et faire la déclaration de naissance. Je ne peux pas voler, les autorités nous aident mais on ne peut pas aller les voir à tout moment »

Ouattara Lacina : « Quand on combattait on ne demandait pas notre niveau »

Quand on nous a appelés pour combattre pendant la guerre, on ne demandait pas notre niveau d’études et ceux mêmes qui nous traitaient d’affamés, de vauriens c’est eux qui sont aujourd’hui des corps habillés. C’est parce que nous n’avons pas de parents bien placés à Abidjan pour nous pousser c’est pourquoi nous sommes encore ici à Ferké. Sinon nous n’avons pas arrêté les études on l’a fait pour faire la guerre. Quand on nous dit attendez, attendez nos enfants vont manger comment ? les propriétaires de maisons nous harcèlent, on a faim un sac vide ne peut se tenir debout on veut manger avant de désarmer, affamés nous ne pouvons pas vous suivre ce n’est pas possible. »

Keita Seydou : « Pour 1000F, un élément peut mourir »

« Beaucoup d’entre nous meurent à défaut d’argent. Pour 1000F, un élément peut mourir ; on a des frères d’armes qui sont morts leurs enfants sont à nos charges, que faire pour eux, on est fatigués. »

Ouattara Moussa : « On a honte devant nos parents »

« Actuellement il est midi on ne sait même pas comment manger. Des personnes avec qui nous avons été gentils, ce sont elles qui nous aident. Nos parents et nos femmes ont faim. On a honte devant nos parents, on nous a oubliés et quand nos camarades nous appellent d’Abidjan, ils te disent nous sommes en train de prendre nos matricules et toi tu es assis là-bas. Ce qui nous fait mal c’est que ceux qui nous appelaient assaillants eux ils travaillent et nous on ne travaille pas. »

Ouédraogo Yacouba : « Je n’ai pas 5000F pour rentrer au Burkina »

« C’est moi qui ai pris Toulepleu, Danané Zouan Hounien,Bin Houyé mais aujourd’hui, je n’ai pas 5000F pour rentrer au Burkina parce que je n’ai pas de papiers et j’ai honte même de demander 100F pour manger. »

 

Propos recueillis à Ferké par

Vincent Deh

envoyé spécial

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Nick Kaufman, l’avocat de Charles Blé Goudé parle

janvier 18, 2013 2 commentaires

Arrêté le 17 janvier, à Téma, au Ghana, l’Ivoirien Charles Blé Goudé a été immédiatement emmené dans les locaux du Bureau national des investigations, à Accra. Le leader du Congrès panafricain des jeunes patriotes (Cojep), proche de Laurent Gbagbo, a pu parler ce vendredi 18 janvier au matin à ses avocats ghanéens. On ignore encore qui, de la Cour pénale internationale (CPI) ou des autorités de la Côte d’Ivoire, a émis le mandat d’arrestation visant Blé Goudé. Me Nick Kaufman, l’avocat israélien coordonnateur de la défense de Charles Blé Goudé, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

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Connaissez-vous les conditions de détention de Charles Blé Goudé au Ghana ?

Nick Kaufman : D’après mes informations, il est détenu dans les locaux du Bureau national des investigations du Ghana. Le procureur de l’État, Matthew Amponsah, doit me contacter plus tard dans la journée, et m’a dit agir dans le cadre du mandat d’arrêt de la CPI.

Il ne s’agit donc pas d’un mandat d’arrêt de la Côte d’Ivoire ?

Je ne suis pas en mesure de le confirmer pour l’instant, c’est à la CPI de le faire. J’ai contacté les procureurs chargés du dossier de Charles Blé Goudé à La Haye, Fatou Bensouda et Eric MacDonald, mais n’ai pas encore obtenu de réponse.

Plusieurs médias ont rapporté que l’arrestation de Charles Blé Goudé était liée à Interpol. Ce n’est pas le cas ?

Interpol ne procède jamais elle-même aux arrestations ; l’organisation diffuse plutôt des « notices rouges » [requête de coopération d’un pays ou d’une juridiction internationale, ndlr], et c’est peut-être ce qui été fait depuis les bureaux d’Interpol à Lyon. Mais ce sont les autorités locales, dans ce cas-ci ghanéennes, qui sont responsables de l’exécution d’un tel mandat d’arrêt.

Que reproche-t-on à Charles Blé Goudé ?

Ce n’est pas clair pour l’instant. S’il s’avérait que le mandat d’arrêt a été émis par la CPI, alors les accusations le visant ne feraient aucun doute. Le nom de Charles Blé Goudé est mentionné dans les accusations de la CPI portées contre Laurent Gbagbo. Le parquet à La Haye le cite comme membre de sa garde rapprochée, et le soupçonne de crimes contre l’humanité commis lors des violences post-électorales en Côte d’Ivoire.

Quelles sont les actions prévues par la défense pour la suite ?

Nous avons dépêché un avocat ghanéen, qui a été le tout premier à rencontrer Charles Blé Goudé, ce matin même. Et si nous apprenons que le mandat d’arrestation est bel et bien issu de la CPI, alors je le représenterai à La Haye pour la suite des procédures judiciaires. Mais s’il s’agit plutôt d’un mandat de la Côte d’Ivoire, une audience sur son éventuelle extradition aura lieu et il pourrait alors demander une mise en libération conditionnelle. Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi on la lui refuserait, car il n’y a pas de risques de fuite et mon client s’est engagé à collaborer pleinement avec la CPI.

Avez-vous été surpris par cette arrestation, compte tenu des négociations en cours avec le président sénégalais Macky Sall et les autorités ivoiriennes pour orchestrer son retour en Côte d’Ivoire ?

La COJEP vous en dira davantage. Mais tout ce que je peux vous dire, c’est que Charles Blé Goudé a clairement démontré qu’il est un homme de paix et joue un rôle essentiel dans la réconciliation en Côte d’Ivoire. Et je dois dire que je ne peux ignorer le fait que certaines personnes, à des fins politiques, ont fait pression pour que ce mandat d’arrêt, qui aurait été en suspens pendant longtemps, soit exécuté.

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Limogeage des trois procureurs – Des révélations fracassantes

janvier 16, 2013 3 commentaires

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«Selon des sources bien autorisées dans l’appareil judiciaire, le débarquement de Simplice Koffi Kouadio ne serait pas lié à une quelconque malversation financière ou une compromission dans un dossier pendant devant le parquet. Il n’aurait, en outre, pas été viré pour une question d’incompétence. Les faits auxquels on impute cette décision seraient, en réalité, de deux ordres.
Primo, la dernière vague de libération des pro-Gbagbo courant décembre 2012. Selon des sources dignes de foi, le chef de l’Etat qui voulait donner une autre chance à la réconciliation nationale décide d’autoriser la libération d’un certain nombre de détenus pro-Gbagbo afin d’envoyer un signal fort au FPI. Aké Ngbo et d’autres camarades de l’ex-régime obtiennent leurs tickets de sortie provisoire de prison. Mais on ne sait pas pour quelle raison, dans la transmission de la liste de la présidence aux autorités judiciaires chargées de l’exécuter, un nom sera ajouté, à cette liste. Il s’agit d’un certain Massada, cadre pro-Gbagbo et homme d’affaires qui faisait de grosses transactions à l’étranger au profit de Nady Bamba et Kassoum Fadiga, ex-Dg de PETROCI ».
Et vlan ! Le mot est lâché. Ainsi donc, par la plume de notre confrère Akwaba Saint Clair, que personne ne peut soupçonner de sympathie pour le président Laurent Gbagbo et ses partisans, toute la Côte d’Ivoire apprend que la liste des personnalités politiques élargies en décembre dernier est venue de la présidence. Elle n’est pas sortie des tiroirs de la justice, comme la propagande du régime a tenté honteusement de le faire croire en son temps. L’information est d’autant plus importante que le tout Abidjan connait la nature des relations qui lient le journaliste, auteur de l’article, au procureur déchu, Simplice Koffi Kouadio. Pour ne rien révéler, notre confrère était le chargé de communication quasi officiel de l’ancien patron du parquet du Plateau. On ne peut donc pas dire qu’il ne sait pas de quoi il parle. Quand il évoque donc « des sources bien autorisées dans l’appareil judiciaire » il est tout à fait évident que son ancien patron qu’il tente, de défendre dans son papier, n’est pas loin. On peut même risquer de dire que c’est Simplice Koffi qui parle par la plume de son ancien collaborateur.
Ainsi donc, comme on le savait déjà, ce n’est pas la justice qui a accordé les libertés provisoires aux pro-Gbagbo qui sont sorti jusque-là de prisons. Sinon, pour les mêmes chefs d’accusation, des magistrats sérieux n’auraient pas sortis certains pour garder d’autres. C’est bel et bien le pouvoir politique, c’est-à-dire Alassane Dramane Ouattara, lui-même, qui libère ceux qu’il veut bien libérer. Selon son propre agenda. Les magistrats ne sont que des paravents pour tenter de masquer la réalité. Leur rôle se résumant à donner un verni de droit à des décisions purement politiques. Merci à Akwaba Saint Clair et au Nouveau Réveil d’avoir mis à nu ce trait hideux du pouvoir qui nous brime depuis ce triste 11 avril.
Malheureusement pour les Ivoiriens, après ces révélations, il se trouvera encore des gens bien pensant pour venir nous parler d’indépendance de la justice, de probité et de compétence de magistrat dans cette Côte d’Ivoire. L’artiste a dit qu’on peut tromper le peuple un temps, mais qu’on ne peut pas le tromper tout le temps. Avec l’affaire du limogeage de Simplice Koffi, un pan important du mensonge d’Etat a volé en éclat. Le roi est nu. Mais que voulez-vous ? Ainsi va un pays émergent !

Guillaume T. Gbato

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LA COORDINATION FPI EN EXIL DESAPPROUVE LE 31EME RAPPORT D’ÉTAPE DU SG DE L’ONU

janvier 16, 2013 1 commentaire

Un autre rapport déséquilibré au service du régime Ouattara et  contre les pro-Gbagbo

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Le Conseil de sécurité se réunit le 17 janvier prochain, selon le programme de travail provisoire communiqué le 14 janvier 2013. A cette occasion, le Secrétaire Général (SG) de l’ONU présentera un rapport d’étape (S/2012/964), le 31ème sur l’ONUCI, en application de la résolution 2062 (2012) du 26 juillet 2012. 

Comme dans les autres rapports et en particulier celui du groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire, de  mi-octobre 2012, ce rapport cherche à dédouaner Ouattara et son régime ethno-génocidaire et dictatorial tout en accablant les pro-Gbagbo.

La Coordination FPI en exil,  désapprouve cette manière de faire de l’ONU et la dénonce pour les raisons suivantes :

       1- L’emploi du conditionnel pour incriminer des pro-Gbagbo dans les attaques armées contre les FRCI

Le rapport revient sur l’implication des pro-Gbagbo dans les attaques armées contre les FRCI. Il prend la précaution de les indexer  en utilisant le conditionnel : « Ces attaques auraient été préparées, financées et, dans une certaine mesure, perpétrées par des réseaux ou des individus situés tant en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger, qui seraient affiliés à des membres du gouvernement de l’ancien Président Gbagbo et dont certains auraient été recrutés, formés et armés au Libéria » (paragraphe 2). « Les attaques, dont une partie au moins aurait été menée par des réseaux et des individus affiliés à des membres de l’ancien gouvernement du Président Gbagbo » (paragraphe 18).

A l’évidence, il n’y a aucune preuve tangible de l’implication des pro-Gbagbo. Ce ne sont pas les « aveux télévisés» de Lida Kouassi Moïse, obtenus sous la torture d’une décharge électrique (voir Le Nouveau Courrier N° 696 du Mercredi 09 Janvier 2013) qui vont fonder une conviction. Pas plus que les coups d’État montés de toutes pièces par le régime en utilisant un certain Tao Tchikata pour éclabousser les pro-Gbagbo exilés au Ghana. Ce n’est pas non plus le rapport du groupe d’experts indépendants (S/2012/766 du 12 octobre 2012), que le présent rapport ne cite même plus. Alors, pourquoi malgré tout, continuer à les accuser ?

       2- Selon le rapport, une partie au moins de ces attaques n’aurait pas été menée par des réseaux pro-Gbagbo.  Par qui l’autre partie a-t-elle été menée ?

Le hic, c’est que le rapport n’impute qu’une partie de ces attaques aux pro-Gbagbo. Mais à qui faut-il imputer l’autre partie ? Seraient-ce les mercenaires déçus de Ouattara ? Serait-ce la guerre de positionnement Soro – Hamed Bakayoko qui fait rage ? En tout cas, pour l’information du Secrétaire Général de l’ONU, plusieurs sources l’affirment. Et il devrait aussi être préoccupé (paragraphe 74) par les dérives de cette lutte interne. Pourquoi, même au conditionnel, le Secrétaire Général ne désigne-t-il pas ces auteurs présumés ? Pourquoi, lorsqu’il s’agit  des pro-Gbagbo, l’ONU est-elle si prompte à l’accusation facile et si réservée lorsqu’il faut aller au fond des choses pour restituer les faits et la vérité dans toute sa plénitude sur les auteurs présumés des attaques?

        3- Des milliers de déplacés suite aux attaques, dit ce rapport

Il faut faire sensation pour obtenir encore et toujours le durcissement des positions contre les pro-Gbagbo. En effet, dans le paragraphe 2, au titre des conséquences de ces attaques, il est fait état de milliers de déplacés. A partir de quel mouvement ou de déplacement de populations ou à partir de quel lieu de localisation des déplacés annonce-t-on de tels chiffres ?

        4- Des attaques contre les cibles pro-Gbagbo

A propos des attaques contre le siège du FPI et contre la presse du groupe Cyclone, proche du FPI, le rapport se contente d’incriminer des  »groupes non identifiés ». Et, depuis le 18 août 2012, date des faits, aucune enquête n’a été diligentée. Ce parti pris est inacceptable. Et ce qui est écrit dans ce rapport est même scandaleux. Il est en effet écrit à propos de la violation flagrante de la liberté de la presse, que « en réaction à la publication de propos provocateurs dans des médias privés, le Conseil national de la presse a décidé de suspendre provisoirement la parution de tous les journaux d’opposition entre le 12 et le 17 septembre, ce qui est du jamais vu  et a suscité des inquiétudes quant à la liberté d’expression.»  En Europe et aux USA, il n’existe aucune restriction à la liberté de la presse. Mais, en Afrique, l’on peut évoquer vaguement des « propos provocateurs » pour atténuer les dérives d’un régime que l’on soutient? Le SG de l’ONU n’a même pas cru bon devoir dénoncer ces dérives dictatoriales contre la liberté de la presse. Il évoque, comble de l’ironie, les bons offices de son représentant : « Mon Représentant  spécial a usé de ses bons offices et plaidé en faveur de la liberté d’expression dans  le respect des lois régissant les médias, contribuant ainsi à la levée de la suspension ».

         5- Les demandes de protection adressées à l’ONUCI

Le Rapport précise qu’à la suite des attaques contre le siège du FPI et la maison d’édition Cyclone du FPI au mois d’Août 2012, « 13 demandes de protection ont été adressées à l’ONUCI, qui sont étudiées par le gouvernement ». Des Ivoiriens menacés, adressent des demandes de protection en toute connaissance de cause à l’ONUCI et pour l’ONUCI, c’est le gouvernement qui doit les étudier ? Depuis donc 5 mois, face à une détresse et un appel au secours, pas de suite puisqu’il s’agit des pro-Gbagbo. Est-ce vraiment surprenant ? L’on se souvient que c’est à partir de la Pergola où des anciennes autorités du camp Gbagbo avaient trouvé refuge avec l’accord de l’ONUCI, qu’ils ont été déportés dans les goulags du nord de la Côte d’Ivoire.

         6- L’attaque du camp de Nahibly

Sur l’attaque du camp de Nahibly, l’ONUCI continue de maintenir son chiffre de « Onze personnes tuées », quand bien même la preuve a été faite que le nombre réel se situe bien au-delà, autour d’une cinquantaine de morts, après la découverte  des six corps sortis d’un charnier près du camp, dont le rapport fait état (paragraphe 42). Les chiffres avancés par d’autres sources font état d’un nombre plus important. Pourquoi l’ONU dédramatise -t-elle cette tragédie en minimisant le nombre de morts ?

Du reste, pour un événement qui a eu lieu depuis le 20 juillet 2012, le rapport ne semble pas gêné par le fait  jusqu’à ce jour, aucun rapport d’enquête n’est disponible ; et ce, en dépit de l’exhortation de l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme et du Sous-Secrétaire général de l’ONU aux droits de l’homme  (paragraphe 42). En contraste, les événements regrettables du 31 décembre 2012 ont déjà fait l’objet d’enquête et des « têtes » auraient été déjà sacrifiées.

Les lenteurs de l’enquête qui préfigurent l’absence de suite judiciaire n’étonnent personne. C’est dans la suite logique de la « justice des vainqueurs » instaurée par Ouattara depuis sa prise de pouvoir. C’est d’ailleurs pourquoi le rapport se contente de dire que Ouattara a demandé des suites après la réception du rapport de la commission nationale d’enquête. Le rapport fait l’impasse sur la date de réception du rapport (8 août 2012) certainement pour ne pas être obligé de faire le constat que plus de cinq mois après, aucune suite judiciaire n’a encore été donnée.

Et pourtant, Ouattara avait affirmé que cette commission avait été mise en place pour « mettre fin à l’impunité » et que « tous ceux qui ont posé des actes répréhensibles répondront de leurs actes devant la justice ».

Fait cocasse qui mérite d’être relevé, c’est que depuis le 20 juillet, date des faits, et ce, en présence des troupes de l’ONUCI dont le camp se trouve contigu à ce camp de déplacés, il n’y a pas de résultats d’enquête : « le gouvernement et l’ONUCI mènent chacun de leur côté une enquête sur ces événements ».

         7- La réconciliation nationale

L’ONUCI semble imputer les lenteurs de la réconciliation aux groupes pro-Gbagbo qui restent sourds aux appels lancés (paragraphe 18),  qui refusent de participer au dialogue politique (paragraphe 19). Il est du reste curieux  de voir évoquée au point 19, la rencontre du FPI avec le Président Macky Sall dans les termes suivants : « À cette occasion, ils auraient évoqué les  moyens d’apaiser les tensions entre le Gouvernement et les partis d’opposition et la  participation de ceux-ci aux élections locales. »  Il y a là manifestement une falsification et l’ONUCI aurait pu se rapprocher du cabinet du Président sénégalais Macky Sall pour être précis dans ses affirmations.  En réalité, à Dakar, le FPI a montré sa ferme volonté de participer au dialogue avec les autorités politiques ivoiriennes, toujours fidèle à sa ligne  »asseyons-nous et discutons ». A cette occasion, le FPI a demandé au Président Macky sall d’obtenir la libération du Président Gbagbo afin que lui et Ouattara engagent de vraies discussions pour aboutir à la paix.

L’opération de communication qui consiste à faire semblant d’engager le dialogue avec l’opposition lorsqu’une personnalité internationale fait un tour à Abidjan ou à la veille d’un grand événement est suffisamment connue des ivoiriens (voir à cet effet : Lettre du 6 janvier de Mamadou Koulibaly à Kablan Duncan et déclaration des jeunesses des partis membres du CPD du 11 janvier 2013 qui refusent désormais d’être instrumentalisés par le pouvoir), sauf du SG de l’ONU. Pour preuve, Ouattara essaie de reprendre langue avec l’opposition, y compris avec le FPI, à la veille de la réunion du Conseil de sécurité de ce 17 janvier 2013. Mais parions que, une semaine après, on n’entendra plus parler de ce dialogue. Quel est ce dialogue qui met autant de temps à s’organiser ? En Centrafrique, combien de jours a-t-il fallu pour s’entendre sur la nécessité d’un dialogue, l’organiser à Libreville et aboutir à un accord ? Est-ce si difficile d’imiter le Président Gbagbo en organisant un  dialogue direct au vu et au su de tout le monde, sous l’égide d’un médiateur et qui aboutit à un accord signé par les leaders des deux parties, Gbagbo et Ouattara ?

 

        8- L’impasse du rapport sur les réfugiés ivoiriens dans les pays voisins

 

Des milliers d’Ivoiriens vivent dans des conditions extrêmement difficiles en exil dans des pays voisins. Pourquoi la visite du représentant spécial du SG aux réfugiés ivoiriens du Ghana ne fait-elle l’objet d’aucune mention dans ce rapport ? Qui sont-ils ? Combien sont-ils aujourd’hui et dans quelles conditions vivent-ils ? Ce sont des pro-Gbagbo, donc sans intérêt pour l’ONU ?

 

En conclusion,

 

La Coordination FPI en exil appelle à nouveau l’attention de la communauté internationale et singulièrement celle des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la nature des rapports à partir desquels ils sont souvent amenés à prendre des décisions. La Côte d’Ivoire n’a pas besoin de boucs émissaires.  Elle a surtout besoin de dialogue. Celui-ci a ses principes, et pour s’asseoir et discuter il faut être deux. Par tous les artifices, il n’est pas bon de continuer de vouer aux gémonies le Président Gbagbo et ses partisans. Car c’est avec Gbagbo que Ouattara sauvera notre pays des périls qui le guettent.

 

Fait à Accra, le 12 janvier 2013

Pour la Coordination FPI en exil

Dr. Assoa Adou

Coordinateur et Porte-Parole

 

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Drame de la Saint Sylvestre au Plateau : Larmes de sang et larmes de crocodile !

janvier 10, 2013 1 commentaire

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Les familles des 63 morts et les 200 blessés de la « bousculade »  du 31 décembre au Plateau versent et verseront pendant longtemps des larmes de sang pour les êtres chers perdus et les blessures profondes et douloureuses qui marqueront à vie ces éclopés de l’incompétence et de la cupidité !

Nous nous inclinons avec amertume et tristesse devant les dépouilles de ces morts inutiles provoqués par l’insouciance, la désinvolture et l’avarice rapace de ces personnes qui pensent que la vie des autres n’a aucune valeur et que seuls comptent et doivent compter leurs intérêts égoïstes, mesquins et méchants! Nous disons  »yako » à toutes ces familles meurtries et à tous ces blessés qui souffrent aujourd’hui dans leur chair du fait de l’impéritie et de la légèreté de ceux-là qui censés les protéger, sont devenus leurs bourreaux parce qu’il fallait organiser à coup de milliards l’anniversaire du puissant Chef de l’état qui fait travailler l’argent sans qu’il circule.

En outre, la mission à eux assignée était sans doute trop lourde et les dépassait totalement : il ne s’agissait pas en effet d’aller appréhender une personnalité politique de l’opposition qui aurait fait des déclarations qui ont heurté les délicates oreilles du chef de l’Etat et des grands commandants des Forces républicaines de Cote d’Ivoire ( ?). Il ne s’agissait pas non plus d’aller mater tout un village parce que soupçonné de cacher des miliciens pro Gbagbo.
Nous sommes donc surpris par cette agitation bruyante et tragicomique de nos autorités, agitation si peu coutumière sous nos cieux lorsque des drames frappent la miséreuse population ivoirienne.

Ne perdons en effet jamais de vue, n’oublions jamais que la devise officielle des républicains( ?), proclamée urbi et orbi par leur chef est : « mille morts à gauche, mille morts à droite, moi, j’avance ! ». Comment veut-on ainsi que l’émotion, la détresse ou la compassion puisse un seul instant s’emparer de ces cœurs de pierre pour qui la mort est un viatique pour assouvir leur dessein ?

Il n’est donc pas étonnant que  »l’accueil » réservé aux deuils innombrables, généralement provoqués, quelques rares fois naturels, c’est l’indifférence de ceux-là qui s’en délectent et auraient pu crier comme ces Espagnols de la guerre civile d’Espagne :  » viva la muerte », vive la mort !

Pourquoi alors cette soudaine pseudo émotion devant  » seulement » 63 morts? Nous sommes si loin du compte, nous sommes si loin des milliers de morts nécessaires et indispensables à la progression de notre grand Chef ! L’explication se trouve dans le fait que la presse et l’opinion internationales se sont emparées de l’événement et qu’il était par conséquent difficile d’étouffer officiellement comme cela est de coutume dans les drames ivoiro-ivoiriens.

Il faut donc faire bonne figure devant cette presse et cette opinion internationales et démontrer à la face du monde que le régime ivoirien ne saurait tolérer des fautes et/ou des défaillances aux conséquences aussi tragiques et aussi funestes.

Alors branle-bas de combat :

– Conseils de gouvernement extraordinaires par ci, conseil de ministre exceptionnel par là, saisine théâtrale du procureur de la République pour dire que ce drame tient à cœur et qu’on est bouleversé jusqu’au tréfonds de soi-même :

Quant aux sanctions, elles suivront inéluctablement car il faut que dans cette affaire, les responsables et coupables soient sévèrement sanctionnés !
– Les investigations au forceps de la gendarmerie et de la police pour situer des responsabilités qui sautent pourtant aux yeux !
Nul doute que dans tous les cas, des responsables seront trouvés et on condamnera très rapidement trois pelés et deux tondus, des sous lampistes avérés qu’on  »dévouera » à l’opinion en courroux à l’instar de l’âme de la fable  »dévoué au ciel en courroux ».

Car pour une fois, nous assure-t-on, les enquêtes aboutiront : foi de républicains!
C’est parce que cette affaire est prise très au sérieux qu’un deuil national de trois jours a été décrété et que notre grand Chef a du interrompre les chants de Chris Brown et Rihanna à son anniversaire pour se rendre sur le lieu du drame accompagné de l’organisateur en chef de cet évènement réunissant 800 convives très selects dans ce lieu paradisiaque.

Nous savons tous en effet que la grande spécialité du régime des républicains, c’est d’annoncer à grand renfort de trompettes des enquêtes urgentes qui n’aboutissent jamais. Qui ne se souvient de cette enquête ouverte suite aux massacres de Nahibly a Duekoué où des refugiés avaient été massacré sous leurs tentes pour certains et poursuivis dans la ville pour d’autres avant d’atterrir dans des puits ?

Nous sommes aujourd’hui en 2013! Le temps a vraiment suspendu son vol pour la circonstance ! Nous attendons pareillement la suite réservée à cette kyrielle d’investigations qui ne livreront sans doute leurs secrets qu’à nos arrières petits enfants … si la chance leur sourit !

Ainsi va la république des Houphouëtistes qui n’a jamais rien à se reprocher, passant son temps à accuser les autres et à rejeter sur eux les conséquences ses méfaits et de ses turpitudes.

Au fait, où en sommes-nous avec la mort de Désiré Tagro ?
Qu’est-il advenu des tueries perpétrées sur les militants du FPI lors du meeting de Yopougon ? ? Quelle enquête a-t-on ordonnée sur le financement de la rébellion qui a fait de nombreux morts et des gendarmes égorgés ?

Qui a massacré les populations du quartier Carrefour à Duekoué?
Où en sommes-nous avec l’enquête sur le bus qui s’était noyé dans la lagune Ebrié ?

Ces milliers de morts n’ont jamais ému les Houphouëtistes, a fortiori provoquer la moindre larme du descendant des Ouattara de Kong ? Où en est-on de l’enquête, sur le détournement de l’argent des déchets toxiques qui avait entrainé la démission( ?) de Bictogo du gouvernement ?

Chaque fois qu’une enquête sérieuse est susceptible d’atteindre les pontes du régime, monsieur Ouattara et son pouvoir font intervenir la force brutale et tout s’arrête ! Les victimes et familles de victimes du camp de refugié de Nahibly en savent quelque chose ! Dans cette affaire, le chef de l’état n’a coulé aucune larme ! Ce n’est quand même pas une finale de coupe d’Afrique perdue!

Ainsi, les catastrophes qui surviennent en Côte d’Ivoire avec mort d’homme n’ont jamais suscité le moindre intérêt, ni provoqué la moindre compassion auprès des Houphouëtistes et de leur chef sauf quand il s’agit de pleurer a Libreville pour une CAN perdue, pour une quête désespérée de reconnaissance mondiale et de prodada à Abidjan ?

N’oublions pas en effet que ce régime, né dans le sang, se nourrit de sang et ne peut prospérer, vivre et survivre que dans le sang.
Sa soif inextinguible de sang humain est plus terrible et pire que celle de Tantale dans les enfers ?

Comment peut-on en effet féliciter sa garde prétorienne et ses milices tribales pour avoir trucidé et emprisonné plus de 500 opposants et blessé ou fait disparaître des centaines d’autres et faire semblant de se fendre de douleur et de fondre en larmes pour une finale de football ?

Comment peut-on refuser qu’on identifie et qu’on punisse les criminels qui ont importé la rébellion pour s’enrichir en massacrant leurs ( ?) compatriotes et cherché à donner à penser un seul instant que les 63 morts du stade HOUPHOUET- BOIGNY sont inacceptables ?

Comment peut-on rester insensible aux tueries perpétrées sur des jeunes gens se rendant à un meeting et faire admettre que ce qui s’est passé au Plateau est intolérable ?

Comment peut-on faire tirer à balle réelle sur des femmes refugiées, aux mains nues et tenter de se faire passer pour un bon samaritain au cœur sensible et à l’âme meurtrie par les événements du Plateau ?

Tous ce remue-ménage, toutes ces déclarations fracassantes, ces mines faussement contrites, ne sont qu’une vaste et ignoble comédie pour calmer l’opinion internationale,  l’opinion nationale n’étant pas à prendre en compte parce qu’elle est celle d’un peuple de crétins et d’idiots résignés et prêts à accepter leur sort sans dire mot !

Monsieur Ouattara et son régime ne font que verser des larmes de crocodile, moins parce qu’il y a eu des morts que parce que ces morts n’ont pas été ordonnés et parce que la nouvelle a vite fait le tour du monde entier.
Nul doute que lorsque le Tout Puissant les rappellera, les Houphouëtistes, avant de quitter ce monde, diront, avec l’empereur Auguste, « ACTA EST FABULA », « la farce est jouée », ou mieux, « avons-nous bien joué la comédie de la vie ? »
Il parait qu’il y a eu des gens assez stupides pour danser après le coup d’Etat du 11 Avril 2011 parce qu’il y aurait eu changement. Nous sommes donc désormais en plein dans ce changement et disons à ces danseurs insensés, l’inverse de la conclusion du fabuliste, « Eh bien chantez maintenant ! »

DOUBE BINTY et Steve Beko

NB : Nous n’avons fait qu’adapter à la circonstance un texte de Monsieur Doube Binty rédacteur en Chef du Nouveau Réveil publié le 22 avril 2009 suite au drame du stade Félix Houphouët Boigny qui avait fait 19 morts.

Nicolas Sarkozy avait commandité l’assassinat d’Hugo Chavez

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La ministre vénézuélienne des Services pénitentiaires, Iris Varela, a annoncé sur son compte Twitter l’expulsion d’un ressortissant français connu sous le nom de Frédéric Laurent Bouquet, le 29 décembre 2012. M. Bouquet avait été arrêté à Caracas, le 18 juin 2009, avec trois ressortissants dominicains, en possession d’un arsenal. (…)Durant son procès, M. Bouquet a admis avoir été formé en Israël et être un agent des services secrets militaires français (Dgse). Il a reconnu préparer un attentat pour assassiner le président constitutionnel Hugo Chavez. M. Bouquet avait été condamné à 4 ans de prison ferme pour «détention illégale d’armes». Il a purgé sa peine. (…)Les autorités vénézuéliennes s’étaient jusqu’à présent abstenues de communiquer sur ce sujet. Les faits ont été confirmés par le porte-parole du quai d’Orsay, Philippe Lalliot. L’ambassade de France à Caracas a décliné tout commentaire. Selon des indiscrétions, Nicolas Sarkozy a commandité l’assassinat de son homologue Hugo Chavez. L’opération fut un fiasco. La France a accordé des compensations substantielles pour étouffer cette affaire durant le mandat de M. Sarkozy.

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