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LE JOURNALISTE SERGES BOGUHET ENCORE ARRETE ?

août 24, 2012 4 commentaires

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LE JOURNAL LE PATRIOTE EN PLEIN DELIRE

 

‘’Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ne veulent plus se laisser surprendre. Elles ont décidé de passer à l’offensive. Une démarche qui porte déjà des fruits. La démonstration a été faite hier après-midi dans les environs de la RTI. En fins limiers, ils ont mis la main sur un groupe de déflatés de la RTI qui y tenaient une réunion pour préparer des actions subversives contre la RTI. Nos sources font état de ce que plusieurs armes seraient entreposées dans tous les quartiers environnants de la télévision. Des déflatés de la RTI dont Serges Boguhet auraient pour mission d’appuyer les assaillants sur le plan technique. En clair, ils devaient une fois la télévision prise, assurer la diffusion des spots de propagande. Des informations en notre possession disent clairement que les apprentis comploteurs agiraient de connivence avec certains agents encore en fonction à la maison bleue. A ce sujet, un responsable du SYNINFO a été interpellé puis relâché. Il serait de mèche avec les déstabilisateurs. Pour rappel, après la prise postélectorale, plusieurs cameras de la RTI ainsi que des armes auraient été trouvées au domicile de Serges Boguhet, militant indécrottable du FPI à l’époque cameraman à la RTI. Il était l’un de ceux qui animaient la propagande haineuse pendant la crise postélectorale. Arrêté, puis incarcéré au nord, il a été libéré en novembre dernier ainsi que plusieurs autres cadres du FPI. Apparemment, l’homme n’a pas tiré les leçons de cette arrestation. Une fois de plus, il devra retourner en prison’’

Voici l’article que l’on peut lire dans le journal le patriote de ce jour. Et je vous assure que tout ce qui est écris est totalement faux puisque Serge Boguhet qui souffre du diabète depuis longtemps est chez lui à la maison ou il manque même de médicaments pour se soigner. Il n’a jamais été interpellé pour une quelconque attaque imaginaire de la RTI.

Et dire que ca se dit journaliste….

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Les fantasmes d’un pouvoir révisionniste et dictatorial

août 24, 2012 1 commentaire

Les fantasmes d’un pouvoir révisionniste et dictatorial

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Dans un article intitulé « FPI, négation des principes démocratiques et pulsions terroristes » publié sur le blog de monsieur Soro Guillaume le 19 aout 2012, un certain Konan Louis charge le Front Populaire Ivoirien de tous les péchés d’Israël. 

En d’autres temps nous aurions réservé à cet article le sort qu’il mérite, c’est-à-dire l’indifférence, tant il manque de consistance et de rigueur. Cependant, compte tenu du contexte dans lequel se trouve notre pays qui traverse une crise sociale et politique depuis plus décennie, il nous apparaît nécessaire de ne pas laisser prospérer le mensonge et le révisionnisme dans le cadre d’une tentative d’inversement des rôles dans la tragédie que vit la Côte d’Ivoire.

 

Le titre du pamphlet de monsieur Konan en dit long sur les intentions de l’auteur qui, alors que le pays est en proie à des violences qui mettent à mal la sécurité et la sérénité des Ivoiriens, n’a pas craint d’aggraver la fracture sociale en portant des accusations aussi légères qu’irresponsables à l’encontre du parti politique créé par le Président Laurent Gbagbo pour contribuer au mieux être des Ivoiriens.

Le premier paragraphe du texte révèle l’état d’esprit de l’auteur : « Des attaques lâches et insensées du FPI aux pratiques terroristes, il n’y a malheureusement qu’un seul pas à franchir ! Le Front Populaire ivoirien (FPI) que nous avons applaudi aveuglement dans les années 90 pour sa soif de liberté et de multipartisme, se mue, malheureusement, de manière vertigineuse en bandes terroristes pour avoir seulement perdu à une élection présidentielle. C’est regrettable ! ». Quel amalgame ! Quelle misère intellectuelle !

 

L’auteur est certainement partagé entre plusieurs sentiments qui l’agitent et l’empêchent de faire une lecture objective et lucide de la situation qui prévaut dans notre pays. Au fond de lui-même il reconnaît la grandeur du Front Populaire Ivoirien et le rôle historique que ce parti a joué et continue de jouer pour ancrer la démocratie en Côte d’Ivoire. C’est donc à juste titre que les Ivoiriens, dont monsieur Konan Louis, ont applaudi non pas aveuglement mais légitimement à l’avènement de cette formation politique qui a mis fin à trente années de parti unique. Faut-il rappeler à monsieur Konan que le parti unique était la négation des libertés individuelles et collectives et qu’il a créé les conditions d’un mauvais départ de la Côte d’Ivoire qui se retrouve aujourd’hui dans une impasse totale ? La pensée unique et la mauvaise gouvernance qui caractérisent ce type de régime ont fait perdre à notre pays ses chances d’amorcer un réel développement. C’était pour éviter cela que Laurent Gbagbo et ses camarades se sont battus pour l’instauration de la démocratie dans notre pays. Il est en effet avéré que même si la démocratie n’est pas une panacée, elle réunit les conditions minimales d’une participation de tous aux choix majeurs qui déterminent l’avenir du pays. De fait, la géographie des pays dits développés se confond avec celle des pays qui pratiquent la démocratie.

Le FPI de Laurent Gbagbo a donc fait ce choix qui est son essence même et ne saurait avoir de pratiques contraires.

 

Oui, vous avez raison, monsieur Konan, le FPI est le père de la démocratie en Côte d’Ivoire. A titre de rappel, il convient de noter que pour cette cause noble, le Président Laurent Gbagbo a sacrifié toute  sa jeunesse et sa vie. Sous le parti unique sa vie était ponctuée d’épisodes douloureux allant de la prison à l’exil avec leur cortège d’humiliations et de privations, à cause de ses opinions divergentes sur la conduite des affaires publiques. Pour les mêmes raisons et alors que le multipartisme était instauré, le FPI a connu les pires moments de sa jeune existence en 1992 pour avoir protesté contre l’expédition punitive nocturne lancée par le pouvoir PDCI sur de pauvres étudiants à la cité universitaire de Yopougon un an plus tôt. Cette répression aveugle et tous les autres actes anti démocratiques dont le PDCI s’est rendu coupable à l’encontre de l’opposition naissante dans le seul but de confisquer le pouvoir n’ont pas distrait le FPI. Le parti de Laurent Gbagbo a gardé le cap de l’alternance démocratique au pouvoir qui était et demeure son crédo. Malgré le verrouillage du champ politique par le PDCI, le FPI n’a jamais envisagé d’autres alternatives que la voie démocratique pour accéder au pouvoir. Pour votre gouverne, ceux des responsables du FPI qui ont préconisé la force pour créer l’alternance politique ont toujours été mis en minorité au sein des instances dirigeantes du parti. C’est tout naturellement sans surprise que ces politiciens se sont retrouvés dans la rébellion en 2002 avant de créer avec le PDCI et le RDR le Rassemblement des Houphouétistes pour la « Démocratie » et le Progrès (RHDP) pour mettre un terme au mandat du Président Laurent Gbagbo, élu seulement en octobre 2000.

 

Le FPI a su démontrer sa patience et sa hauteur d’esprit pour ne pas imposer à la Côte d’Ivoire une guerre pour l’instauration de la démocratie. Vous ne pouvez pas en dire autant de certains partis politiques que vous connaissez bien et dont le parcours est émaillé depuis , de violences ayant coûté la vie à des milliers de nos compatriotes et installé notre pays dans une instabilité chronique depuis plus d’une décennie.

Les évènements qui ont précipité la Côte d’Ivoire dans le chaos sont encore récents pour que des esprits retors veuillent écrire une autre histoire. C’est pourquoi il convient de rappeler qu’en octobre 2000, le FPI a accédé au pouvoir à l’issue d’une élection organisée par une junte militaire dont le candidat, le général Guei Robert, affrontait Laurent Gbagbo (FPI) au second tour du scrutin. Sauf à être volontairement amnésique aucun Ivoirien ne peut oublier que pendant le mandat du Président Gbagbo qui a duré de octobre 2000 à avril 2011, les tenants actuels du pouvoir ont rendu le pays ingouvernable pour n’avoir pu participer à la présidentielle de 2000 pour des raisons qu’ils n’ignorent pas et auxquelles le FPI est étranger. Il suffit de faire un bref rappel des faits marquants de cette décennie pour rafraîchir la mémoire à tous ceux qui font montre d’une malhonnêteté intellectuelle notoire.

 

Au mois de janvier 2011, soit deux mois après la prise de fonction de Laurent Gbagbo, premier Président de la deuxième République, une tentative de coup d’État est mise en échec et la colonne d’assaillants venant du Nord s’est évanouie dans la nature. Pourtant, la Côte d’Ivoire venait de se doter d’une nouvelle Assemblée Nationale et d’un Gouvernement d’ouverture auquel l’opposition parlementaire a pris part. Cette même année 2011, à l’initiative du Président Laurent Gbagbo, un forum pour la réconciliation nationale est organisé sous la présidence de monsieur Seydou Elimane Diarra. Pour ces assises importantes aux yeux du Président Gbagbo qui voulait créer les conditions d’une vie politique apaisée, le Chef de l’État a convaincu ses prédécesseurs de revenir dans la République en vue de prendre leur part dans la construction du pays. Pour y parvenir le Président Gbagbo a fait annuler les mesures qui contraignaient messieurs Bédié et Ouattara en exil. Il a en outre fait voter par le Parlement une loi qui définit le statut des anciens Présidents de la République et des Présidents des institutions républicaines. Le 5 août 2002, après les élections municipales et départementales auxquelles tous les partis politiques ont pris part, le Président Gbagbo a encore mis en place un Gouvernement de large ouverture avec cette fois des représentants du RDR.

 

Contre toute attente et alors que le Chef de l’État était en visite officielle en Italie, des soldats tentent de renverser, dans le nuit du 18 au 19 septembre 2002l, les institutions républicaines fraichement mises en place. L’un des signes avant-coureurs étant le holdup historique de la BCEAO d’Abidjan par un certain Sia Popo. Cette barbarie aura coûté la vie à plus de 300 de nos compatriotes dont le Ministre de l’Intérieur, Emile Boga Doudou. Non contents d’avoir été mis en échec les commanditaires de cet acte, dont le moindre qu’on puisse dire est qu’il est anti démocratique, créent la première rébellion armée de la Côte d’Ivoire indépendante avec l’appui bienveillant de la France Chiraquienne.

 

Il est bon que l’on se souvienne ! Monsieur Konan, savez-vous qui sont les commanditaires et acteurs de cette rébellion qui a endeuillé et qui continue d’endeuiller notre pays ? Savez-vous qu’en dépit de la bonne volonté du Président Gbagbo les rebelles ont maintenu la partition du pays jusqu’à la fin de 2010 avec des bandes armées qui ont régné en seigneurs de guerre avec ce que cela comporte comme atrocités, pillage des ressources agricoles, minières et industrielles, Vous souvenez-vous des dizaines de Gendarmes et leurs enfants assassinés à Bouaké ? Avez-vous entendu parler du braquage des agences de la BCEAO de Bouaké, Korhogo et Man ? Avez-vous oublié les 70 personnes soupçonnées d’être des Pro -IB enfermées jusqu’à étouffement dans un container à Korhogo  par le Com -zone Foffié Kouakou Martin?

Eh bien ! C’est dans cette atmosphère délétère que le FPI a été contraint de gouverner la Côte d’Ivoire avec des ministres rebelles qui non seulement n’avaient pas désarmé mais qui n’avaient pas non plus renoncé à leur projet de renverser le pouvoir. Malgré tout, le Président Gbagbo et le FPI ont fait preuve de retenue et se sont attelés à maintenir l’État débout pour permettre aux Ivoiriens, sans distinction d’aucune sorte, de mener une existence normale. C’est ainsi qu’avec les ressources de la moitié sud du pays sous contrôle gouvernemental, les services sociaux de base dont, la santé, l’école, l’électricité, etc. ont été assurés à tous les citoyens sur l’ensemble du territoire national. Pendant ce temps les ressources des zones Centre, Nord et Ouest (CNO) échouaient dans les poches et les comptes bancaires des rebelles et de leurs soutiens internes et externes. Le diamant et l’or de cette zone ont été pillés pour financer une rébellion absurde qui n’aura servit qu’à préparer les conditions d’accès au pouvoir de qui vous savez.

Faisant une grosse méprise sur le FPI, Monsieur Konan affirme sans sourciller que « …Le Front Populaire ivoirien (FPI) []  se mue, malheureusement, de manière vertigineuse en bandes terroristes pour avoir seulement perdu à une élection présidentielle. ». En vous référant à la philosophe et au parcours du FPI il vous est loisible de déduire que les bandes de terroristes qui semblent hanter vos nuits ne se trouvent certainement pas au sein de cette formation politique qui a donné la preuve de son sens de la responsabilité. Il faut être frappé de cécité ou être d’une mauvaise foi pathologique pour indexer le FPI dans le cadre des attaques d’hommes armés non identifiés de cibles militaires ces dernières semaines. A ce propos nous voudrions vous ramener à l’analyse du professeur Mamadou Koulibaly, ancien Président de l’Assemblée Nationale et Président de LIDER. Cette analyse qui est partagée par le commun des mortels et par tous les  observateurs attentifs de la scène politique de la Côte d’Ivoire des dix dernières années ne peut vous échapper. Avant de pointer d’un doigt accusateur le FPI qui serait devenu une organisation terroriste (je vous laisse l’entière responsabilité de votre terminologie), vous devriez faire votre état de conscience. Alors vous comprendrez que le fait d’être au pouvoir aujourd’hui n’efface pas le passé d’un certain nombre d’acteurs politiques actuels qui portent la responsabilité du délitement de notre pays. Assurément vous êtes passé maître dans l’art d’inverser les rôles. Malheureusement pour vous, les vrais faux complots de votre régime ne résistent pas à la réalité que vous connaissez. Cette réalité est que le pouvoir installé à coup de bombes sur la tête des Ivoiriens est en quête de légitimité malgré le soutien massif de la communauté internationale. Or la légitimité, au contraire de la légalité, ne se décrète pas, même si elle peut procéder de ladite légalité qui lui donne son fondement. Au regard des conditions de votre accession au pouvoir il apparaît que vous avez foulé au pied l’ordre constitutionnel qui est la source de la légalité et de la légitimité du pouvoir dans les Etats modernes. L’ayant fait, vous avez inconsciemment fragilisé votre régime qui est comme frappé d’une tare congénitale dont la conséquence est la récurrence des actes de violences observés depuis votre installation. Manquant de légitimité et conséquemment d’adhésion à vos actes de gouvernance votre régime est condamné à faire du terrorisme d’État. Lequel se définit comme l’utilisation par un gouvernement de mesures d’exception et d’actes violents à l’encontre d’une partie de ses administrés, sous couvert de raison d’Etat. Comme un voleur, vous avez peur que le propriétaire (le peuple souverain) de l’objet volé (son pouvoir) vous découvre et vous reprenne son dû. Vous êtes donc sur le qui-vive. Et pour couvrir votre forfait vous entretenez la terreur en espérant faire taire le peuple. Autrement, comment justifiez vous, d’une part l’emprisonnement sans jugement depuis plus d’an du Président du FPI, de tous ses vice-présidents, de ses secrétaires généraux ainsi que des dizaines autres responsables et d’autre part contraindre à l’exil plus d’une centaine de cadres de ce parti ? Etait-il nécessaire de faire tant d’excès.

Au-delà de ces misères que vous faites à votre opposition qui ne demande qu’à exister, posez-vous simplement la question de savoir si vous avez tenu vos promesses à l’égard des combattants que vous avez engagés contre la Côte d’Ivoire depuis 2002. Ces dizaines de milliers de combattant à qui vous avez promis monts et merveilles pour déloger Laurent Gbagbo du palais présidentiel sont-ils tous satisfaits ? Les membres du commando invisible dont le chef, IB a été assassiné lâchement par qui vous savez, sont-ils en odeur de sainteté avec vous ? Les milliers de gendarmes, policiers et militaires et para militaires que vous avez humiliés et désarmés au profit des soldats de la rébellion non instruits et des chasseurs traditionnels Dozos, sont-ils tous contents du traitement que vous leur réservez ? Les patriotes que vous martyrisez depuis avril 2011 peuvent-ils vous acclamer ? Les travailleurs que vous jetez à la rue au nom du rattrapage ethnique sont-ils heureux ? Les opérateurs économiques qui se voient délestés de leurs marchés au profit des nouveaux « rattrapés » sans obtenir le paiement de leurs factures sont-ils à l’aise ?

Ces interrogations non exhaustives devraient faire partie de votre démarche si vous aspirez à comprendre ce qui arrive à notre pays et si vous avez vocation à y apporter des réponses dans l’intérêt de tous. Toute autre démarche tendant à diaboliser le FPI est contre productive. Sachez par dessus tout que le FPI n’a pas de branche armée, pas plus qu’il n’a d’expérience en matière de déstabilisation des régimes. Le FPI a pris acte du renversement du Président Gbagbo le 11 avril 2011 sans renoncer à sa volonté de poursuivre le combat en vue de la démocratie et de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. C’est dans cette posture que, depuis plus d’un an, la direction intérimaire réclame un dialogue franc avec le pouvoir en vue d’un exercice normal de son droit à l’opposition. Malheureusement, un certain nombre de comportements du Gouvernement révèle sa volonté de museler l’opposition à défaut de dissoudre le FPI qui ne demande qu’à s’opposer légalement. Au nombre de ces comportements, il y a lieu de dénoncer la campagne de presse dont l’article de monsieur Konan Louis est un élément, mais aussi les accusations fantaisistes de certains membres du gouvernement sur la prétendue implication de pro-Gbagbo (sic) à une entreprise de déstabilisation du régime. L’attaque du siège provisoire du FPI à Cocody, le saccage du siège du groupe de presse « Le Temps », proche du FPI et l’arrestation du Ministre Douati Alphonse, Secrétaire général adjoint du FPI chargé des questions gouvernementales, trahissent la volonté du régime de liquider sa principale opposition.

Pendant combien de temps allez-vous ruser avec la démocratie et la réconciliation nationale indispensable au développement harmonieux de notre pays ?

 

John K.Silué

                                                                                                                                                                                                        Cadre financier

 

Pour une fois lisez Venance Konan

août 24, 2012 13 commentaires

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Pour une fois lisez Venance Konan dans son éditorial du :

(Mardi 21 août 2012 / 48e année / N°14 319 http://www.fratmat.info)

Attention !!!

Mais cette colère ne doit pas nous faire perdre  la raison et nous entraîner dans un cycle morbide d’actions et de représailles qui  ne peut qu’engendrer encore plus de souffrances pour les Ivoiriens, et réduire à néant tous les efforts accomplis par le Chef de l’État pour normaliser notre pays. La violence entraîne la violence. Et c’est bien ce qu’espèrent ceux dont l’unique rêve est de voir la tête d’Alassane Ouattara sur un pieu. Leur stratégie est de créer la chienlit et la psychose dans tout le pays, afin de détourner l’attention des Frci de leur vrai objectif, qui est d’installer une rébellion dans le pays, comme cela a été fait en 2002. Où peuvent-ils espérer pouvoir le faire ? Dans le sud-ouest de notre pays. Parce que cette région leur est politiquement acquise, parce qu’il y a d’énormes frustrations créées par les conflits fonciers dans cette région, parce qu’elle est proche du Liberia où ils ont de solides appuis au sein des anciens combattants de la longue guerre qui a dévasté ce pays, parce qu’il y a une forêt où leurs hommes peuvent s’entraîner et se cacher, et parce qu’il y a des richesses agricoles et un port. Toutes les attaques auxquelles nous assistons en ce moment n’ont pour objectif que de nous distraire, de disperser nos forces, pendant qu’ils se préparent pour la vraie attaque qui est celle de San-Pedro. Ils utilisent les armes qu’ils avaient dissimulées ici et là, et font en ce moment leurs emplettes pour avoir des munitions. Et si nous nous laissons emporter par la passion pour mener des actions de représailles à tort et à travers, nous ne ferions que faire leur jeu et les laisser réussir leur coup. Aujourd’hui, nous devons nous asseoir pour réfléchir froidement à la situation de notre pays. Quels sont nos vrais problèmes ? Pourquoi cette nouvelle vague de violence au moment où nous croyons que la guerre est finie et qu’une nouvelle histoire peut commencer ? Minimiser la haine accumulée par certains de nos compatriotes contre Alassane Ouattara serait passer à côté de la plaque. Ces compatriotes se recrutent essentiellement dans les rangs des partisans de l’ancien Président Laurent Gbagbo. Il y a, parmi eux, ceux qui ont les armes et sont prêts à les utiliser. Il y a aussi ceux qui n’ont pas d’armes, mais supportent ceux qui les ont. Ils sont là, parmi nous, vivent et travaillent avec nous. Si nous ne voulons pas retomber dans les plus sombres heures de notre histoire, où nous soupçonnions notre voisin, notre collègue de bureau des pires intentions, uniquement à cause de son nom ou de ses origines tribales ou religieuses, il nous faut trouver le moyen de nous parler. Oublions qu’il y a eu un camp qui a gagné et un autre qui a perdu. Laissons tomber l’arrogance du vainqueur qui se croit habilité, en raison de sa victoire, à tout accaparer. Souvenons-nous que notre histoire récente nous a appris que c’est lorsqu’un pouvoir a voulu régner en excluant une partie de la population, que le cycle de la violence a commencé. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Sans abandonner les actions militaires nécessaires pour empêcher les assaillants d’avoir gain de cause, attaquons-nous, dès à présent ,aux racines de nos maux. Entamons les réflexions sur les conflits fonciers. Tant qu’une partie de la population aura le sentiment que des étrangers sont en train de la spolier de ses terres ancestrales, nous n’aurons jamais la paix. Tant que nous n’aurons pas résolu ce problème, l’ouest restera toujours instable et les déstabilisateurs y trouveront des populations compréhensives à leur égard. Les partisans de Laurent Gbagbo sont dans leur logique qui est totalement en déphasage avec les faits, mais qui est alimentée par la frustration d’avoir perdu le pouvoir et tous ses avantages. Il serait probablement vain de chercher à les convaincre aujourd’hui que Dieu et Yao N’Dré n’ont pas donné la victoire à leur champion. Mais leur tendre la main, les associer un peu plus à la gestion du pays, ou, pour dire les choses de manière plus crue, les faire manger aussi, pourrait peut-être atténuer leurs frustrations et les détacher des plus  extrémistes de leur camp. S’il est impossible aujourd’hui de libérer leur idole, ce n’est pas le cas de tous ses autres acolytes détenus dans le pays. La justice, oui. Mais elle a toujours pour objet de maintenir la cohésion sociale. Si son application stricte et rigoureuse doit aboutir à la destruction de cette cohésion, il faut y réfléchir par deux fois. Si le pardon peut contribuer à maintenir cette cohésion, c’est une piste de réflexion à explorer. Nos livres sacrés que sont la Bible et le Coran nous enseignent d’ailleurs cela. La force du vainqueur réside en sa capacité à transcender l’envie de se venger, et à pardonner réellement. L’homme qui a beaucoup souffert et qui a pardonné à tous ceux qui l’ont offensé devient un demi-dieu. Et fait régner la paix dans son pays. À l’instar d’un Mandela.

 

Venance Konan

COTE D’IVOIRE : Maintenant, on a peur d’être FRCI !

août 11, 2012 3 commentaires

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COTE D’IVOIRE – ABIDJAN LE 11 AOÛT 2012 – Ce n’est décidément plus le mariage heureux entre la gloire et les forces républicaines de cote d’ivoire (FRCI). Eux à qui on attribuait tous les mérites pour avoir stopper la terreur d’un lundi 11 avril 2011.

Car de nos jours, face à la guérilla urbaine qui sévit et ce, précisément en leur défaveur il serait constamment la cible de kalachnikov invisible.
Du coup, on observe un peu plus de réserve sur sa vraie identité. 
Brandir son titre FRCI avec ostentation n’est pratiquement plus chose conseillée.

Et dans le déroulement des nouvelles règles de base, c’est plutôt la peur qu’on manifeste en lieu et place d’une stratégique de réserve et de vigilance.

En effet, depuis les dernières attaques, les éléments FRCI ont abandonné certaines de leurs habitudes. Maintenant suréquipés, ils se sont départis de toutes caducités.

Du coup après le service on flâne moins dans les rues avec les treillis. Par peur de constituer une cible en plus désarmée et ce; à la merci de ce commando invisible.

A ce propos, les confidences de Siaka un élément ex-fafn des FRCI interrogé ce vendredi 12 aout au camp commando d’Abobo nous précisent un peu plus sur ces faits constatés.  » Avec les attaques surprises et à répétition, il est préférable d’ôter sa tenue après le service ».  » Parce que souvent nos collègues en civils sont enlevés et rerouvés morts après  ». Ajoute t-il  » c’est parce qu’on les reconnait comme des FRCI ».

Du coup à la grande gare d’Abobo , ce n’est pratiquement plus le décor auquel on nous avait habitué. A errer sur les grandes places avec des complets treillis militaires.

Ils se sont rendus compte de la menace qui plane spécialement dans leur direction.
 » Je réside à Abobo mais je demande à être muter dans une autre commune  » nous confie le caporal Madou ex-fafn des frci.  » on me reconnait trop dans la zone et je peux être pris pour cible en dehors du service  ».

A l’appui un commandant resté dans l’anonymat confirme  » le enfants ont maintenant peur d’intervenir dans la nuit  ».

Aussi, comme constaté sur la photo ci-dessus, la ribambelle de FRCI qui restait à l’accoutumée devant l’entrée au portail pour animer les débats n’est plus. 

Pour finir, nous constatons aussi dans notre investigation que depuis les dernières attaques qui semblaient se généraliser partout sur l’ensemble du territoire, l’identité FRCI est devenu un tréfonds. 

Adriel, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com

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ATTAQUE DU CAMP MILITAIRE D’AKOUEDO : LE RDR SOUPÇONNE DJEDJE MADY ET KKB D’ETRE DE MECHE AVEC GEDEON

août 11, 2012 6 commentaires

ATTAQUE DU CAMP MILITAIRE D’AKOUEDO :

 LE RDR SOUPÇONNE DJEDJE MADY ET KKB D’ETRE DE MECHE AVEC GEDEON

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Au RHDP, il ne fait pas bon d’émettre des critiques contre Alassane Dramane Ouattara. Pour avoir sacrifié à cette tradition démocratique, le RDR n’a rien trouvé de mieux que de livrer deux cadres du PDCI a la vindicte populaire. Dans un article paru aujourd’hui dans le quotidien officiel de ce parti, ‘’Le Patriote’’ le journaliste Bakari Nimaga affirme clairement voir dans les deux dernières sorties des membres de leur assemblée nationale unicolore une partition qu’il devait jouer dans les attaques meurtrières survenues dans le pays la semaine dernière.

‘’En politique, le hasard n’existe pas, bien plus que les discours des hommes politiques ne sont jamais anodins. Alphonse Djédjé Mady et Kouadio Kan Bertin dit KKB étaient-ils en phase avec les auteurs des attaques de Yopougon Niangon, d’Abengourou et d’Akouédo, à la veille de la célébration du 52e anniversaire de notre Indépendance ? Leurs sorties fracassantes, quelques jours avant les tristes évènements qui ont endeuillé la nation, sont véritablement teintées de clair-obscur voire de déficit de loyauté envers le RHDP. Comme dans une symphonie bien orchestrée, ces deux hommes avaient un rôle à jouer, une partition à accomplir.’’

Ainsi donc, pour le RDR, le fait de critiquer le régime Ouattara ne doit être que le seul apanage du FPI. Tout cadre du PDCI qui se lâcherait à dire ce qu’il pense sera non seulement rappelé a l’ordre, mais l’on sortira du placard les vieilles rancœurs que l’alliance voulue par Jacques Chirac n’aura pas totalement effacées. C’est donc dans cette logique que Bakari Nimago continue :

‘’On aura compris que Mady et KKB, qui se sont retrouvés en France peu avant la fin de la crise postélectorale, sont de mèche, pour détruire de l’intérieur, le RHDP.’’

‘’ Blé Goudé n’avait pas menti, en révélant aux Ivoiriens les propos que lui avaient confié KKB, qui a déclaré ne pas pouvoir soutenir la candidature de Ouattara dans le second tour qui l’opposait à Laurent Gbagbo. En remontant dans le temps, on se souvient que Djédjé Mady avait publiquement mis en avant son lien de parenté avec l’ancien Chef de l’Etat. On comprend aisément le sens de leurs discours troubles qui ont précédé l’attaque de Yopougon, d’Abengourou et surtout d’Akouédo.’’

Preuve que les militants du RDR ont bel et bien été conditionne par cet article, voici quelques unes de leurs reactions a la sortie de celui-ci.

‘’Franky Fofana ·  Meilleur commentateur

Même si on vient de loin, ceux qui sous des masques veulent détruire le peu d’acquis du RHDP, méritent d’être dénoncés.KKB et MADY sont dangereux pour la cohésion du RHDP. Blé Goudé ne mentait pas!’’

 

‘’Fousseni Tamadou ·  Meilleur commentateur · Paris

ce qu’à révélé le journaliste est exact et pour soutenir sa thèse je confirme que lors de leur passage à paris , Mady et KKB, qui se sont retrouvés en France peu avant la fin de la crise postélectorale, lors d’une rencontre au palais des congrès de Montreuil, j’ai été une des personne qui avait dans l’inquiétude posé cette question à Djédjé Mady de sa duperie et complicité avec le régime Gbagbo et de sa soutenance de l’accusation du président ADO au coup d’état de Guei Rober. Il m’avait répondu comme ça dans la salle pleine à craquer, Mr Fousseni, je pense lorsqu’on s’est pardonné et qu’on a décidé de faire chemin ensemble on oublie tous et on se juge par rapport aux actes future. Je pense mon témoignage ici peut interpeller un certains nombres de personnes qui liront ce passage et qui pourront en témoigner. Pour ce qui concerne le cas KKB, c’est trop perplexe comme cas. Il y a d’abord un problème d’argent car venu se soigner en France, nous sommes croiser dans le bureau de Mr ALLY Coulibaly alors ambassadeur de CI. Il possédait des factures de son hospitalisation en main et voulait une prise en charge par la chancellerie et le règlement des frais de son hospitalisation refusé par l’ambassadeur. Et ce même jour le ministre Mabri était venu rendre visite à son excellence et nous étions tous au salon d’attente et les photos que je possède peuvent servir de témoignage si ce que je dis est un contre vérité.2ème sa jalousie envers Soro qu’il n’a pas digéré de voir en lui les rends occupé par le sieur. Il peut en mourir. Donc tu as deux personnes de mauvaises intentions qui se retrouvent et prêtent à se munir de n’importe quel objet pour taper ce pouvoir. Pour ne pas trop m’étaler ici, je me réserve pour la continue du débat.’’

 

‘’Ben Moustapha Konate ·  Meilleur commentateur · Vridi, Abidjan, Cote D’Ivoire

KKB n’a jamais porté ado dans son cœur et il est de ceux qui jusqu’aujourd’hui pensent que le pouvoir doit revenir toujours aux akans. Je suis de Port-bouêt, je sais comment il se conduisait vis à vis de son homologue Yéo pendant les législatives. Mais le plus intriguant dans tout ceci est le mutisme du bureau de Yayoro (Président de la jeunesse du RDR) face aux élucubrations puériles de KKB envers le président. KKB n’accorde d’interview sans montrer son dédain pour le président ado et je parie qu’il est encore dans cette histoire de nationalité du président. Pour finir, sans avoir de preuve qui confirme une probable coalition entre KKB et les extrémistes du FPI mais cela ne peut jamais me surprendre. Moi même j’ai des preuves contre lui ici à p-bouêt peut être pas plus édifiantes comme les tiennes (photos…) mais il pourra jamais les nier s’il est vraiment un bon catholique. Djédjé Mady oublie très vite, sinon que tout le monde sait que c’est ado qui l’a révélé à toute le ci en 1990 dans son gouvernement et 1992(j’étais au ce1) c’est lui Djédjé Mady qui est allé inaugurer le dispensaire de mon village (le village du ministre Siriki c’est-à- dire Boby dans le département de Séguéla) donc Mady sait très bien qui est ado donc c’est peine perdue tout ce qu’il fait dans l’ombre.’’

 

En attendant que les concernés se prononcent sur ces graves accusations, c’est le Nouveau Réveil, journal officiel du PDCI qui déplore le fait que l’on veuille livrer son secrétaire général a la vindicte populaire mais surtout a la colère des FRCI. Maurice Kacou Guikahué, membre du secrétariat général du vieux parti n’a pas manqué de dénoncer cette pratique du RDR «Les gens pensent souvent que quand on est au gouvernement, on ne peut pas faire de critiques, alors que c’est une forme d’expression de la démocratie. Dans toute démocratie, il faut faire la démarcation entre le parti et le gouvernement. Même si ce gouvernement est issu de votre parti, vous pouvez de temps en temps opiner», a-t-il clarifié.

Nul doute que les jours à venir s’annoncent houleux au sein de l’alliance du ventre.

Côte d’Ivoire -Dr Diabaté Enseignant chercheur aux USA pose : HUIT QUESTIONS A LA COMMISSION D’ENQUÊTE SUR LES ÉVÈNEMENTS POST-ELECTORAUX ET A MONSIEUR OUATTARA

 

 

 

 

 

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Pour Paulette Badjo : 1 452 Personnes tuées par les ex- FDS, 727 par les FRCI et 200 par les Dozos

 

1ère QUESTION :

Au lieu de deux ans pour compter des morts, n’était-il pas plus simple de prendre 2 semaines pour recompter les procès verbaux ?

2ème QUESTION :

Vous avez comptez les victimes des FDS, des FRCI, des DOZOS, ou sont les morts des bombardements des forces licornes et de l’ONUCI ?

3ème QUESTION :

La plupart des victimes surtout à l’ouest  n’ont plus de village et leurs familles sont en exil par milliers au Liberia, Ghana, Togo, Benin etc.  Plusieurs, par manque de moyens sont morts des ces lieux de refuge et  même de déplacement interne  en Cote d’Ivoire du fait de l’insecurité. Comment avez-vous pris en compte ces victimes ?

4ème QUESTION

Selon la constitution ivoirienne, entre les rebelles, les dozos et les FDS, qui avait le droit de porter des armes en Cote d’Ivoire pendant la période de votre enquête?

5ème QUESTION

Vous avez identifié les victimes et les coupables mais pour mieux orienter la CPI qui cherche les premiers responsables, qui est responsable de l’armement des FDS, des rebelles et des dozos ?

6ème QUESTION

Entre ceux qui ont choisi la voie pacifique de règlement du conflit à savoir l’Union Africaine et certains chefs de l’Etat et ceux qui ont choisi la voie de la violence à savoir la CEDEAO, SARKOZY, OUATTARA, qui est responsable de la déclaration de guerre ?

7ème QUESTION

En France, les forces de défense et de sécurité ont tué MOHAMED MERHAT parce qu’il n’avait pas le droit de porter des armes et de les utiliser. Pour mieux situer les responsabilités, les morts attribués aux FDS  qui ont légalement le droit de porter des armes au moment des faits, étaient-ils en situation de défense comme l’autorise la constitution ou en violation des règles et procédures régissant la défense du territoire?

8ème  et DERNIERE QUESTION

Si donc les FDS, FRCI et DOZOS ont tué au cours des événements post électoraux en Côte d’Ivoire tout comme la Licorne et l’Onuci. Pourquoi c’est Laurent Gbagbo seul qui se retrouve à la CPI et pas Ouattara et Guillaume Soro pour Les FRCI , Koné Zakaria pour les Dozos, Ban Kimoon pour L’ONUCI et  Nicolas Sarkozy pour la Licorne .Pourquoi ???

Si le rapport doit servir à rendre justice, je crains qu’en l’absence de réponses claires à ces questions, ce rapport  ne  soit qu’une simple comptabilité macabre pour émouvoir et tromper l’opinion internationale sur la réalité de la crise ivoirienne et prolonger la souffrance du peuple sous la dictature sanglante du régime ethno-génocidaire de Ouattara.

 

Dr Cheick DIABATE,

 Chercheur, Université du Colorado,

 USA

 

BOUAKÉ / RECENSEMENT DES EX-COMBATTANTS: Des ex-combattants dénoncent le nouveau mode opératoire

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Sanogo Ibrahim, responsable de la cellule projet du Bureau régional des démobilisés (BRD), structure des Forces nouvelles chargée de la gestion des ex-combattants démobilisés, a de la peine. Le week-end dernier, Sanogo a été envahi par des ex-combattants démobilisés des forces armées des forces nouvelles. Ces derniers sont très en colère contre le ministre délégué à la Défense,

Paul Koffi Koffi. La cause de cette vague d’amertume vient du dernier recensement lancé le 5 juillet 2012 par le ministre délégué. De fait, ce jour, à la 3eme région militaire de Bouaké, le ministre Paul

Koffi Koffi décidait de la reprise totale du recensement des ex-combattants. Alors que jusque là le recensement était le fait des structures du programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire( Pnrrc), du centre de commandement intégré.

 

Le ministre qui juge ce recensement «non fiable» selon l’entendement des ex-combattants et des démobilisés, décide de le confier désormais à l’institut national des statistiques(Ins). Et depuis que le ministre délégué a lancé son opération, les choses n’avancent plus.

«Nous avons déjà des documents délivrés par le Pnrrc, je ne comprends pas pourquoi on doit reprendre un recensement fait depuis 2007. Les documents que le Pnrrc nous a remis sont plus fiables que ce que je vois» s’est plaint undémobilisé. Quand un autreindique que le recensementfait par l’Ins ne l’est pas enréalité par cette structure.«Ce ne sont pas les agents de l’Ins qui font le recensement. Ce sont des individus, des démobilisés pris sur le tas. Et le recensement n’est pas biométrique et alphanumérique comme celui du Pnrr. On utilise des fiches volantes avec des photos simples» a déploré un ex-combattant.

 

Les démobilisés ne comprennent pas pourquoi le recensement est retiré des mains du Pnrrc. «Le recensement fait par le Pnrrc est fait sur des critères sérieux. Il est donc plus sérieux. Nous ne voulons pas qu’on remette en cause ce recensement. Car reprendre le recensement, émettre des doutes sur ce qui a été déjà fait», fustige un autre soldat démobilisé. Les fonds mobilisés pour cette opération pourraient servir à la réinsertion de nombreux démobilisés restés sur le tas, estime un autre groupe d’anciens soldats n’ayant pas encore eu un point de chute. «Si la reprise des opérations est impérative, il faut qu’elle se fasse sur la base de critère et d’outils techniques», préconise un autre. Toutefois, ces soldats en fin d’activités ont salué la volonté du chef de l’Etat, ministre de la défense de prendre en compte tous les ex-combattants de tous les camps. Sanogo Ibrahim a salué la réaction pacifique des ex-combattants face à cette question. «Je vous salue pour votre attitude pacifique.

Calmez-vous. Sachez que le ministre délégué à la Défense sera informé de votre état d’esprit. Et vous serez satisfait. Le Chef de l’État l’a dit. Tous les ex-combattants seront pris en charge. Ayez confiance en lui !» arassuré M Sanogo. C’est surcette note d’espoir que les ex combattantssont rentréschez eux.

 

Francis N’Goran de la région du Gbèkè

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