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Archive for juillet 2012

NON AMADE OUEREMI N’EST PAS UN MILICIEN: LE PIEGE A EVITER…

juillet 31, 2012 1 commentaire

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Dans le prolongement de notre article sur le calcul génocidaire du sieur Dramane Ouattara nous entendons apporter un éclairage supplémentaire avec la collaboration du cyberactiviste Steve Beko concernant le dénommé Amadé Ouérémi qui verra à n’en point douter les projecteurs se braquer sur lui dans les semaines qui suivront. Le but, faire de ce nervis analphabète le responsable, le commanditaire et le bénéficiaire principal des tueries des Wê à l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

L’appareil sécuritaire hétérogène d’Alassane Ouattara est composé d’un premier noyau formé du GSPR sous la supervision du colonel Vagondo Diomandé, c’est l’unité la plus professionnalisée, la plupart de ses éléments ayant subi une formation complémentaire à Adiaké. Le reste des unités n’ont de bataillon que le nom, elles ont été pour la plupart vidées de leur substance militaire.

Elles sont en fait les gardes prétoriennes des chefs de guerre qui les dirigent depuis 2002, les noms fantaisistes de « FANSARA 101 », « ATCHENGUE », « ANACONDA » et autres ont été substitués par les noms d’unités régulières comme la Compagnie Territoriale de Korhogo (CTK) et la Garde Républicaine. Les armes comme celles de la Marine Nationale ou de la Gendarmerie sont dirigées par des officiers supérieurs réguliers proches d’Ouattara. Les dozos venus pour la plupart de Sikasso, Boundiali, Tingréla, Sindou et Banfora constituent avec les unités des Burkinabè de Lansana Kouanda, Issiaka Tiendrébéogo et surtout Amadé Ouérémi, les derniers maillons de la chaîne des troupes d’Ouattara. Il n’y a donc aucun milicien dans les FRCI ou alors pour être plus précis tous les FRCI sont des miliciens. La plupart des « soldats » composant les FRCI étant la plupart du temps analphabètes et ou étrangers, ceci ne les empêche cependant pas d’arborer uniformes et bérets prestigieux de l’armée ivoirienne. 

Concernant le sieur Ouérémi, il faut remonter à l’année 1986 pour avoir les traces de ce dernier, de son vrai nom Ouédraogo Rémi venu de son Burkina-Faso et plus précisément du Plateau mossi. Arrivé dans la région de Duékoué, il dépose ses pénates dans le village de Bagohouo. Au début de la crise de 2002, il se convertit progressivement en planteur. Profitant du laxisme des autorités, il investit progressivement la forêt classée du Mont Peko. Lors de la crise post-électorale, Amadé commandait déjà une escouade de Burkinabè armés qui hantaient la forêt classée en question. C’est tout naturellement qu’il est associé par le commandant Fofana Losseni à la prise de la ville de Duékoué, une ville qu’il connaît parfaitement.

Amadé Ouérémi qu’une certaine presse tente de faire passer pour un milicien n’en est pas un, il répond aux critères pour être un FRCI digne de ce nom, il est analphabète étranger et n’a aucune compétence requise pour le métier des armes. Il applique donc logiquement aux ordres de son supérieur hiérarchique qui est le commandant Fofana Losseni. Ce dernier est donc le premier responsable de tous les massacres commis sous la férule d’Ouérémi et des autres chefs de guerre Burkinabè qui pullulent dans l’Ouest ivoirien. La responsabilité est donc celle du commandant Losseni Fofana et de l’autorité qui la nommé en l’occurrence le chef de l’Etat Alassane Ouattara qui au passage signalons le est aussi ministre de la Défense. 

Les tentatives de faire passer Ouérémi étranger et analphabète pour le principal exécuteur ou pour le commanditaire des différents massacres à l’Ouest ne doivent abuser personne. Ce faisant, certains médias veulent faire porter le chapeau uniquement à ce sanguinaire qui analphabète sera extradé à la Haye sans réelle possibilité de se défendre. Faire passer Amadé pour un faux FRCI alors que l’extrême majorité des FRCI sont des faux-FRCI et que de ce fait ils n’émargent pas sur le budget de l’Etat et vivent de rapines, rackets et autres tueries est un écran de fumée que Ouattara et la presse proche de lui veulent faire accepter aux Ivoiriens. Avec Ouérémi à la CPI, Ouattara commanditaire des massacres des Wê aura montré sa « bonne foi » en livrant un des siens. Le premier responsable et présumé coupable est bel et bien Alassane Ouattara c’est lui qui devrait en premier lieu répondre des crimes imputés à ses troupes.

Par Wazi et Steve Beko

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DECES DU PRESIDENT ATTA MILLS, LES REFUGIES IVOIRIENS NULLEMENT INQUIETES

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Dr Assoa Adou signant le Livre de condoléances

Que n’a-t-on pas entendu depuis le décès du président ghanéen ? La presse pro Dramane qui sous cape se réjouit de ce malheur qui frappe ce pays n’a pas manqué d’affirmer que cela sonnait le glas des réfugiés politiques ivoiriens dans ce pays. Elle est même allé jusqu’à annoncer des extraditions de masse avec l’accord du nouvel homme fort du pays de N’Nkrumah, le Président John Dramani.

Une fois de plus, la preuve vient d’être faite que le gouvernement ghanéen est respectueux des règles qu’il s’est librement fixées. Les refugies ivoiriens ne vivent pas cachés dans ce pays et c’est pourquoi Une délégation des exilés  et réfugiés ivoiriens vivant au Ghana, conduite par le Dr Assoa Adou s’est rendue le lundi 30 JUILLET 2012  à 14 H  au State House d’Accra  pour signer le livre officiel de condoléances suite eu décès du Président Ghanéen John Evans Atta Mills.

 

Le dernier mot des exilés ivoiriens au Président John Evans Atta MILLS

 

Excellence Président  Professeur John Evans ATTA MILLS, je voudrais, au nom de tous les ivoiriens, et ivoiriennes, enfants jeunes et vieux exilés dans votre pays et dans la sous région, vous dire  tout simplement merci. Merci, parce que nous étions pourchassés et vous nous avez sauvés .Nous étions sans logis et vous nous avez logés. Nous avions faim et vous nous avez donné à manger. Nous avions soif et vous nous avez donné à boire… en faisant tout cela vous avez  grandement honoré LE  SEIGNEUR notre DIEU qui vous rappelle à lui.

Excellence permettez que je rappelle ce que vous nous avez dit lors de notre première rencontre, à propos de la crise ivoirienne : «AU COURS DES REUNOINS AVEC MES PAIRS J’ETAIS ISOLE PARCE JE DEMANDAIS QU’IL N’Y AIT PAS DE GUERRE EN COTE D’IVOIRE, CAR LA GUERRE NE RESOUDRA AUCUN PROBLEME. » …Oui  Excellence on voit bien aujourd’hui que la guerre n’a rien résolu en Côte d’Ivoire et vous aviez raison.

EXELLENCE, que LE SEIGNEUR,  dans sa bonté infinie vous couvre de sa grâce et vous mette à sa droite, parce que vous avez été sur la terre des hommes, un homme bien.

Dr ASSOA ADOU

Président et porte parole de la coordination FPI en exil

Laurent Akoun, secrétaire général du Fpi: « Lida Kouassi n’est pas un traitre »

juillet 30, 2012 1 commentaire

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Quand des gens n’ont pas d’arguments ou qu’ils n’ont aucune raison pour vous salir ils disent : il est mauvais. Mais nous sommes tous bons et nous sommes tous mauvais. Lida n’est pas un traitre. Il a été torturé. Vous ne pouvez pas vous imaginer les tortures qu’ils ont fait subir à Lida. Ce sont eux qui ont écrit ce qu’il a dit. Ils disaient et lui, répétait. Ils lui ont arraché des aveux. Il faut leur dire qu’ils mentent et qu’ils n’ont rien à dire et qu’ils se taisent. Lida n’est pas un traitre », a lancé le secrétaire général du Fpi, samedi dernier, à Adiopoto dans la commune de Songon où il démarrait sa tournée politique.

Laurent Akoun a ainsi clos la polémique sur l’ex ministre Moïse Lida Kouassi, arrêté à Lomé (Togo), le 6 juin dernier, puis extradé manu militari vers Abidjan, par le régime Ouattara. Il est incarcéré depuis le 20 juin dernier à la prison de Bouna, nord de la Côte d’Ivoire.

M.Akoun a demandé aux militants Fpi de ne pas écouter les mauvaises langues contre leurs dirigeants. Pour l’ex-ministre Alphonse Douati, le pouvoir Ouattara veut présenter Moïse Lida Kouassi comme quelqu’un qui va trahir ses camarades de lutte. Douati a invité les Ivoiriens à se rappeler 1963, l’année au cours de laquelle la Côte d’Ivoire a connu des cas similaires. Il se racontait à cette époque,

affirmera-t-il, que Coffie Gadeau et Jean Konan Banny voulaient tuer Houphouët-

Boigny. « Et puis après qu’est-ce qu’on a dit ? On a doit que non ! C’est faux, ils n’ont pas voulu tuer Houphouët-Boigny. Lida Kouassi, Ouattara est allé le chercher pour faire plaisir à des gens. Ne croyez pas aux choses comme ça, les gens veulent nous diviser, ils veulent nous distraire. Lida n’a trahi personne. Lida n’a rien fait de mal. Il est en prison pour des raisons politiques de la même manière qu’Affi N’Guessan est en prison, que Simone Gbagbo, AbouDrahamane Sangaré, Aké N’Gbo et tous les autres cadres sont en prison », a lancé Dr. Alphonse Douati.

Qui a ensuite appelé les militants du Fpi à l’union et à la lutte démocratique afin d’obtenir le retour du parti au pouvoir.

R.K.

ciurbaine@yahoo.fr

COTE D’IVOIRE : Crimes de guerre et crimes contre l’humanité Me Ciré Clédor Ly (avocat international inscrit à la Cpi) :«Alassane Ouattara pourrait être recherché par la CPI »

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Célèbre avocat international sénégalais, Me Ciré Clédor Ly est inscrit à la Cour pénale internationale (Cpi) à La Haye et au Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir). Il est le conseil principal de Mme Simone Gbagbo et de Michel Gbagbo mais également de l’ex-chef de l’Etat Tchadien exilé à Dakar (Sénégal), Hissène Habré. Dans cette interview exclusive qu’il a accordée au quotidien Notre Voie à Abidjan, Me Clédor Ly parle de ses clients, Simone et Michel Gbagbo, de la Justice internationale face à la situation ivoirienne, des cas Guillaume Soro et Alassane Ouattara.

 

 

Notre Voie : Vous avez rencontré, la semaine dernière, votre cliente l’ex-Première dame, Mme Simone Gbagbo, détenue à Odienné, nord de la Côte d’Ivoire, depuis plus d’un an. Sur le chapitre de la fréquence de vos rencontres, à quel rang peut être située cette visite?

 

Me Ciré Clédor Ly : Depuis les arrestations arbitraireset les enlèvements,comme je les ai toujoursappelés, de Mme SimoneGbagbo, de Michel Gbagbo etdu Président Gbagbo, sur lesdouze derniers mois, j’en aipresque passé cinq en Côted’Ivoire. Pour essayer de leurrendre visite, de prendre connaissancedu dossier, de leurfaire part des différentesprocédures que j’ai engagéespour leur compte, des différentesdémarches que j’aientreprises et même du lobbyingque je mène en toutediscrétion. Tout cela afin detrouver une bonne et véritableissue à cette affaire. Je nedénombre plus le nombre defois que j’ai eu à leur rendre

visite. Aussi bien le Président Gbagbo qu’à Madame. Chaque fois que je viens en

Côte d’Ivoire, c’est au moins un mois que je passe sur place. C’est vrai que je perds énormément de temps à chercher à obtenir des autorisations de visite qu’on me délivre très rarement. La difficulté majeure que j’avais, c’était avec Michel (Gbagbo, ndlr). J’étais excédé et j’avais pris la décision de voir les Ong internationales de défense des droits humains pour le faire figurer au chapitre des personnes disparues.

 

N.V.: Pourquoi cela

Me C. C.L : C’est inadmissible que pendant un an, depuis l’enquête préliminaire qui a été menée par le procureur Simplice Kouadio Koffi, il m’était impossible de voir Michel.

 

N.V. : Aviez-vous entrepris des démarches dans ce sens et que vous a-t-on répondu ?

Me C.C.L. : Toutes les démarches nécessaires et même inimaginables ont été entreprises. J’ai saisi toutes les autorités de ce pays. Les correspondances certifiées sont là. Je n’ai obtenu aucune réponse. Après les inculpations, au moment où j’avais reçu l’autorisation de lui rendre visite…

 

N.V. : Un an après ?

Me C.C L : Tout à fait, un an plus tard. J’ai appris qu’il était à la Pisam (polyclinique internationale sainte Anne Marie d’Abidjan). J’ai fait le pied de grue pour le voir. J’ai prolongé trois fois mon billet d’avion. Mais c’était impossible de le voir. Finalement, je me suis rendu compte que le juge d’instruction ne maîtrisait même plus la détention de Michel et ne pouvait pas m’être très utile à ce propos.

Je me suis adressé aux droits de l’homme qui ont essayé, mais c’était toujours impossible.

 

N.V. : Où se situait l’obstacle ?

Me C.C.L. : Je l’ignore. On ne pouvait pas savoir où se trouvait Michel alors il pouvait être éligible au chapitre des personnes disparues. Quand je suis retourné à Dakar et que j’ai initié des contacts, j’ai appris qu’il avait quitté la Pisam pour la prison de Bouna. Et qu’il avait été entendu dans le cadre de la procédure. Sinon, personne ne pouvait dire avec exactitude où était détenu Michel. En dehors des déclarations qui ne pouvaient pas être vérifiées.

 

N.V. : En définitive, vous avez rencontré votre client. Quand l’avez vous fait ?

Me C.C.L. : Je l’ai rencontré, en définitive, le vendredi 20 juillet dernier à la prison de Bouna. Il était très enchanté de me voir. J’ai découvert un monsieur qui avait hâte de voir ses avocats. Il a également besoin d’être informé de sa famille. Il n’a droit à aucune communication. Même si aujourd’hui on ne peut plus le considérer comme un prisonnier ayant disparu, il est quand même éligible au chapitre des personnes subissant de mauvais traitements.

 

N. V. : Vous l’avez constaté à Bouna ?

Me C.C.L. : Vous savez, les mauvais traitements sont caractérisés par un certain nombre de situations. Michel est incarcéré dans des conditions très difficiles. La prison de Bouna, je le dis souvent, n’en est pas une. C’est une prison où l’on risque sa vie.

Michel et ses codétenus vivent avec des reptiles. Cela peut être constaté par une mission de vérification ou de contrôle, ou une mission humanitaire de droits de l’homme qui ne soit pas partisane. Elle se rendra compte que ces personnes vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes. En dehors de cela, Michel particulièrement n’a pu voir aucun membre de sa famille. C’est inadmissible. Il n’a pu voir l’un de ses avocats que lors de son interrogatoire. Alors que moi, j’étais à Dakar et je n’étais pas informé de cet interrogatoire. C’est le 20 juillet dernier qu’il m’a vu et j’ai senti qu’il était gourmand.

 

N.V. : C’est-à-dire ?

Me C.C.L. : S’il pouvait m’avaler, il l’aurait fait. Tant il avait besoin d’une telle visite. On avait aussi beaucoup choses à partager. Parce que pendant un an, il y a eu du travail au niveau de la Cour de Justice de la Cedeao, des décisions rendues en sa faveur que l’Etat de Côte d’Ivoire refuse d’exécuter. Il y a des démarches que nous avons entreprises à d’autres niveaux puisque Michel est également citoyen français. Il a aussi la nationalité française. Il fallait lui faire des comptes-rendus sur tout cela. Il posait des questions et voulait savoir l’évolution des choses. Ce qui fait plaisir, c’est qu’il fait confiance en ses avocats.

 

N.V. : Vous l’avez dit, le nouveau pouvoir ivoirien refuse d’appliquer la décision rendue par la Cour de Justice de la Cedeao concernant votre client. Quel recours vous reste-t-il ?

Me C.C.L. : Vous savez, l’actuel pouvoir en Côte d’Ivoire bénéficie de la complicité de la communauté internationale dans cette affaire. De bout en bout.

Nous ne sommes pas dans un contexte où les gens sont friands de vérité, la recherchent ou même sont prêts à réclamer la justice. Je le dis sous mon entière responsabilité, il y a un parti pris terrible de la communauté internationale. Les violations et les manquements graves, tout le monde le sait, nous nous en sommes plaints à plusieurs niveaux.

Figurez-vous, qu’en tant qu’avocat contrairement aux dispositions du code de procédure pénale ivoirien, je suis obligé d’avoir l’autorisation du juge. Alors que ma constitution suffit pour voir mon client, à tout moment. Il faudrait que les juges soient assez gentils pour m’autoriser à voir mon client. Que nous tombions d’accord sur une date pour y aller. Que le procureur de la République donne son visa. Des tracasseries qui ajoutent à la loi.

Qui, en réalité, constituent des violations flagrantes des droits de l’homme. Des conditions qui font que nous ne sommes pas un contexte où il est possible d’avoir une chance à un procès équitable.

 

N.V. : Vous pensez qu’un procès équitable pour vos clients constitue un leurre ?

Me C.C.L. : Le pouvoir ivoirien actuel n’est même pas dans la dynamique d’organiser un procès équitable. C’est la Justice des vainqueurs.

Ils ont besoin de châtier et de terroriser à travers l’appareil judiciaire. Et l’appareil judiciaire, en réalité, est un bras armé du pouvoir.

C’est une succursale du pouvoir. Il y a une chasse aux sorcières qui est bien orientée et la communauté internationale, hypocrite, assiste à tout ça. C’est inadmissible. Et pendant ce temps, on crie aux droits de l’homme.

 

N.V : Le tableau sombre pour Michel Gbagbo que vous avez dressé, plus haut, est-il valable pour Simone Gbagbo ?

Me C.C.L : Il faut que la communauté internationale se penche sur les deux cas.

En réalité, l’arrestation de Michel suit la logique d’un harcèlement des vainqueurs sur les vaincus. On ne peut pas trouver un chapitre de responsabilité qu’on pourrait lui coller. Le seul délit qu’il a commis, c’est une infraction génétique. C’est parce qu’il est le fils du Président Gbagbo. Cela tout le monde le sait. C’est alors choquant que tout le monde se taise.

Voilà quelqu’un qui risque sa vie en prison. Parce qu’il est malade. Il avait été piqué par un scorpion. On ignore si c’était venimeux ou pas.

Concernant Mme Gbagbo, c’est peut-être le délit de cohabitation conjugal qu’on lui reproche. On l’a trouvée aux côtés de son mari…

 

N.V. : Vous estimez que son dossier est vide ?

Me C.C.L : En tout état de cause, je ne peux pas entrer dans les éléments de l’information mais tenez pour pris qu’en dehors du délit de cohabitation conjugal et de fidélité, on ne peut rien lui reprocher. Mme Simone

Gbagbo est âgée. Elle a 62 ans. Voilà une femme qui, pour la Côte d’Ivoire, a pris beaucoup de risque. Elle a déjà fait la prison politique et a été violentée et blessée. Les séquelles de ce martyre existent encore. Et avec l’âge, elles se ravivent. Ce qu’elle a également subi, le 11 avril 2011, au moment de son arrestation, tout le monde l’a suivi. La communauté internationale doit s’intéresser à cela. Et puis, tous ces mouvements de femmes qui sont prolixes, ils ont l’occasion de dire : « Non, arrêtez tout ça ! ». Parce qu’aujourd’hui, toutes les femmes sont ainsi menacées. Quand on trouvera une femme aux côtés de son mari qu’on vient arrêter, rien n’empêchera qu’on lui colle les mêmes infractions.

Ce qu’on reproche visiblement à Mme Gbagbo, c’est d’être restée auprès de son époux, d’avoir respectée son engagement du mariage et sa foi de chrétienne catholique.

 

N. V. : Comment l’avez vous trouvée à Odienné sur son lieu de détention ?

Me C.C.L. : Moralement, c’est une dame extrêmement forte qui a un caractère qui force l’admiration. C’est une femme lucide et très intelligente.

Elle est également très courageuse dans les épreuves. Sa famille lui manque beaucoup. Mme Gbagbo respecte énormément les liens sacrés du mariage. Chaque fois qu’une question se pose, elle me demandait, avant que son mari ne soit transféré à La Haye : « qu’en pense mon mari ? ». Quand je lui disais la position du Président. Elle me rétorquait : « alors je m’aligne ». Lorsqu’elle discute, on sent tout de suite que c’est une femme qui a la tête sur les épaules.

 

N.V. : Vous parliez de justice des vainqueurs, s’agissant de la procédure concernant vos clients. Est-ce à dire qu’il n’y a plus d’espoir ?

Me C.C.L : Il est manifeste que si la communauté internationale ne pèse pas de tout son poids pour obliger le Président de la République et les autorités actuelles de la Côte d’Ivoire à aller dans le sens d’une véritable réconciliation, rien ne se fera dans ce sens. Un homme qui a fait, au pire des cas 46% des suffrages des Ivoiriens et au meilleur des cas, 52% des suffrages, il ne faut pas évacuer aujourd’hui cette question.

En tout cas à mon niveau, elle est pendante devant la Cedeao. La Cour de Justice de la Cedeao a mis, pour l’instant, le bébé à côté en se disant certainement d’attendre ce qui se passera à la Cpi. Je trouve que cela n’est pas juste parce que la question doit être évacuée.

Elle est entière. On ne peut pas ignorer le Président Gbagbo, son parti et ses partisans. Si l’on veut que ce pays retrouve la paix et sa place au sein de la communauté internationale, qu’il se développe, que les violences cessent et qu’il y ait une justice, il faudrait qu’on oblige ceux qui aujourd’hui sont au pouvoir à une véritable réconciliation. Sinon ce sera une extermination judiciaire. Beaucoup de personnes vont mourir avant le procès, d’autres seront condamnés à perpétuité sans aucune preuve. Parce qu’on ne poursuit pas ici la justice.

 

N.V : Qu’est-ce que pouvoir ivoirien actuel poursuit, selon vous ?

Me C.C.L : Ce qu’il poursuit, en fait, c’est la vengeance et la correction. Nous sommes dans la logique d’une expédition punitive et non dans celle de procès.

 

N.V : Les acteurs de la Justice ivoirienne que vous avez rencontrés ont-ils conscience de la gravité de la logique dans laquelle ils sont embarqués ?

Me C.C.L : Nous avons tous des problèmes avec l’organisation juridique française que nous avons adoptée. Que ce soit en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou ailleurs en

Afrique francophone. Le ministère public a l’opportunité des poursuites. C’est lui qui dirige les activités des officiers de police judiciaire et il a un lien hiérarchique avec le ministère de la Justice. Le ministre de la Justice est nommé par le Président de la république.

Donc, vous avez l’Exécutif qui contrôle le Judiciaire. Et ce ne sont pas souvent des institutions, mais de simples pouvoirs qui ne résistent pas aux institutions en place. A partir de ce moment, c’est toujours des directives qui sont données du côté du pouvoir exécutif. Des personnes qui sont ciblées. La plupart du temps sur la base de calomnies et de mensonges.

Souvent sur de simples déclarations, des personnes sont arrêtées. Ou bien sur des mesures arbitraires. Parce que je me demande sur quel fondement, un procureur de la République peut faire des réquisitions à des banques pour leur demander de bloquer les avoirs de citoyens qui ne sont pas poursuivis. Qui n’ont commis aucun crime, aucun délit et contre qui il n’existe aucune plainte.

On agit simplement parce qu’on a reçu l’ordre de le faire et qu’on aurait soupçonné qu’ils financeraient telle ou telle chose. En tout cas, moi ce que je vois, ce sont les appartenances politiques qui sont visées. Le procureur de la République prend un réquisitoire introductif qui demande qu’on inculpe untel, le juge d’instruction suit. Parce qu’en Afrique, on pense que c’est ça. Mais je dis que le juge d’instruction peut refuser d’inculper. On oublie cela, en Afrique.

 

N.V. : Des rumeurs persistantes relayées par certaines officines proches du pouvoir ivoirien font état d’un éventuel transfèrement de Mme Simone Gbagbo à la Cpi. Est-ce vrai ?

Me C.C.L. : Aujourd’hui, personne ne peut dire avec exactitude ce qui se passe.

Cependant nous sommes prêts pour toutes les juridictions. Il est vrai que le précédent procureur de la Cpi, Luis Moreno Ocampo, avait formulé des menaces comme quoi les poursuites contre le camp Gbagbo concerneraient trois personnes…

 

N.V. : Votre cliente figurait au nombre des ces trois personnes ?

Me C.C.L. : Il y avait des rumeurs. Mais en tout état de cause, Mme Gbagbo étant en prison, on avait supposé qu’elle serait concernée. Mais je vois mal la justice internationale poursuivre une personne parce qu’elle a été une épouse fidèle qui était aux côtés de son époux au moment des faits. Ensuite, il y a eu des bruits disant que trois personnes dans le camp Ouattara serait poursuivies.

N.V. : On parle notamment de Guillaume Soro…

Me C.C.L. : Mais pourquoi exclut-on Alassane Ouattara ? Pourquoi ?

 

N.V. : Parce ce qu’il est aussi visé par la Cpi, selon vous ?

Me C.C.L. : Vous savez, la justice internationale poursuit les auteurs mais également ceux qui peuvent influer sur les crimes commis contre l’humanité. Les crimes contre l’humanité en

Côte d’Ivoire, ce ne sont pas les auteurs qui sont les seuls coupables mais aussi les soutiens qui sont derrière. Les intelligences et les instigateurs qui poussent à l’acte.

Ceux qui mettent en place des politiques qui aboutissent à ces crimes. En cela, personne n’est exclut. Tous ceux qui ont des responsabilités politiques, financières et militaires peuvent être recherchés. Alassane Ouattara, c’est une direction politique. Pourquoi l’excluton de fait ? Alassane

Ouattara pourrait être recherché pour la responsabilité des faits qu’auraient commis des milices qui se réclameraient de lui. Personne n’est épargné.

Aujourd’hui, tout le monde peut spéculer à souhait. Mais la Cpi doit presser le pas pour rétablir la balance. Il y a une rupture de l’équilibre. Le sentiment répandu en Afrique et ailleurs, c’est que la Cpi ne s’intéresserait qu’au camp du Président Gbagbo. Il faudrait que l’équilibre soit établi. Maintenant que des inculpations à la va-vite ont lieu en Côte d’Ivoire pour peut-être assurer l’impunité au camp Ouattara, ce n’est pas comme cela que la procédure pénale internationale fonctionne. Il y a des dispositions du Statut de Rome qui ont prévu toutes ces manoeuvres.

Donc tout le problème est de savoir si la Cpi ira jusqu’à lancer des mandats d’arrêt contre un chef d’Etat en exercice, Alassane Ouattara ; un président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro et d’autres chefs de guerre. Telle est la question. C’est la crédibilité de la Cpi qui se joue en Côte d’Ivoire. Si elle se limite au jugement du Président Gbagbo, elle perdra beaucoup de sa crédibilité. Alors qu’elle fonde des espoirs sur l’idéal de justice. En tant qu’avocat inscrit à la Cpi, je serais très déçu, s’il n’y a que le Président Gbagbo qui se retrouve là-bas.

 

N.V. : Lors de sa prestation de serment, le 15 juin dernier à La Haye, le nouveau procureur de la Cpi, Fatou Bensouda, a promis d’agir en toute indépendance. Cette profession de foi vous paraît-elle digne de confiance ?

Me C.C.L. : Bensouda est là pour la communauté internationale. Elle est censée travailler dans l’intérêt universel. Et non pour un clan ou un autre. Le procureur

Ocampo a pêché par ses déclarations malheureuses et orientées. Alors qu’on doit être prudent. Lorsqu’on envoie des personnes à la Cpi suite à des autorisations de

poursuites faites par la chambre préliminaire, cela ne signifie pas que ces personnes sont coupables. On va s’assurer de la présence des personnes qui peuvent même ne pas comparaître par mandats d’arrêt. Mais par de simples invitations ou citations à comparaître. Les personnes peuvent venir et comparaître libres. Après la vérification d’identité, on renvoie à l’audience de confirmation des charges et là on peut trouver que les charges ne sont pas suffisantes. Aujourd’hui, rien n’atteste que les charges ne seront pas infirmées par la Cpi concernant le Président Gbagbo. Il faut donc que l’on soit prudent. Il faut encourager Fatou Bensouda à faire son travail en toute conscience et en dehors de toute pression. Parce qu’il est vrai que l’Occident essaie de contrôler la Cpi. Et si nous ne faisons pas attention, l’Afrique sera le bétail. Par ailleurs, il y a un bras de fer entre la Cpi et l’Etat de Côte d’Ivoire qui n’a pas ratifié le Statut de Rome. Mais la Côte d’Ivoire a accepté que s’exerce la compétence de la Cour sur les événements de

2002 à ceux de la crise postélectorale de 2010. Mon interprétation, c’est que Bensouda tient à ce que l’équilibre et la Justice se fassent. Maintenant il y a une résistance parce que ça va faire mal. Pourquoi ne pas utiliser les dispositions du chapitre 7 de la charte des Nations Unies. Qui pourraient être mises en œuvre dans le cadre d’une réconciliation nationale. Parce que sans la réconciliation, je crois que la Côte d’Ivoire va s’enliser. C’est ma conviction personnelle.

 

N.V. : La crise ivoirienne qui perdure a une dimension internationale indéniable. Est ce qu’on peut aller véritablement à la paix en Côte d’Ivoire sans le mea culpa et l’implication impartiale de la communauté internationale ?

Me C.C.L. : Vous avez effectivement raison. La guerre en Côte d’Ivoire n’était pas seulement interne qui opposerait uniquement des citoyens ivoiriens. Il y a eu des agressions de l’Onuci et de la force française Licorne.

C’est en cela que le conflit possède une dimension internationale. Donc les choses sont beaucoup plus complexes qu’on tente de le faire croire.

 

Interview réalisée

par Didier Depry

ddepry@hotmail.com

USA : Un pasteur américain refuse de marier un couple de Noirs

ImageLes futurs époux ont appris la veille de leur mariage que la cérémonie ne pouvait pas avoir lieu dans l’église. Capture d’écran (CNN)

 

 

Le pasteur d’une église baptiste de Crystal Springs, dans le Mississippi (sud des Etats-Unis), a refusé de marier un homme et une femme dans son église parce qu’ils étaient noirs, ont rapporté dimanche 29 juillet les médias américains.

Le pasteur Stan Weatherford, qui est blanc, a expliqué à la chaîne de télévision ABC qu’il n’y avait jamais eu de mariage de Noirs dans la First Baptist Church de Crystal Springs depuis sa création en 1883.

Des fidèles de l’église l’ont menacé d’être remplacé s’il acceptait d’y organiser une cérémonie pour le mariage de Charles et Te’Andrea Wilson, a-t-il assuré, soulignant qu’il avait proposé au couple de les marier dans une autre église proche et dont les fidèles sont majoritairement noirs.

« Comment peut-on expliquer à une fillette de 9 ans ‘On ne peut pas se marier ici, parce que, devine quoi ma chérie? on est noirs' », a réagi Charles Wilson sur une filiale locale d’ABC, évoquant sa fille.

D’après la chaîne de télévision CNN, les futurs époux ont appris que la cérémonie ne pouvait pas avoir lieu dans l’église qu’ils avaient initialement choisie la veille de leur mariage, qui devait avoir lieu le 20 juillet. Il a finalement été célébré dans une autre église le lendemain.

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

 

COTE D’IVOIRE,Augmentation des frais d`inscription dans les Universités : Blé Goudé écrit à Guillaume Soro

juillet 30, 2012 2 commentaires

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Monsieur le président et ancien compagnon de lutte,

 

je voudrais humblement vous demander de bien vouloir excuser le caractère peu protocolaire de cette correspondance. Comme vous le savez, mon statut actuel ne m’offre que cette voie pour vous faire parvenir mon cri de cœur. Loin de moi, l’intention de vous juger publiquement; je n’en ai ni les moyens, ni la capacité. Mais ce que mes yeux ont lu et que mes oreilles ont entendu au sujet de l’augmentation drastique des frais d’inscription dans les universités de notre pays, oblige mon regard à se tourner vers vous. Je le fais aussi pour des raisons historiques.

 

 

 

Monsieur le président , 
De mon lieu d’exil, je viens d’apprendre qu’il a été notifié aux étudiants de Côte d’Ivoire et à leurs parents, la décision d’augmenter les frais d’inscription qui passent désormais de six mille francs CFA à cent mille francs CFA , deux cents mille francs CFA et trois cents mille francs CFA selon les cycles. Comme beaucoup d’Ivoiriens, je suis choqué et sidéré par une telle décision. 
Monsieur le président et cher ancien compagnon de lutte,
 Cette décision d’augmentation des frais d’inscription constitue à n’en point douter, une remise en cause des acquis de notre combat que nous avons mené en faveur des étudiants issus de familles aux revenus modestes( familles pauvres) quand nous étions les dirigeants du principal mouvement étudiant à l’époque . Par le truchement de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ivoire (FESCI), Nous avons fait grève, meetings, sit IN, grève de la faim afin d’obtenir une réduction des frais d’inscription qui étaient de six mille francs. Nous avons même fait la prison pour cette cause en faveur des enfants des pauvres dont nous étions les portes voix.

 

Pour nous, il fallait faire sauter les goulots d’étranglement, car la pauvreté ne saurait constituer un frein à l’éducation. Les élèves et étudiants, nos camarades, nos seuls soutiens à l’époque, ont cru en nous et ils ont souffert le martyr avec nous. Grâce à leur détermination, les frais d’inscription n’ont pu connaître une augmentation malgré les multiples tentatives de l’administration d’alors.

 

 

 

Monsieur le président, 
Ancien dirigeant d’étudiants, vous êtes aujourd’hui le président de l’Assemblée Nationale d’un pouvoir sous lequel les frais d’inscription viennent d’être augmentés à plus de 1600%. Cette décision est prise dans une Cote d’ivoire post crise où la pauvreté gagne du terrain, avec son cortège de cherté de la vie, de licenciements. C’est pourquoi je m’interroge: Quel problème le pouvoir veut il solutionner en procédant à une telle augmentation? Quel diagnostic de l’école avez vous posé au point d’aboutir à une telle solution, qui a y regarder de près, me semble plus meurtrière que le problème lui même ? Est-ce la voie que le pouvoir a choisie en vue de donner les chances égales aux enfants de notre pays pour l’accès à l’éducation ?

 

 

 

Monsieur le président, 
 Même si nos visions et positions actuelles nous opposent, il est indéniable que nous avons en commun, notre passé de militants pour de meilleures conditions d’études et de vie des élèves et étudiants. C’est pourquoi, je vous invite à dire « non » à cette solution de destruction massive de l’intelligentsia. Elle est un frein d’accès à ce temple de connaissances, qu’est l’université pour les enfants de pauvres. Pour une famille pauvre qui enregistre un bachelier, avec un étudiant en maîtrise, la joie risque de se transformer en en des funérailles, puisqu’il va falloir réussir à débourser la bagatelle somme de quatre cents mille francs CFA pour inscrire les enfants à l’université, sans compter les frais de fournitures scolaires, de transport, de restauration , d’hébergement, etc…

 

 

 

Monsieur le président, 
Comme vous pouvez le comprendre aisément, la solution n’est pas appropriée.
 Et le mécontentement se lit sur les visages apeurés des parents d’élèves et étudiants. Quant aux étudiants, eux même ne peuvent publiquement dénoncer cette décision, de peur de représailles de la part des FRCI. C’est pourquoi je me tourne vers vous, monsieur le président et ancien compagnon de lutte. Vous n’avez pas le droit de vous taire. Car le silence à souvent des relents de trahison et de complicité. Pour le respect de la mémoire de KPEA DOMIN, assassiné le 02 mars 1990, Akpélé AKpélé Marcelin, Elélé Sombo Mages, deux étudiants morts respectivement en janvier 1997 et en mai 1998, sous votre mandat, pour cette cause, vous devez dire « non » à cette décision. L’homme politique doit savoir se fidéliser aux mécanismes des idées et de la constance qui doivent être le moteur de son action. C’est pourquoi, au nom de notre combat commun contre la souffrance des élèves et étudiants, et Au delà de tout calcul politicien, je vous invite à dire « NON ». Les anciens étudiants de la génération de Martial Ahipeaud, Eugène Djué, Jean Blé Guirao, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu, feu Kuyo Serges, Koffi Serges, Mian Augustin , vous regardent.

 

 

 

Monsieur le président, prenez rendez vous avec l’histoire, car elle aussi vous regarde. 
Tout en vous traduisant ma gratitude pour le temps que vous avez pris pour me lire, et dans l’espoir que mes propos trouveront auprès de vous un écho favorable, veuillez agréer , monsieur le président, l’expression de mes sentiments respectueux.

Fait le 29juillet 2012

 

De mon lieu d’exil
 Charles Blé Goudé
 Ancien dirigeant étudiant
(1998-2000) 
 Opposant en exil forcé

 

ABOBO, LA GUERRE ENTRE LES FRCI A T-ELLE COMMENCE ?

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(Je mets a votre disposition cet article extrait d’un journal RDR et laisse chacun de vous ce faire une idée de ce qui se passe en réalité)

Traoré Fatogoma, élément de la police militaire, n’est plus de ce monde. Il a été tué hier matin, par les éléments de Koné Abdoulaye, dit Massa. De sources militaires, ce sont en effet les éléments de ce dernier qui ont ouvert le feu sur un détachement de la police militaire. La scène s’est déroulée au petit matin d’hier dans les environs du centre culturel de la commune d’Abobo, plus précisément à l’immeuble des impôts de ce quartier. Un immeuble qu’occupe, depuis la fin de la crise, des personnes en armes qui se réclament des FRCI. De sources concordantes, ces derniers passeraient leur temps à racketter les pauvres populations de la commune. C’est pour mettre fin à ce désordre qu’une équipe de la police militaire s’est déportée sur les lieux. Un élément de cette expédition qui a requis l’anonymat rapporte que c’est autour de 4 h du matin que le commando a quitté le camp d’Adjamé pour Abobo. « L’opération s’est bien déroulée. Nous avons interpellé une trentaine de personnes, y compris leur chef Abdoulaye Kouyaté dit « Rasta ». Nous sommes remontés dans l’immeuble pour une fouille minutieuse du local à la recherche d’armes qui seraient dissimulées dans l’appartement », indique-t-il. C’est en ce moment que des tirs nourris ont été entendus. Les instructions ont été données pour qu’il n’y ait pas de réplique du côté de la police militaire. C’est au cours de ces tirs que le nommé Traoré Fatogoma a été fauché. Avec méthode, le commando de la police militaire a réussi à mettre la main sur plusieurs éléments des agresseurs. Leur chef, Koné Abdoulaye dit « Massa » a également été arrêté et conduit à la base de la police militaire où il est interné en ce moment. Ces échanges de tirs ont créé une panique générale à Abobo. Autour de 11h, une délégation de l’état-major des FRCI s’est rendue à la base de la police militaire pour y tenir une réunion d’urgence. Rien n’a filtré de cette rencontre. D’autres rencontres au plus haut niveau sont prévues dans les jours à venir pour en finir définitivement avec ces crises à répétition à Abobo.

Arrêter le désordre

A Abobo, le désordre n’a que trop duré. Depuis la fin de la crise, des groupuscules en armes règnent en maître dans certains quartiers d’Abobo, mais aussi sur les différentes artères de la commune. Armes au point, ils n’hésitent pas à racketter les pauvres populations, surtout les transporteurs de la commune. Ils continuent d’occuper des édifices publics au privé, malgré l’appel du chef de l’Etat qui les invite à libérer ces sites et à entrer dans les casernes. A Abobo, on continue de faire la sourde oreille, on vit comme s’il y avait un Etat dans un Etat. Ce qui n’est pas acceptable 14 mois après la fin de la crise postélectorale. Il urge donc que les autorités militaires prennent les taureaux par les cornes pour définitivement résoudre ce problème. Il y va de la sécurité nationale. 

Source: TL

Pour le journal pro RDR Le Patriote