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2012 en Côte d’Ivoire : Année de pauvreté, d’analphabétisme et de chômage ! – Ouattara dira le mot de la faim le 31 décembre

décembre 29, 2012 1 commentaire

Il a fallu que le nouveau directeur de l’INS (institut national de la statistique) s’exprime le 21 décembre dernier pour que les Ivoiriens sachent réellement comment va leur pays, deux ans après la chute de l’intrépide Gbagbo.

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C’est que, grâce à un financement du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement), l’Ins a réalisé pour la période 2011-2012, une enquête sur le niveau de vie des ménages en Côte d’Ivoire. Laquelle enquête s’est effectuée dans les communes de Yopougon, d’Abobo et dans le grand Ouest de la Côte d’Ivoire.

 

Au cours d’une cérémonie organisée le 21 décembre dernier, à l’immeuble SCIAM au Plateau, les résultats de cette enquête ont été rendus publics. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que deux ans après le changement de régime, la vie des Ivoiriens ne connait pas encore d’amélioration. Bien au contraire, elle ne fait que se dégrader de jour en jour dans un pays où les autorités ne parlent que de milliards et d’émergence en une décennie. Merveilleux !

 

Ainsi, selon le directeur général de l’Ins, Ibrahim Ba, l’enquête a révélé « une aggravation de la pauvreté urbaine ». Et dire que Adama Toungara qui est le maire d’Abobo depuis plus de dix ans est allé illuminer cette commune dans laquelle la population, étouffée par la pauvreté continue de mourir de maladies qui ont disparu de la planète terre.

 

Ce constat d’une aggravation de la pauvreté urbaine est aussi la preuve que le nouveau gouvernement ivoirien, malgré les discours, n’a pas encore réussi à infléchir la courbe de la pauvreté dans notre pays après deux ans d’exercice effectif du pouvoir. Si l’enquête a révélé une aggravation de la pauvreté urbaine, on imagine aisément la situation dans les zones rurales. Dans les secteurs de l’éducation et de l’emploi, les spécialistes de l’Ins ont aussi noté d’inquiétants reculs. Ainsi, « l’analphabétisme et le chômage » ont explosé.

 

Voilà qui donne une idée claire des exploits réalisés par Kandia Camara au ministère de l’Education nationale. Si elle met à exécution sa menace de fermeture des écoles pendant un an, cela améliorera sans doute la situation. Quant au chômage, on réalise déjà que la promesse de notre président de créer un million d’emplois d’ici à 2015 est en voie d’être tenue. Vu que le chômage ne s’est jamais aussi bien porté dans notre pays.

 

Mais comme Hamed Bakayoko dit que « 2013 sera l’année de la Côte d’Ivoire », les Ivoiriens peuvent toujours rêver !

 

DANiEl sovy in l’éléphant déchainé

 

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Le P’tit livre d’Akissi Jeannette

décembre 29, 2012 1 commentaire

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Avec mon coeur en lumière, j’ai été, pour la messe de noël, prier avec mes soeurs et mes frères au sanctuaire Saint-Paul de l’Adoration du Plateau. A la fin, j’ai souhaité qu’il y ait, pour 2013, de la paix dans notre pays. Afin que Beugré Mambé puisse me servir des éloges encore plus merveilleux.

 

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Après la gendarmerie des Toits-rouges, c’est le camp militaire d’Agban qui aurait été encore la cible des jaloux qui veulent empêcher Chouchou d’annoncer des milliards virtuels pour les Ivoiriens le 31 décembre prochain ? Et Paul Koffi Koffi dit qu’il y a eu encore des complicités à l’intérieur du camp ? Moi, c’est Paul Koffi Koffi que je vais finir par soupçonner comme le vrai complice dans cette histoire ! Pourquoi il n’arrive jamais, depuis août 2012, à faire arrêter les complices en question ? Serait-il le complice des complices ? Je vais poser la question à mon étalon.

 

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Qu’est-ce que j’apprends ? Des aveux faits par des assaillants arrêtés après l’attaque manquée d’Agban, il ressort que des personnalités du camp de Chouchou seraient impliquées dans cette affaire ? C’est bien ce que j’ai toujours pensé. C’est trop facile de soupçonner toujours le camp Gbagbo sans s’interroger sur la possibilité que certaines de ces attaques soient le fait de certains proches de Chouchou. Allagnissan devrait sérieusement se pencher sur la question.

 

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Pour 2013, je souhaite beaucoup de lumière dans le coeur et dans les maisons des Ivoiriens. Je souhaite que les lumières d’Abidjan éblouissent ceux qui ont promis de donner 4 mille milliards à Chouchou afin qu’il puisse éblouir les Ivoiriens dont les yeux ne brillent plus de jour en jour, de tenir leurs promesses. Je souhaite aussi que le petit Soro arrête de se prendre pour Chouchou en visitant les populations et en faisant des déclarations diverses. Que 2013 soit une année de lumière pour Chouchou, pour moi et pour les Ivoiriens. Et pour Beugré Mambé, mon généreux flatteur !

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Un sondage réalisé par un site internet pro-Ouattara plébiscite Laurent Gbagbo Homme de l’année

décembre 28, 2012 Laisser un commentaire

Que croyaient-ils obtenir en organisant ce sondage? Personne ne le saura sans doute jamais, mais les administrateurs du site abidjan.net se mordront sans doute les doigts toute l’année 2013, et maudiront le jour où il leur est venu à l’esprit d’opposer dans un sondage web leur mentor, l’imposteur Alassane Dramane Ouattara au président élu de la république de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo.

Le sondage organisé par ce site proche d’Alassane Dramane Ouattara afin de désigner l’ Homme de l’année en Côte d’Ivoire s’est en effet transformé en un véritable plébiscite pour Laurent Gbagbo, obligeant les administrateurs du site à suspendre le vote alors même que l’année n’est pas encore finie. Leur crainte était sans doute que Laurent Gbagbo n’atteigne la barre des 50% et remporte cette élection par KO technique au premier tour.

Par pudeur, nous n’écrivons pas les résultats obtenus lors de ce sondage, laissant à nos abonnés la possibilité de les lire sur la photo ci dessous. Que feront à présent les administrateurs du site Abidjan point net après avoir suspendu le vote? Chercheront-ils comme à leur habitude de modifier les résultats? Nous vous tiendrons informés. Dans tous les cas, à 11h 30 GMT le 28/12/2012 voici ce que l’on pouvait lire à l’adresse

http://www.abidjan.net/sondage/poll_results.asp?ID=184

ACC- Côte d’Ivoire

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UN JUGE DE LA CPI FAIT DE GRAVES REVELATIONS SUR CETTE MAFIA : POURQUOI IL A RENDU SA DEMISSION DE CETTE JURIDICTION

décembre 28, 2012 3 commentaires

Pour les cinq ans qu’ont duré l’action en responsabilité pour crime de guerre contre l’ancien Président libérien, Charles Taylor, le juge sénégalais, EL Hadji Malick Sow, était juge suppléant à la chambre de première instance du Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Il en assurait la présidence toutefois que l’un des trois «principaux» juges du fond était indisponible. Durant ces cinq années, Sow parlait en ces termes: «Je travaillais plus que tout autre parce que je prenais l’affaire au sérieux». Pour moi, continuait-t-il, «j’étais le seul juge de la sous région ouest africaine, et en tant que tel, je ne pouvais retourner chez moi face à mon peuple, dire des mensonges sur ce que je n’avais ni vu, ni ne pouvais justifier». L’engagement consciencieux de Sow et sa détermination à appliquer la loi, tels que l’exigent les statuts de ce Tribunal d’exception et le dispositif de la justice pénale internationale, l’ont rendu impopulaire parmi les autres juges statuant sur l’affaire, au point où, ils l’ont isolé au stade crucial des délibérations où il fut débattu de l’innocence ou de la culpabilité de Taylor. Ce ne fut donc pas une surprise quand après, le 26 avril 2012, Sow lut une opinion dissidente, après que les juges principaux eurent rendu leur décision en référé, déclarant Taylor coupable et le condamnant par voie de conséquence à 50 ans de prison. «Je ne suis pas d’accord avec la décision et les conclusions des autres Juges, parce que selon moi, aux termes du régime de la responsabilité, et aux termes de tout moyen admis de preuve, la culpabilité de l’accusé n’a pas été indiscutablement établie au delà de tout doute raisonnable par les preuves apportées à ce procès par l’accusation», avait déclaré Sow : «Et ma seule inquiétude est que tout le système est en désaccord avec tous ces principes que nous connaissons et que nous chérissons, et qu’il est en plus en désaccord avec les valeurs de la justice pénale internationale, et je crains qu’il soit tout entier en danger de simplement perdre toute crédibilité, et j’ai peur que le tout court à la perte». Nombreux sont ceux qui ont trouvé sa déclaration courageuse, eu égards aux circonstances, mais les autres juges n’en étaient pas contents. En effet, quand Sow a entamé la lecture de sa déclaration, les trois autres juges se sont levés et sont sortis de la salle d’audience. Le micro de Sow fut après débranché, les rideaux dans la gallérie publique furent tirés, descendus, et fermés. Plus tard, sa déclaration fut enlevée du registre officiel de la cour et il fut sanctionné par la majorité des juges, à la fois de la première instance et de l’instance d’appel de la cour pour faute professionnelle. En punition, il fut ordonné à Sow par les autres juges de suspendre sa participation à toute délibération jusqu’à ce que fût rendue une décision de l’autorité tutélaire (à laquelle, les juges avaient demandé de se prononcer sur ce qui adviendrait de Sow, son statut futur). Depuis cette décision des juges en Mai, Sow n’a pas eu l’occasion de donner au grand public sa version des faits. C’est à la lumière de ces faits, que notre correspondant, Sheriff Bojang, est allé l’interviewer à son domicile à Dakar, au Sénégal. Après la lecture de ses critiques, nombreux pourraient se demander comment une cour, établie par le droit international à dessein supposé de rendre justice, puisse se conduire de la manière décrite par Sow. Interview…

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Au moment où le monde entier suivait la retransmission en direct de la décision longtemps attendue, dans l’affaire Charles Taylor, vous avez adjoint à la décision unanime de la Chambre de la première instance une opinion dissidente. Qu’est ce qui n’a pas marché et qui vous a ainsi déterminé ?

Ce qui n’a pas marché, c’est le plan secret, ourdi par les autres juges de la Chambre de la première instance II pour me réduire au silence. Des consignes avaient été données aux fonctionnaires de la cour pour déconnecter mon micro, et aux techniciens pour descendre les rideaux. Affirmer au people Sierra Léonais que le Président du Libéria, le pays voisin, a sa responsabilité pénale engagée dans les crimes commis en Sierra Léone est une affaire sérieuse. Et les preuves en appui à cette affirmation doivent être claires, convaincantes et sans trop de contentieux.

Ce que je disais était que, l’accusation n’avait pas apporté la preuve, qui établisse au-delà de tout doute raisonnable, la culpabilité de l’accusé. Ce fut une surprise totale pour moi d’entendre que la décision fut unanime, parce ce que, toutes les rares fois que nous discutions de quelque point, il y avait des opinions divergentes. Je fus très surpris de les voir servir une décision en référé dont ils se prévalent comme d’une décision unanime. Même les brouillons de rédactions préliminaires que je recevais subissaient toujours des modifications. Les autres juges savaient que je n’étais pas d’accord avec la décision. Voilà pourquoi ils voulaient me contraindre au silence. Et ma seule inquiétude est que tout le système est en désaccord avec tous ces principes que nous connaissons et que nous chérissons, et qu’il est en plus en désaccord avec les valeurs de la justice pénale internationale, et je crains qu’il soit tout entier en danger de simplement perdre toute crédibilité, et j’ai peur que le tout court à la perte.

 
En tant que juge suppléant, vous avez été présent tous les 5 ans qu’ont duré le procès. A quel moment vous êtes vous rendu compte que le tout courait à la perte ?

Les principes fondamentaux du droit pénal international se trouvent consignés dans les statuts des différentes cours et ils sont les mêmes: Ils commencent tous par la présomption d’innocence. Et, le seul critère de preuve acceptable, est la preuve au-delà de tout doute raisonnable. Le troisième principe, est un principe général de droit pénal tel qu’il s’énonce dans sa formule latine, «In dubio pro reo» (l’accusé a le bénéfice du doute ou le doute profite à l’accusé). Ces principes ont été foulés aux pieds dans le procès de Charles Taylor. Mais avant que nous n’allions plus loin, laisser moi éclairer ce point. Au moment où je prenais la parole à l’audience, je n’étais plus juge suppléant. J’étais juge à part entière siégeant en tant que tel. Je n’étais pas celui qui n’était pas à sa place. Une des juges siégeant en première instance avait été élue juge à la Cour Pénale Internationale (Cpi). Cette juge a solennellement prêté serment et siège à la Cpi, dans cette juridiction. Comme si de rien n’était, et de manière concomitante à son exercice à la Cpi, cette juge avait gardé son ancien poste de juge au Tribunal spécial pour la Sierre Léone (Scls). Je ne pense pas que ces deux postes soient compatibles. Si l’élection à un poste dans une juridiction différente ne rend pas un juge inapte à continuer de siéger au Tribunal spécial pour la Sierra Leone, on doit alors nous expliquer quand un juge suppléant devrait-il être éligible au plein exercice en tant que juge à part entière. J’ai eu des difficultés inimaginables pour que soit inscrit à l’ordre du jour de la réunion des juges en session plénière en septembre 2008, le sujet de l’interprétation qu’il faudrait faire des articles Article 12 des Statuts de la cour, et des règlements 16. Ma requête a été rejetée par les mêmes juges qui m’ont férocement attaqué dans ce qu’ils appelaient une procédure disciplinaire. Les procès verbaux des deux réunions en séance plénière sont disponibles.

La question est de savoir si vous aviez l’autorisation d’exprimer en public cette opinion comme vous l’avez fait?

Je ne sais pourquoi personne ne veut parler des l’Article 18 du Statut de cette Juridiction d’Exception et du Règlement 88 du code de procédure et de preuve, qui sont les seules dispositions précises relatives aux décisions et aux opinions qui les accompagnent. L’article 18 du statut dit clairement (à lire dans notre livraison suivante) Comment peut-on alors dire que pendant les «délibérations», un juge suppléant n’a pas le droit d’avoir une opinion, donc ne pourrait en exprimer une ? Il va de soit, qu’en principe général de droit, toutes les exclusions et limitations fassent l’objet d’une disposition expressément écrite. Ici, il n’est pas question du droit de vote aux délibérations. Il est question de mon opinion sur ce procès, et contrairement au règlement 16 Bis (c), il n’y a ni limitation, ni interdiction ou exclusion dans la norme supérieure qu’est le Statut de la cour, ni non plus dans le règlement 88 pour l’expression d’opinions sur une décision.

Source : Africawatch, de novembre 2012

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Centrafrique: l’ambassade de France visée

décembre 26, 2012 1 commentaire

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En Centrafrique, plusieurs centaines de personnes ont lancé aujourd’hui des projectiles vers l’ambassade de France à Bangui, après avoir fait un sit-in devant l’ambassade américaine pour dénoncer la situation dans le pays dont une partie est occupée par la coalition rebelle, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Nous sommes ici à l’ambassade de France, parce que c’est la France qui nous a colonisés. Mais la France a tendance à nous lâcher. On n’a plus besoin de la France, la France n’a qu’à prendre son ambassade et partir », a affirmé une manifestante.

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INTERVIEW DE FIN D’ANNEE : enlèvements, tortures, accusations du régime Ouattara, procès du Président Gbagbo, Stéphane Kipré se prononce sur la situation socio-politique du pays

décembre 26, 2012 2 commentaires

Cela faisait un moment que l’homme ne s’était plus fait entendre dans la presse nationale et internationale. En exil depuis avril 2011 et la chute du président Laurent Gbagbo, Stéphane Kipré, Président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG) dresse un tableau sombre de la gestion du régime Ouattara et pose les conditions nécessaire à un retour à la paix et la stabilité sociale en Cote D’ivoire

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-Que devenez-vous ?
Je me porte bien

-Pourquoi ce long silence?

Quand on est un politique on ne parle pas juste pour le plaisir de parler mais quand il y a nécessite de le faire.

– comment se porte votre parti en cette fin d’année 2012. Et quelle bilan faite vous  de l’UNG depuis la chute de l’ancien régime jusqu’à ce jour ?

L’UNG vit au rythme des conditions politiques et sociales qui prévalent en Côte d’Ivoire en ce moment. Vous savez bien que depuis le 11 avril 2011 la démocratie que nous avons eu du mal à construire en Côte d’Ivoire a reculé. Nous avons pu difficilement organiser une rentrée politique cette année dans l objectif de relancer les activités. Mais cette rentrée politique a valu de nombreuses persécutions à nos militants et responsables. Avec l’arrestation du secrétaire exécutif Etienne N’guessan.  Mais malgré tout cela, les militants ont toujours trouvé le moyen de faire des réunions clandestines. Je voudrais les saluer pour cette détermination. Je salue avec eux nos délégués départementaux qui continuent de braver la peur pour assurer l’existence de nos représentations locales. Je salue également nos délégations extérieures et notamment celles d’Europe qui se sont mises au devant du combat de la restauration de la vérité sur la crise ivoirienne en occident et je tiens à les féliciter pour cela leur demander de maintenir le rythme jusqu’à la victoire finale.

– Que reproche le pouvoir à vos responsables emprisonnés ?

Comme tous les hommes politiques détenus aujourd’hui en Côte d ivoire, on en a aucune idée si ce n’est le chapelet commun des chefs d’accusation des partisans et proches du président Laurent Gbagbo.  Je voudrais appeler encore une fois le pouvoir en place à libérer notre secrétaire exécutif  M. Etienne N’guessan et à travers lui tous les prisonnier politiques en Côte d’Ivoire qui n ont pas leur place en prison mais sur le terrain politique pour que nous ayons le retour d’une vie démocratique en Côte d’Ivoire comme avant le 11 avril 2011.

-Le pouvoir en place aurait-il peur de quelque chose? De quoi selon vous ?

Posez leur vraiment la question parce que comme vous je m interroge.

-Il semble que votre secrétaire exécutif serait impliqué dans des tentatives de déstabilisation du pouvoir. Qu’en dites-vous ?

Ils voient des coups d’état partout. Ni lui ni moi, aucun vrai partisan de Laurent Gbagbo n’est impliqué dans cela. Ils se déstabilisent entre eux. Si nous étions vraiment à la base des déstabilisations pendant que nous étions à Dakar pour répondre à l’invitation du président Macky Sall, ce qui s’est passé à Agboville n’aurait pas eu lieu. Le pouvoir connaît la vérité sur les projets de déstabilisations mais refuse de la dire. En réalité, il y a derrière cette volonté de faire du sensationnel, une autre volonté de se faire passer pour les victimes et de détourner l’attention du peuple sur leur incapacité à gérer la Côte d’Ivoire qu’ils ont déstabilisée dans tous ses secteurs : économique, social, sécuritaire….

– Vous dites que le secteur économique est déstabilisé alors que le gouvernement a annoncé avoir obtenu plus de 4000 milliards de f CFA.

Vous savez entre la promesse et la réalité il ya une très grande différence.  La politique d’endettement sans limite est une mauvaise politique économique  surtout quand il s’agit de gouvernants qui n’utilisent la bonne gouvernance que comme slogan. Il y a seulement 6 mois que la Côte d’Ivoire a pu bénéficier du programme PPTE. Cet acquis du pouvoir du président Laurent Gbagbo ne doit pas être utilisé pour replonger le pays dans un autre endettement sans limite. On nous annonce l’obtention de crédit sans nous dire à quelles conditions ces crédits seront remboursés. Et ensuite, j’en suis sure, on nous parlera de privatisation des structures de l’Etat pour pouvoir vendre à vil prix et racheter derrière. Je penses que la Cote d’ivoire a besoin d’une politique économique basée d’abord sur le développement et la création de richesses internes et non d’une politique économique basée sur l’endettement et le bradage des structures de l’Etat qui a déjà échoué entre 1990 et 1993. Car les mêmes causes produiront les mêmes effets avec les mêmes hommes.

-.selon le confrère de la Lettre du continent, vous négociez votre retour au pays avec pour médiateur le président sénégalais Macky Sall qui vous a même reçus avec une délégation du FPI.

Il est ridicule de parler de négociation pour rentrer dans son propre pays. Est-ce que j’ai eu besoin de négocier avant de sortir ? Il n’y a rien à négocier en ce qui concerne mon retour. Il y a des conditions à créer pour permettre à tous les ivoiriens de vivre en sécurité  en Côte d’Ivoire. Mais je voudrais que vous compreniez que C’est parce qu’il ya un véritable problème en Côte d’Ivoire que vous entendez des gens parler de négociation ou d avoir un  protecteur pour y revenir. Sinon dans un pays qui marche bien, chacun sort et rentre comme il le veut sans que cela ne soit un fait extraordinaire comme cela se passait sous Gbagbo Laurent.  Je voudrais dire en ce qui concerne le président Macky Sall qui est un ami de la Cote d ivoire, nous avons répondu à son invitation avec le FPI qui est le parti fondé par le président Gbagbo et donc notre allier dans ce combat pour lui expliquer  les réalités  politiques de notre pays et des conditions à créer pour que la Côte d’Ivoire retrouve la stabilité.

 

-Peut-on avoir la teneur de votre rencontre avec le président sénégalais  Macky Sall ?

Comme je vous l’ai dit c’était une rencontre d’échange et d informations. Il nous a dit que le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont toujours eu des liens forts. Donc il était important pour lui de pouvoir nous rencontrer en tant qu’acteurs politiques ivoiriens pour avoir notre lecture de la crise ivoirienne et nos propositions de solutions.

. Mais pourquoi refusez-vous de revenir en Côte d’Ivoire pour participer au processus de réconciliation ?

Tout simplement parce que je n’ai pas confiance en la volonté actuel du pouvoir en place d’aller réellement à la réconciliation. J’en veux pour preuve que  la commission officiellement mise en place pour la réconciliation après 15 mois d’activité stagne encore.

 

-Quelles sont vos conditions pour revenir ?

quand le pouvoir en cote d ivoire comprendra qu’une nation ne se construit pas qu’avec ses militants mais plutôt tout ses enfants quand la haine qui conduit a tout les actes que nous faisons que décrier depuis longtemps et demander la fin envers Laurent Gbagbo et ses partisans s arrêteront . Je voudrais en profiter pour saluer la libération, le jeudi 20 décembre 2012, des 8 prisonniers politiques et militaires sur les 504 détenus à ce jour sur l’ensemble du territoire ivoirien. Je voudrais encourager les dirigeants actuel de la cote d ivoire à arrêter d’hésiter de façon injustifiés et qu’il libère tous les ivoiriens qui sont détenus à cause de la politique car libérer certains et continuer de détenir d autres sans raisons n est pas la solution.

– Parlons maintenant du procès du président Laurent Gbagbo ? Comment voyez l’issu de ce procès ?

Je penses que la communauté internationale a fait partir le président Gbagbo à la CPI en croyant que l’éloigner de la Côte d’Ivoire permettrait à M. Alassane Ouattara de pouvoir s’installer et diriger ; en croyant aussi que le peuple de Cote d’ivoire allait l’oublier. Mais 19 mois après, M. Alassane Ouattara n’arrive pas instaurer la stabilité et la paix à cause de ses propres bandes armées qu’il ne maitrise plus et les nombreuses promesses faites a tout ses soutiens et alliés qui commencent  à le rattraper. Ils ont aussi sous estimé la relation entre le peuple de Côte d ivoire et Laurent Gbagbo. Après le constat de toutes ces vérités, il revient à la communauté internationale d’en tirer les leçons car nous sommes dans un procès politique et non juridique.

-Pensez vous qu’il va s’en sortir ?

Bien sure que oui ; parce qu’il y va de l’avenir de la Cote d’ivoire. La crise militaire est finie le 11 avril 2011 mais la crise politique n’est pas encore terminée. Et Elle ne pourra prendre fin que lorsqu’il y aura une négociation franche et sincère entre Gbagbo Laurent et Alassane Ouattara.

 

-A vous entendre parler on a l’impression que l’avenir de la Côte d’Ivoire est lié à la libération de Laurent Gbagbo.

Bien sure. Dix huit mois après sa détention, nous constatons tous que sans Laurent Gbagbo libre les ivoiriens boudent encore le processus de réconciliation. Cela signifie que dans ces conditions le peuple ne suit pas nécessairement même quand nous les hommes politiques nous nous engageons dans un tel processus.

 

-Vous en fait alors un préalable ou même une condition ?

C’est plutôt une garantie de réussite pour le processus de réconciliation donc le retour de la paix recherche.

 

-Et pourtant Charles Taylor a été condamné…

Gbagbo Laurent n’est pas Charles Taylor. Ceux qui doivent s’inquiéter de la condamnation de Charles Taylor se connaissent en Côte d’Ivoire.

-La Cpi soutient que le Président Laurent Gbagbo peut comparaitre et a même fixé l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges pour le 19 février.

 On ira jusqu’au bout car le bout du tunnel n’est pas loin. Pour moi cette audience de confirmation de charge est la dernière étape pour l éclatement de la verite sur ses 10 années de crise en Côte d’Ivoire. 

-Les juges justifient le refus de sa liberté provisoire par le fait qu’il est trop populaire et qu’il a un réseau puissant, il peut fuir et peut revenir au pouvoir. Et pourtant les experts ont affirmé qu’il a été torturé. Qu’en dites-vous ?

C’est justement parce qu’il est trop populaire qu’il a gagné les élections en Cote d’Ivoire. Le réseau puissant dont on parle c’est son peuple et rien ne peut contre la volonté d’un peuple. Car c’est lui qui donne le vrai pouvoir. Concernant les tortures je m’en tiens à ce que les experts de la CPI ont eux mêmes dit. Mais au delà de ça, allez comprendre que si des personnes anonymes sont torturées en Cote d’Ivoire juste parce qu’elles soutiennent la vision et le combat de Gbagbo Laurent, ce n’est pas lui même qu’ils vont épargner ; simple logique. Aucun argument ne peut justifier sa présence à la CPI.

– Selon vous, qui a intérêt à ce que le Président Laurent Gbagbo ne soit pas libéré? 

Ce sont tous ceux qui ont peur de la vérité démocratique et la liberté de l’Afrique.

_  A qui fait vous allusion ?

A ceux qui ont joué un rôle dans ce qui s’est passé le 11 avril 2011 et à ceux à qui cela a profité.

– Que pensez-vous du mandat d’arrêt émis par la Cpi contre madame Gbagbo et leur demande de son transfert ?

Transférer la première dame Simone Gbagbo c’est mettre de l’huile sur un feu qui est déjà bien vif. Elle n’a rien à faire à la CPI. On attend de voir quelle sera la réponse du gouvernement. S’ils ne sont pas prêts à la transférer, c’est bien. Mais je pense que nous n’avons pas les mêmes raisons de ne pas vouloir son transfèrement à la CPI. Ce n’est pas parce que nous ne le voulons pas qu’ils ne le feront pas car le pouvoir n’a jamais tenus compte de ce que nous voulons. Car si c’était le cas, depuis maintenant près de 18 mois que toutes les composantes de la nation ivoiriennes demandent la libération des prisonniers politiques comme actes forts pour engager la réconciliation ils l’auraient fait. Mais quelle que soit la raison utilisée pour ne pas le faire, envoyer Mme Simone Gbagbo à la CPI n’arrange personne.

 

_ En quoi le transfèrement de Mme Gbagbo n’arrange personne ?

Demandez à tous les responsables de la rébellion de septembre 2002 qui sont aujourd’hui  au pourvoir en cote d ivoire s ils veulent encore continuer d’entendre parler de la CPI.

-L’Ambassadeur des USA soutient qu’il est incongru qu’aucun chef de guerre ne soit transféré à la CPI ?

Il faut faire la part des choses. Pour moi la CPI n’est pas la Cour adéquate. Je  suis d’accord avec le fait qu’il soit incongru qu’aucun chef de guerre ne réponde devant la justice mais pas devant la CPI. Les africains peuvent eux mêmes juger Les crimes qu’ils jugent dépasser les limites des justices nationales. Je voudrais vous rappeler que dans la même interview l’Ambassadeur des usa a lui même dit qu’en ce qui concerne la CPI il ne pouvait pas trop en parler puisque son pays même n’avait pas ratifié le traite de Rome. On peut donc se poser la question de savoir pourquoi ne l’ont-ils pas fait si cette cour est si importante et nécessaire. Je suis moi pour l’idée d’une cour de justice africaine avec des pouvoirs renforcés et reconnus constitutionnellement par tous les états membre de l’union africaine pour que la justice soit faite par les africains sur une terre africaine et pour des problèmes africains.

-Croyez-vous en la réconciliation?
Oui Mais pas en cette comédie jouer  actuellement en Cote d’Ivoire.

-Que proposez vous donc ?

Il faut d’abord une volonté d’y aller, ensuite passer des slogans aux actes. Pour moi le premier véritable pas vers la réconciliation en Cote d’Ivoire passe par la libération de tous les prisonniers politiques et militaires, à commencer par le président Laurent Gbagbo, le retour des exilés. Ensuite, il nous faut un dialogue franc et sincère entre le président Laurent Gbagbo et M Alassane Ouattara. Quand on aura ce dialogue et que chacun aura dit sa part de vérité, il nous faudra une repentance générale de tous les protagonistes car chacun est en même temps responsable et victime. Tant qu’on pensera qu’un camp est plus responsable ou plus victime que l’autre, on ne pourra jamais aboutir à cette réconciliation. Car la réconciliation Ce n’est pas le triomphalisme des vainqueurs de la guerre sur les vaincus.

-D’aucuns soutiennent que la réconciliation est un leurre…

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cela. La réconciliation est un leurre pour le moment parce que les conditions pour y aller ne sont pas réunis. Mais il faut se donner les moyens d’y aller car c’est nécessaire pour notre pays. Si rien n’est fait il ne s’agira  plus de réconcilier la Cote d ivoire mais de la sauver.

-Nous sommes à la fin de notre entretient avez vous un message particulier en guise de conclusion.

Je voudrais encore une fois demander à chaque ivoirien de faire sa part pour guérir notre pays car il est malade et le refus de vouloir soigner cette maladie avec les médicaments  adéquats peut nous conduire dans un coma. Il est préférable d’utiliser les médicaments efficaces même s’ils sont amers pour certains que de vouloir utiliser des remèdes qui ne font qu’aggraver la maladie de notre pays. Il est vrai que le bilan politique économique et social a été négatif en cette année 2012 à cause de l’instabilité et le manque de cohésion sociale que nous connaissons, mais nous ne devons pas baisser les bras. Que chaque ivoirien se surpasse et prennent les décisions et résolutions qu’il peut à son niveau pour que la cote d ivoire retrouve son unité et sa cohésion d’avant dans notre intérêt a tous. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et bonne fête de fin d’année. C’est Dieu qui est fort je vous remercie.

 

 

ATTAQUE DU CAMP D’AGBAN : PRETEXTE POUR SUPPRIMER LA GENDARMERIE, 80 GENDARMES ARRETES

décembre 25, 2012 6 commentaires

Le complot du régime Ouattara mis à nu

 

Plus les jours passent et la lumière se fait sur la prétendue tentative d’attaque du camp d’Agban qui aurait été déjoué par les FRCI. En effet, de sources proches de la gendarmerie, ce sont près de 80 gendarmes qui ont été mis aux arrêts car soupçonnés d’être de mèche avec les assaillants. Selon certains membres de corps d’élite, ces arrestations l’ont été sur la base de dénonciations calomnieuses et des patronymes de certains des leurs. Ceux-ci ne cachent pas que ces arrestations marquent la mise en application du vieux souhait d’Alassane Ouattara de démanteler la gendarmerie qui ne l’aurait pas suivi dans ses tentatives d’insurrections sur la scène politique ivoirienne. En 1993, à la mort de Félix Houphouët Boigny, le bras de fer engagé entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, l’héritier légitime avait tourné en faveur de ce dernier grâce à la gendarmerie qui l’avait accompagné à la télévision nationale faire sa déclaration de prise de pouvoir. Tout récemment encore, lors de la crise post électorale, malgré la défection du Gal Kassaraté Tiapé, ex patron des gendarmes de Cote d’Ivoire, ceux-ci se sont battus au coté du Président Laurent Gbagbo qui incarnait à leurs yeux la légitimité et la légalité.

 

Dramane Ouattara qui n’a certainement pas digéré la loyauté de ce corps entend le lui faire payer et a mis sa machine en marche à ce propos. Dans les casernes, c’est la grogne des gendarmes qui n’entendent pas se laisser faire et promettent des jours tendus au pouvoir si leurs collègues ne sont pas libérés.

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